Claude-Arnould Poute, né Arnoul Claude Poutte le au château de Nieuil et mort le à Poitiers, est un officier de marine français.
Chef d'escadre des armées navales du Roi et commandeur de Saint-Louis, il est grand sénéchal de la sénéchaussée de Saintes.
Biographie Origines et famille vignette|Château de Nieuil (Nieul-le-Virouil).|left Le patronyme Poute est celui d'une famille noble de la Basse-Marche , établie en Limousin, en Poitou et en Saintonge dont l'existence est avérée depuis le ..
La famille a hérité de la châtellenie de Nieuil, à Nieul-le-Virouil, depuis le mariage en 1671, de Marie Arnoul, dame de Nieuil et de Consac avec François Gabriel Poute, chevalier, seigneur de Dompierre.. Ils auront au moins douze enfants, dont Jean-Baptiste Poute, chevalier, marquis de Nieuil, conseiller du roi.
Claude-Arnould est le fils ainé de Jean-Baptiste Poute et de sa seconde épouse, Anne-Louise de La Rochefoucauld, fille de François de La Rochefoucauld, marquis de Surgères, capitaine de vaisseau.
Né le au château de Nieuil, il est ondoyé le , puis baptisé, le en l'église de Nieul-le-Virouil.
Carrière Il fut officier de marine et grand sénéchal de Saintonge. vignette|gauche|Bataille de la Martinique en 1780, par le peintre anglais Thomas Luny (1759-1837) left|vignette|Vaisseau de 74 canons vu par Nicolas Ozanne vers 1764. Garde de la marine à l'âge de , il fait carrière dans Marine royale et passe l'essentiel de sa vie sur les vaisseaux du roi, ainsi qu'à Rochefort et Toulon. Il prend part aux combats de la guerre d'indépendance des États-Unis d'Amérique. Au cours de la bataille de la Martinique, le , où la marine française inflige une défaite à la marine anglaise, il est à l'avant-garde dans l'escadre blanche et bleue, aux commandes du Citoyen., un vaisseau de 74 canons. Il est reçu chevalier de l'Ordre de Saint-Lazare en 1783..
En 1782, il est nommé inspecteur général des troupes de la marine, et en 1784, inspecteur du corps royal des canonniers-matelots. Il reçoit, le , le grade de chef d'escadre des armées navales. Il est l'auteur d'une Tactique, signaux de jour, de nuit, de brume à l'ancre et à la voile. Reçu commandeur de l'Ordre de Saint-Lazare, il est nommé commandeur de Saint-Louis, par brevet du , et reçoit une pension de sur le budget de l'ordreÉtat Nominatif Des Pensions, Traitemens Conservés, Dons, Gratifications : Qui se payent sur d'autres Caisses que celle du Trésor Royal, volume 1, 1790, , .. Il était aussi syndic de l'ordre de l'assemblée provinciale de Poitou.
À la Révolution, il est promu au grade de contre-amiral, le , mais n'ayant pas paru, à la revue du suivant, il est rayé des listes et inscrit sur la liste des émigrés. Passé à l'armée des Princes, il commande, la seconde division du corps de la marine, baptisé le « Régiment d'Hector ».
Titres, domaines et possessions Claude, marquis de Nieuil (Nieul-le-Virouil) et seigneur de Saint-Hilaire-du-Bois, est aussi par héritage ou acquisition, comte de Confolens, baron de la Villatte (à Ansac-sur-Vienne), seigneur de Saint-Sornin-Leulac, Dompierre et Villefavard.
Vis-à-vis des personnes vivant sur ses terres, où il séjournait peu du fait de ses activités d'officier de marine, l'abbé Belliard le décrit, en 1903, comme un « homme d'esprit » citant une anecdote : vignette|130x130px|Armes de l'ordre militaire et hospitalier de Saint-Lazare de Jérusalem.
Claude-Arnould Poute tirait aussi profit des terres de Chalandray, fief de son épouse, comme en témoigne cette lettre datée de 1785. : vignette|152x152px|Plaque marine du régiment d'Hector.
D'autres terres, à Confolens, lui ont été vendues le par Charles Louis Auguste de la Vieuville.. Mais la Révolution éclate. Le 9 brumaire an II, (), la Villatte est vendue comme bien national, au prix de , à Jean-Baptiste Peyraud. Le château de Nieul-le-Virouil est quant à lui vendu le 6 pluviose de l'an II () à François Merlet, de Jonzac.
Le , il demande cependant à être réintégré dans ce qui reste de ses biens de la Charente-Inférieure. Il s'installe à Poitiers, en son hôtel de la place Royale, où il passera les dernières années de sa vie. Il y meurt le , à l'âge de 75 ans. Il est enterré au cimetière de Chilvert, .
Mariage et descendance Il épouse, en 1762, Augustine-Jeanne des Francs, fille d'Augustin des Francs, seigneur de la Bretonnière. De cette union naissent quatre enfants : Alexis-Henriette-Benjamin (fille), baptisée le en la chapelle Saint-Hilaire-de-Cramard à Chalandray, qui épouse en 1791, Jacques Henry René Marie Viault de Breuillac. Augustin-Marie, marquis de Nieuil, né le au château de la Bretonnière à Chalandray. Il fut garde du corps du roi, dans la compagnie de Beauvau, puis sous-lieutenant au régiment du Dauphin dragons. Il épouse, en 1786 Anne Françoise de La Luzerne, dont il aura trois enfants. Amable-Henri-François, baptisé le en la chapelle Saint-Hilaire-de-Cramard à Chalandray, qui est sous-lieutenant au régiment du Roi-infanterie, et qui sert à l'armée de Condé. À son retour en France en 1815, pendant la période des Cents Jours, il s'engage dans les combats de la chouannerie en Vendée aux côtés du marquis de la Rochejaquelein. Il meurt au combat le , trois jours avant Louis de la Rochejaquelein. Les tombes des deux hommes se trouvent côté à côte au cimetière du Perrier. Alexandrine-Thérèse, qui épouse le , Henri-Jacques-Louis d'Espaigne, comte de Vennevelles, major du régiment de la Reine cavalerie.
Publications .
Notes et références Notes
Références
Liens Articles connexes Histoire de la Marine française Nieul-le-Virouil Alexis Benjamin François Poute de Nieul
Liens externes
Généalogie de la famille Poute .
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