Ꭓ (minuscule : ꭓ), chi ou khi, aussi appelé chi latin, est une lettre additionnelle de l’alphabet latin utilisée dans l’écriture de langues d’Amérique du Nord comme le comox ou le halkomelem, ou de langues d’Italie comme le et le salentin, et qui a été utilisée dans l’alphabet de Lepsius. Elle tient sa forme de la lettre minuscule chi grecque .
Utilisation Sébastien Rasles utilise la lettre chi, ainsi que la lettre thêta dans son alphabet latin abenaki aux ou .
Le chi a été utilisé dans l’écriture du wendat par Pierre-Philippe Potier au .
thumb|centré|Ꭓ en romain et italique dans Zeitschrift für Ägyptische Sprache und Alterthiunskunde, 1-2, 1875, page 32. Le chi latin a été utilisé dans l’alphabet de Lepsius, publié en 1855 et révisé en 1863, notamment dans la transcription égyptologique de hiéroglyphe avant d’être remplacée par H brève souscrite en 1889. Il a aussi été utilisé dans l’orthographe du khoïkhoï utilisée dans plusieurs ouvrages du ou du début du , ou dans l’orthographe soussou utilisée dans la traduction de l’évangile de Matthieu publiée en 1869.
thumb|centré|500px|Le ꭓ en cachoube dans Ramułt 1893. En cachoube, a utilisé le chi latin dans (Dictionnaire de la langue poméranienne ou cachoube) publié en 1893.
En comox et en halkomelem (hən̓q̓əmin̓əm̓), le chi est utilisé dans les orthographes dérivées de l’alphabet phonétique américaniste. Il est généralement représenté avec le caractère de la lettre grecque .
L’alphabet phonétique international utilise un symbole chi, officiellement représenté par le caractère de la lettre grecque mais, en théorie, avec une forme latine (comme les autres symboles empruntés à l’alphabet grec, par exemple ɛ, ɸ ou ɣ). Henry Buergel Goodwin propose le symbole pour par exemple transcrire le suédois dans un article du [Maître phonétique] de 1912. Il l’utilise déjà dans la transcription du suédois dans Le Maître phonétique de septembre-octobre 1911. Pieter Sipma l’utilise pour transcrire une consonne fricative vélaire sourde , au lieu du symbole API, dans une description phonologique et grammaire du frison occidental publiée en 1913. Clement Martyn Doke l’utilise pour la transcrire une consonne affriquée uvulaire sourde dans (1921-1923). Le symbole figure dans L’Écriture phonétique internationale de 1921 et est officiellement adopté en 1928, remplaçant la petite capitale r culbuté .
Gerhard Rohlfs utilise le khi comme lettre de l’alphabet latin pour la transcription du salentin.
En 2018, Rocco Giuseppe Tassone utilise le khi comme lettre de son alphabet calabrais méridional.
Représentations informatiques La lettre chi latin figure dans la norme DIN 31625 de 1978 et la norme ISO 6438 de 1983 où elle est appelée « uvulaire fricative sourde » ( en anglais).
La lettre latine chi dans la version 7.0 d’Unicode. Elle peut être disponible dans certaines fontes utilisant cette norme, dans des fontes utilisant un jeu de caractères non standard, ou être accessible via des caractères réservés à l’usage privé comme le permet le standard Unicode. Cependant dans la plupart des fontes, le caractère pour la lettre chi minuscule grecque a habituellement une forme utilisable, la majuscule grecque ne correspond pas à la lettre utilisée par Lepsius.
Le chi latin peut être représenté avec les caractères Unicode (latin étendu-D, latin étendu E) suivants : formes représentations chaînesde caractères points de code descriptions notes capitale Ꭓ U+A7B3 letter majuscule latine khi À ne pas confondre avec la lettre majuscule grecque khi U+03A7 ou la lettre majuscule latine x U+0058. Depuis Unicode 8.0. minuscule ꭓ U+AB53 lettre minuscule latine khi À ne pas confondre avec la lettre minuscule grecque khi U+03C7. Depuis Unicode 7.0. minuscule ꭓ U+03C7 lettre minuscule grecque khi Caractère officiel du symbole khi dans l’alphabet phonétique international.
Notes et références
Sources
Voir aussi
X , lettre latine Chi , lettre grecque Kha , lettre cyrillique ISO 6438
Catégorie:Lettre latine additionnelle