Contrisson est une commune française située dans le département de la Meuse, en région Grand Est
Géographie
Contrisson se situe dans l'Est de la France et à l'Ouest du département de la Meuse, en limite du département voisin de la Marne. Située à de la ville préfecture, Bar-le-Duc, la commune fait partie du canton de Revigny-sur-Ornain.
Le village de environ s'étend sur entre les rivières de la Saulx et de l'Ornain.
Hydrographie La commune est dans la région hydrographique « la Seine de sa source au confluent de l'Oise (exclu) » au sein du bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par la Saulx, le canal de la Marne au Rhin, l'Ornain, le ruisseau des Fontaines, le ruisseau de Sereinval, le ruisseau de Beuse, le Grand Fossé, le Fossé 01 du Sauveux, le cours d'eau 01 de Petit Giraupré et la Saulx..
La Saulx, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Germay et se jette dans la Marne à Vitry-le-François, après avoir traversé . Les caractéristiques hydrologiques de la Saulx sont données par la station hydrologique située sur la commune de Mognéville. Le débit moyen mensuel est de Les moyennes interannuelles (écoulements mensuels) ont été calculées le 21/05/2024 à 02:00 TU à partir des 422 QmM (débits moyens mensuels) les plus valides du 01/01/1989 au 01/04/2024.. Le débit moyen journalier maximum est de , atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de , atteint le même jour..
Le canal de la Marne au Rhin, long de et à l'origine, relie la Marne (à Vitry-le-François) au Rhin (à Strasbourg). Par le canal latéral de la Marne, il est connecté au réseau navigable de la Seine vers l'Île-de-France et la Normandie.
L'Ornain, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Grand et se jette dans la Saulx à Étrepy, après avoir traversé .
vignette|centre|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de ContrissonLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.. Trois plans d'eau complètent le réseau hydrographique : la ballastière (), le plan d'eau 1 de la commune de Contrisson () et le plan d'eau 2 de la commune de Contrisson ()..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver.. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Vassincourt à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Contrisson est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bar-le-Duc, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (74,9 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (75,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (56,9 %), prairies (17,1 %), forêts (16 %), zones urbanisées (5,8 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (3,3 %), zones agricoles hétérogènes (0,9 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes Contreson (1126) ; Contressuns (1180) ; Contressons (1219) ; Contrixons (XIIIe siècle) ; Apud Gondrissons (1238) ; Contressonnum (1402) ; Contrissonum (1711).. Depuis 1607, époque à laquelle remontent les actes de l'état civil, jusqu'à ce jour, le nom de ce village a toujours été orthographié Contrisson. Tout porte à croire que Contrissonum, de 1711, est bien la désignation latine de Contrisson.
L'étymologie de Contrisson, bien que n'étant pas certaine, permet, d'après les traditions, de supposer que ce nom lui vient de son emplacement à proximité de la rivière de Saulx, d'où l'appellation de « Contre-Saulx », et par corruption, Contreson, puis Contrisson.
Histoire
Après 1440, Antoine de Bournonville devient seigneur de Contrisson, héritage de sa femme Jeanne de Thourotte.
Le train Contrisson était desservi par la ligne de chemin de fer d’intérêt local à voie étroite (1 m). La mise en service s'effectue par tronçons au fur et à mesure de l'avancement des travaux : 1878 : Revigny-Coulonges (11 km) ; 1879 : Couvonge - Lisle-en-Rigault (9 km) ; Revigny-Laheycourt (15 km) ; 1880 : Laheycourt – Triaucourt (20 km) ; 1881 : Lisle-en-Rigault – Haironville (7 km). En 1914, il y avait trois trains dans chaque sens par jour. La durée du trajet était d'environ 2,5-3 h entre Revigny et Triaucourt et 2 h entre Revigny et Haironville. La ligne était mixte voyageurs marchandises. Voir Revigny-sur -Ornain et Chemins de fer départementaux de la Meuse pour plus de détails.
Politique et administration
Population et société Démographie
Économie
vignette|L'usine Arcelor-Mittal Construction à Contrisson.
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments Monuments historiques La commune abrite trois monuments historiques : l'église Saint-Quentin avec sa fontaine et ses cloches (la plus grosse s'appelle Charlotte, la plus petite a reçu le nom de Zélie et la dernière le nom de Marie) ; elle a été classée par arrêté du , après avoir été inscrite le .. C'est une église à avec de belles voûtes, construite à la fin du et au . La commune est propriétaire de l'église. Depuis , un nouveau coq protège le village et ses habitants ; celui-ci a été réalisé par les ouvriers de l'entreprise Le Bras Frères et fut béni par l'abbé Poincet ; la ferme à pans de bois du située 98-106 Petite-Rue ; elle a été inscrite par arrêté du . ; la maison à pans de bois et décor peint des , située 9 rue Simon ; elle a été classée par arrêté du ..
