À Lyon, la passerelle du Collège - Famille Péju est un pont suspendu au-dessus du Rhône.

Cette passerelle débouche sur la rive droite du fleuve, sur le passage Ménestrier, inclus dans ce qui fut le collège de la Trinité, fondé en 1519, appelé par la suite le Grand Collège sous l'Ancien Régime (le Petit Collège étant sur la place du même nom dans le Vieux Lyon), et depuis devenu le lycée Ampère.

Odonymie L' appellation de l'unique passerelle sur le Rhône à Lyon vient du lycée Ampère, ancien collège de Jésuites, sur lequel elle débouche en rive droite.

La passerelle porta le nom de passerelle du Collège de sa construction, en 1844., au , quand elle fut officiellement renommée passerelle du Collège - famille Péju par la municipalité.

Ce changement de nom, décidé par le conseil municipal en , rend hommage à la famille du même nom, engagée dans la Résistance durant la Seconde Guerre mondiale. Élie Péju était résistant lyonnais, cofondateur du mouvement Franc-Tireur et Compagnon de la Libération. Marthe Capelle, son épouse, était militante communiste puis elle aussi résistante, et leurs fils aînés Raymond et Marcel aussi.

Histoire

siècle

Projet Cette passerelle fut construite au , sous la pression des habitants de la rive gauche (du quartier des Brotteaux, alors en plein essor) qui ne disposaient pas de lycée public : celui de jeunes filles n'apparut qu'à la fin du , et celui du Parc après la Première Guerre mondiale. La passerelle permettait aux élèves de ne pas faire le détour par les ponts Morand et Lafayette et de traverser le fleuve en sécurité.

La compagnie des ponts sur le Rhône, qui avait refusé un premier projet de passerelle en 1840, finit par accepter l'ouvrage. L'édification d'une passerelle suspendue à fils de fer, de trois travées aux maximum, est approuvée en .

Accident en 1844 Les travaux sont menés de 1842 à 1844 par l'ingénieur des Ponts et Chaussées Garella et l’entrepreneur Santil, qui décéda lors de l'accident survenu le , alors que la construction était presque terminée. Cet accident, causé par la rupture d’un boulon d´amarrage, entraîna l'effondrement de la passerelle et la mort de huit ouvriers tombés dans le Rhône.

Reconstruite suivant les plans initiaux, elle est ouverte au public le .

siècle

Endommagement en 1944 Un siècle plus tard, le , l'ouvrage est dynamité par les Allemands ; sérieusement endommagé, il nécessite d'être réédifié.

La reconstruction, presque à l'identique, achevée en , rétablit l’aspect général de la passerelle (on peut toutefois déplorer la disparition du décor original). Une des piles est reconstruite quasiment à l'identique en pierres appareillées (celle du milieu porte une inscription commémorative).

La passerelle est enfin rouverte au public le .

Restaurations Au milieu des années 1980, la société Arnodin effectue une remise en état. Le platelage en bois est alors remplacé par un revêtement gravillonné.

En 1987, le Grand Lyon, alors gestionnaire de l’ouvrage, fait remplacer la structure porteuse en bois par une structure en aluminium, moins sujette aux incendies.

Une rénovation est encore opérée en 1996.

Depuis lors, ce passage pour piétons du quai Jean-Moulin au quai Général-Sarrail est très fréquenté. La passerelle en « fils de fer » repose toujours sur trois piles.

Restauration (2025) En 2025, une restauration des pierres composant les deux arches de la passerelle est effectuée, étant décapées et nettoyées.

Changement de nom (2026) Le changement de nom est effectif le , la passerelle du Collège devenant alors la passerelle du Collège - famille Péju.

Références

Collège Collège Collège