La famille d'Aubonne est une famille noble vaudoise. Mentionnée dès le , la branche aînée s'éteint au , tandis que les branches des co-seigneurs d'Aubonne et des citoyens de Lausanne s'éteignent au siècle suivant et celle installée en Franche-Comté semble disparaître en 1600.
Le Répertoire des familles vaudoises qualifiées, de l'an 1000 à l'an 1800 (1883) rappelait que .. Elle ne doit pas ainsi être confondue avec la famille d'Aubonne mentionnée à Morges, puis à Nyon.
Histoire Occupant un rang distingué parmi les dynastes vaudois, les sires d'Aubonne régnaient sur un territoire s'étendant sur les diocèses de Genève et de Lausanne de part et d'autre de l'Aubonne.
Les premiers membres connus de cette famille seraient Turumbert et Dodon. Ils apparaissent comme des primats du royaume de Bourgogne, qui siégeaient au plaid d'Eysins, en 1001 ou 1002, sous le roi Rodolphe III, au cours duquel étaient confirmées des donations à l'abbatiale de Romainmôtier. Toutefois, l'appartenance à cette famille de ces deux personnages n'est pas attestée. Charrière (1870) ajoute également Gérold comme probable fils de Turumbert, selon cette mention Geroldus filius Turumberti de Albonna), vers 1040Mallet (1862), Tome XIV, 6, p. 4., et Nantelme (mentionné vers 1130). Mais il existe des lacunes généalogiques pour ces personnages.
Un siècle plus tard, Humbert , seigneur d'Aubonne, est mentionné pour la période de 1154 à 1177. Charrière (1870) considère qu'il pourrait être le fils Nantelme. Humbert est bienfaiteur de l'abbaye de Théla (alias Montheron).
En 1234, trois frères et seigneurs d'Aubonne, Guerric, Jacques II et Pierre II, dit Putoz, accordent des franchises à la ville d'Aubonne.
En , Jacques II remet au comte Pierre II de Savoie sa part dans la seigneurie d'Aubonne avant de la reprendre en fief.
En 1255, Guerric d'Aubonne cède sa part de la seigneurie à Pierre II de Savoie, qui la transmet à Humbert de Thoire-Villars. Avec l'arrivée de ces nouveaux seigneurs est édifié un « bourg neuf » entre 1319 et 1343.
En , Jean II reçoit l'hommage lige de Vaucher de Grancy, dit "Fraschar", de tout ce que ce dernier possédait depuis la Morges jusqu'au Jorat et depuis le lac Lausanne jusqu'à la Joux.
Marguerite d'Aubonne (), issue de la branche de co-seigneurs d'Aubonne, épouse Henri, seigneur de Montricher... Sans postérité, Marguerite teste en 1438 en faveur de son oncle Henri de Menthon, bailli de Vaud.
La branche aînée lausannoise semble s'éteindre dans le courant du .
Filiation La filiation repose sur l'article de Louis de Charrière (1870). Si pour les premiers membres, la filiation est non prouvée, à partir d'Humbert , seigneur d'Aubonne, la filiation semble connue.