Le château seigneurial Le château de Contrisson ne présente rien de bien particulier. L'évêque Charles-Bernard Colin l'avait augmenté d'une magnifique façade, laquelle fut démolie vers 1795. La porte d'entrée, en plein cintre, surmontée d'une rangée balustrade à fuseaux en pierre de taille, existe encore aujourd'hui. Ce château habité une partie de l'année par l'évêque des Thermopyles, fut vendu par son frère Jean-Antoine Colin à M. Moinot-Montigneul. De son habitation, le seigneur se rendait à l'église en traversant le Paquis, un jardin appartenant à M. Sanfaute, le ruisseau du Chevol tout cela sous terre par une allée malheureusement pas conservée.
Autres monuments et lieux vignette|Monument aux morts. Le monument aux morts La décision d'ériger un monument aux morts est prise le par le conseil municipal présidé par Haimon Ronfaut. Il est construit en 1925 pour une somme de et inauguré en 1926. Les anciens combattants sont présents pour l'événement, avec notamment Georges Guyonnet comme porte-drapeau. Les enfants des écoles des garçons et des filles chantent pour l'occasion La Marseillaise. Sur le devant du monument figure « Gloria Victoribus » et la croix de guerre 1914-1918. Fin 1993, le monument est démoli mais la statue « Le Poilu » est conservée par la commune. Le nouveau monument en granit rose sur socle monolithe est réalisé par l'entreprise Gasperini de Revigny-sur-Ornain. Cet édifice est entouré de petites bornes reliés par des chaînes. sont gravés sur le monument, 28 sont des victimes de la Première Guerre mondiale. En 1995, lors des commémorations du 8 mai 1945, le maire y dépose une palme décorative.
Le monument du cimetière Au centre du cimetière, sur une croix centrale, une plaque commémorative de l'Union Nationale des Combattants, avec médaille militaire et croix de guerre, portant l'inscription : .
Croix de chemin sculptée : avec peine, on devine plus qu'on ne lit que la croix est due à Jacques Charles Marinier & à son épouse. Le patronyme est vraisemblable: le recensement de la population de 1841 mentionnant en effet, en qualité de propriétaire, le couple Charles Marinier et Marie Lucie Jeannin. Celle-ci se situe au rond-point des rues du lavoir et de la ballastière. Le lavoir : autrefois 5 lavoirs existaient dans la commune de Contrisson (ainsi que plusieurs routoirs, pour le chanvre).Trois appartenaient à des particuliers, deux étaient publics. Le lavoir encore actuellement sur pied fût construit en 1909. Le bâtiment est en bois, autrefois entièrement fermé. Les lavandières étaient agenouillées dans un " carosse " en bois. Elles s'aidaient mutuellement afin de tordre les draps qui étaient préalablement déposés sur ces bancs pour leur permettre de s'égoutter. Refait en 2009, le bâtiment du lavoir est désormais ouvert. Le Chevol : le ruisseau de Chevol est formé par la réunion des eaux du fossé Conrard, dont la source est au bois de la Haie-Herlin, et celle d'un petit filet d'eau qui sort de la fontaine de la Petite Rue. Avant la construction du canal de la Marne au Rhin, le ruisseau de chevol n'avait qu'un lit, aujourd'hui ce cours d'eau se partage en 2 branches; l'une se confond avec le contre-fossé du lit canal et se rend dans la Saulx"Au derrière de la Daval"; l'autre traverse le canal et va, en serpentant sur les finages de Remenecourt et de Sermaize, déverser ses eaux dans l'Ornain près d'Alliancelles. Depuis 1855, la partie de son cours qui traverse le village est murée, ce qui permet aux eaux d'avoir un courant plus rapide et d'éviter les crues d'hiver. La Ballastière, étang de pêche public : Les écoles : La Poste : autrefois, la poste & la caisse d'épargne étaient dans la Grande Rue, là où s'installera plus tard la succursale des coopérateurs de Lorraine. Puis en 1966, un vaste bâtiment sera édifié dans le jardin du presbytère. La supérette (Proxi) qui a fermé en . Le Mille Club :