Moncel-sur-Seille est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle, en région Grand Est.

Géographie Localisation Moncel-sur-Seille se trouve à au nord-est de Nancy en direction de Château-Salins, par la route nationale 74.

Communes limitrophes Moncel-sur-Seille est limitrophe de six communes, dont quatre sont situées dans le département de Meurthe-et-Moselle et deux dans le département de la Moselle. Ces localités sont réparties géographiquement de la manière suivante :

Transport La gare de Moncel-sur-Seille a été transformée en salle polyvalente. La gare était située sur la ligne Nancy - Sarreguemines et mise en service en 1873, pour la section vers Nancyhttp://www.culture.gouv.fr/public/mistral/mersri_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_1=REF&VALUE_1=IA57001381. La ligne et la gare furent fermées en 1979 avec l'arrêt de l'exploitation de la section de Nancy à Château-Salins.

Une ligne de bus du réseau TED (R350) reliant Nancy à Château-Salins passe par Moncel-sur-Seille.

Hydrographie La commune est dans le bassin versant du Rhin au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par la Loutre Noire, la Seille et le Rupt de Geneve..

La Loutre Noire, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Réchicourt-la-Petite et se jette dans la Seille à Moncel, après avoir traversé .

La Seille, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Maizières-lès-Vic et se jette dans divers bras mort de la Moselle à Metz, après avoir traversé .

vignette|centre|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de Moncel-sur-SeilleLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.. .

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental. et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver.. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Tomblaine à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Moncel-sur-Seille est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nancy, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (73,6 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (74,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (38,9 %), terres arables (24,2 %), forêts (16,4 %), zones agricoles hétérogènes (10,6 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (6,4 %), zones urbanisées (3,6 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie Le nom de la localité est attesté sous les formes Monces (1206) ; Monceis (1260) ; Moncels-sur-Seille (1359) ; Moncel-sur-Seille (1711).. Le vocable Moncel est attesté en 1793, Moncel-sur-Seille en 1801. Un moncel désigne en ancien français « un monceau, petit mont, colline ».

La Seille, qui passe en limite au nord de la commune, est une rivière du Grand Est, dans les deux départements de Meurthe-et-Moselle et de la Moselle, qui se jette dans la Moselle. C'est donc un sous-affluent du Rhin. On précise parfois « Seille lorraine » ou « Grande Seille » pour la distinguer de la Seille (affluent de la Saône).

Histoire L'origine de Moncel (alors Monces) remonterait aux environs de 1206, date à laquelle le duc Ferry II de Lorraine déclare par une charte que Hugues, chevalier de Bezange, a donné en aumône à l'Abbaye Saint-Èvre de Toul, ce qu'il possédait à Moncel en terres, prés, forêts et hommes. En l'année 1260 Jean Simon, alors prêtre de Sornéville, donne à l'abbaye de Bosserville les biens qu'il possédait sur le territoire de Monces.

En 1679 les Chartreux de Bosserville achètent de Marie-Antoinette de Gaintois, veuve de Gaspard Seigneur de Drouville, les trois quarts de la seigneurie de Moncel en toute propriété, et l'autre quart en provenance de l'évêché de Metz. Cela rend les Chartreux propriétaires de l'ensemble des droits seigneuriaux, des terres et hommes de Moncel.

Après la signature du traité de Vienne qui, en 1738, donne la Lorraine à Stanislas Leszczynski jusqu'à sa mort, le village intègre, au décès du duc bienfaiteur en 1766, le royaume de France sous la juridiction du territoire du grand-gouvernement de Lorraine-et-Barrois. Il est intégré en 1790 au nouveau département de la Meurthe. À cette époque, la commune est rattachée au canton de Bioncourt, district de Château-Salins, diocèse de Metz.

À la fin du Premier Empire en 1815, la Lorraine est envahie par les Prussiens, Autrichiens et Russes. Moncel n'est pas épargnée et des Cosaques y sont d'une grande cruauté.

À partir des années 1820, le territoire communal accueille des carrières de gypse, exploitées pour la fabrication de plâtre et également une carrière de gypse transparent qui fournit des ornements à plusieurs églises de Nancy..

En 1871, avec la signature du traité de Francfort et la fin de la guerre franco-allemande de 1870, Moncel, ancienne commune du canton de Château-Salins, reste française, intégrée au nouveau département de Meurthe-et-Moselle et rattachée au canton de Nancy-Est. De 1871 à 1918 Moncel devient de ce fait un village-frontière avec l'Allemagne, le dernier village français sur la route nationale , et prend un nouvel essor.