Humbert (), seigneur d'Aubonne, ∞ (?) Pétronille, fille de Walcher de Divonne Nantelme II (), seigneur d'Aubonne, ∞ (1°) Gerriette (/1200), (2°) Alix (1) Guerry ( ou ), co-seigneur d'Aubonne, ∞ Clémence Étienne (/62), Jean (), ∞ N.N., Simon, Guillaume, Jacquet, Henri, Marguerite, Jacquette et Clémence, Aimon (), moine à Saint-Oyand de Joux. (1) Jacques II (/36), chevalier, co-seigneur d'Aubonne, ∞ Béatrice (), Jacques III (1212/22 /77), co-seigneur d'Aubonne, ∞ (1°) N.N., (2°) Marguerite d'Oron (1) un fils (, (2) Aymon (1248/56 /77, probablement avant son père), co-seigneur d'Aubonne Guillaume (), (2) Jean II (1259/67 ), chevalier, co-seigneur d'Aubonne, ∞ Binfa, Jean III (1295/1303 ), chevalier (dès 1340), co-seigneur d'Aubonne avec Guillaume Alamandi, lieutenant des châteaux de Granges et de Sierre pour le comte Amédée VI de Savoie, châtelain du château de Tourbillon et vice-bailli du Valais, ∞ (1°) Marguerite, fille de Girard III d'Oron, (2°) Johanette, fille de Jean d'Anniviers, (1) Humbert II, co-seigneur d'Aubonne, mort sans postérité, (1) Catherine, ∞ Jean d'Oron, (1) Guillermette, ∞ Jean de Disy, (1) Johanette, ∞ Jean de Rych, (1) Antonie. (2) Antoine (), co-seigneur d'Aubonne, à la mort de son frère Humbert II, ∞ (1) Mirande de Menthon, (2°, 1399) Agnès de Vuippens, (2) Louis, mort jeune, (2) Marguerite (), co-dame d'Aubonne, ∞ (1418) Henri, seigneur de Montricher. Sans postérité. (2) Jacques. Hélène (), ∞ Jean de Lucinge de Duzillier, Marguerite (), ∞ Henri Tavelli, citoyen de Genève, Éléonore, Alexie, Henriette, Françoise, (2) Arthaud (), chevalier et bailli de Vaud, Jean (), Jordane (), Alix (), Léonette (), Clémence (), (1) Étienne (), (2) Pierre III (), dit Putoux (né après le décès de son père, d'où probablement le surnom), ∞ (1°) Froyn, (2) Binfa, (2) Guerry (), (1 ou 2) Alexie ()/12), ∞ (1283) Pierre II d'Aubonne, puis Pierre de Prangin, (1 ou 2) Étiennette (), ∞ Jean de saint-Oyen, (2) François (), Aimon, Jacques ou Jacob (), ∞ N.N.. Pierre , Pierre II, s'installé à Lausanne.
Armes et sceaux
Les armes de la famille d'Aubonne se blasonnent ainsi : D'azur, au croissant d'argent, accompagné de trois étoiles de même.
Les auteurs du Dictionnaire historique et biographique de la Suisse (1921) donnaient, sans émaux et meubles, « un croissant accompagné de trois étoiles, 2 et 1 ». Galbreath (1934) mentionnait une variation des armes montrant « un croissant et deux ou trois étoiles à six rais », avec un champ d'azur et des meubles en argent. Face à la variété des sceaux, il concluait, en 1920 que le
La plus ancienne représentation est un contre-sceau de l'archidiacre Jacques d'Aubonne, datant de 1225, qui appartient à la branche franc-comtoise. L'écu montre un croissant accompagnée de trois étoiles, une en chef et deux en pointe.
Les sceaux de Guerric, seigneur d'Aubonne, portaient des écu d'un croissant accompagné de deux étoiles, en 1234 et 1246. Jacques II, son frère, porte un écu sur son sceau équestre montrant un croissant contourné accompagné de trois étoiles, deux en chef et une en pointe (1235).
Jacques, co-seigneurs d'Aubonne, portaient sur son sceau un écu d'un croissant versé accompagné de trois étoiles, en 1235, puis en 1264 un écu à quatre pals sous un chef. Son fils portait pour sa part un palé de six pièces, au chef chargé d'un lion issant. Galbreath (1934) proposait palé d'argent et de gueules au chef d'or chargé d'un lion de sable..
Les armes de la branche bourgeoise de Lausanne sont inconnues selon Galbreath (1934). Les auteurs du Dictionnaire historique et biographique de la Suisse (1921) mentionnaient quant à eux D'azur à trois à trois pals alézés d'argent, celui du milieu en bande.
vignette|gauche|Armes des Aubonne de Franche-Comté. La famille franc-comtoise porte D'azur au chevron d'argent accompagné de deux étoiles en chef et d'un croissant en pointe... Selon Galbreath (1920) le chevron serait une brisure.
Notes et références Notes
Références
Voir aussi Bibliographie . . .
Articles connexes Armorial vaudois Armorial des familles de Franche-Comté
Liens externes
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