Le village, jusque là essentiellement agricole, connaît une transformation importante avec l'installation d'une gendarmerie, d'une agence des Douanes, d'un « Commissariat spécial » chargé de recueillir au profit de l’État français des informations sur l'Empire allemand voisin, ainsi que d'une succursale de la Caisse d'épargne de Nancy.

Malheureusement, du fait de sa situation, le village subit de plein fouet la Première Guerre mondiale et en particulier, en 1914, les conséquences de la bataille du Grand Couronné, à l'issue de laquelle le front se stabilise sur la rive droite de la Loutre noire. En 1917, après de nouveaux combats et bombardements, le village, alors quasi vidé de ses habitants, est totalement détruit à l'exception d'une seule maison encore présente de nos jours rue de L'Ancienne gare.

Le , Moncel est, de la part des Français, le théâtre d'un , au cours duquel des éléments du RI appuyés par une compagnie du RI franchissent la rivière, pénètrent dans les lignes allemandes jusqu'à une profondeur de en occupant momentanément la ferme de Rosebois et le plateau des Ervantes, font plus de 300 prisonniers et reviennent à leur point de départ avec seulement 38 tués et 67 blessés graves.. Ce .., que Michel Goya décrit comme probablement , apporte au commandement français, grâce aux renseignements recueillis, la certitude que l'ennemi ne prépare rien en Lorraine, ce qui va permettre de reporter des forces sur Reims ou la Picardie, avec d'importantes conséquences pour la fin de la guerre.

Le village est reconstruit pendant l'entre-deux-guerres à partir de 1923. L'architecte M. Marchal est responsable des plans des nouvelles constructions réalisées en grande partie par les établissements Erb Louis de Toul.

Lors de la reconstruction de l'église en 1923 également, les trois cloches de l'ancien clocher détruit purent être réinstallées dans le nouvel édifice afin de rythmer et encore de nos jours la vie du village. Ces trois cloches datant de 1855, coulées à Robécourt dans les Vosges, portent les noms de Barbe Augustine, Marie Élisabeth et Marie Élise. Elles portent le message « Nous sommes trois sœurs nées le même jour. Nous devons notre existence à la commune, à la fabrique et à la générosité des habitants de Moncel ». Ces trois « sœurs » furent des miraculées de la destruction de 1917 car retrouvées intactes dans les décombres de l'ancienne église totalement détruite.

Le , la première Jeep Willis de l'US Army pénètre à Moncel par la route de Sornéville signifiant la libération du village.

En 1998 Moncel-sur-Seille est passée du canton de Saint-Max à celui de Seichamps.

En 2013 le village a obtenu sa première fleur au concours des villes et villages fleuris.

Politique et administration

Population et société Démographie En 2010., Moncel-sur-Seille compte ., soit une remarquable stabilité par rapport au recensement de 1999, où l'on décomptait sur la commune.. Le village appartient à l'aire urbaine de Nancy.

Économie

Culture locale et patrimoine Lieux et monuments vignette|Chapelle Saint-Nicolas et Saint-Pierre. Lieu-dit de Rosebois. Église Saint-Pierre, reconstruite après 1918. Chapelle Saint-Nicolas-et-Saint-Pierre, rebâtie après 1918.

Personnalités liées à la commune Henri Harpignies (1819-1916), peintre français de l'école de Barbizon, découvre Moncel grâce à sa femme, Marguerite Ventillard, qui en est originaire, et y séjourne en 1866 et 1867. Il y réalise son Étude d'après nature (1866) et une Vue prise à Moncel-sur-Seille (1868), conservée au palais des Beaux-Arts de Lille.. Robert Kiffer (1913-1974), agent secret français, né à Moncel-sur-Seille, devenu espion. Victor de Saint-Just (1862-1933), général commandant la division d'infanterie, conçoit et exécute à Moncel le le coup de main des Ervantes, par lequel les soldats placés sous ses ordres pénètrent de dans les lignes allemandes et en ramènent plus de . Joseph Vantillard (1836-1909), maître-verrier né à Moncel-sur-Seille, vitrailliste.

Héraldique

Voir aussi Bibliographie

Articles connexes Liste des communes de Meurthe-et-Moselle

Liens externes

Moncel-sur-Seille sur le site de l'Institut géographique national