Les remparts de Provins sont des fortifications situées à Provins, en France.
Description Les remparts de Provins comportent 22 tours. Ils sont longs de , ce qui ne donne qu'une faible idée de l'enceinte originale, qui en mesurait 5 000 au .
Historique Les remparts de Provins sont édifiés entre le et le , principalement sous Thibaut IV. Les deux portes actuellement restantes, la porte de Jouy et la porte Saint-Jean, sont édifiées au . L'enceinte est modifiée jusqu'au , puis cesse d'être entretenue. Elle est détruite en plusieurs endroits, particulièrement dans la ville basse : les allées d'Aligre correspondent en partie à leur emplacement.
Les parties subsistantes des remparts sont essentiellement situées dans la ville haute, et mesurent de long au total. La partie des remparts située entre le trou au Chat et la tour aux Pourceaux est classée au titre des monuments historiques en 1875. La portion entre la tour aux Pourceaux et la tour du Bourreau, ainsi que la courtine reliant la tour César à la tour aux Anglais, le sont en 1942. Les murs du Bourg Neuf et des Brébans le sont en 1992.
En 1983, une partie des remparts s'effondre faute d'entretien au niveau du lieu-dit du "Cours aux Bêtes". Les travaux de restauration et de réhabilitation commencent en 1989 et s'achèvent en 2022.
Les tours
La tour du Bourreau vignette|Maison du Bourreau, Provins. Également appelée Maison du Bourreau, ou plus anciennement Grosse Tour du Martroy Saint-Nicolas en raison de sa proximité avec le grand cimetière du Martroy où l'on trouvait une chapelle dédiée à Saint-Nicolas (érigée en collégiale en 1218 et aujourd'hui disparue), cette tour rectangulaire perd sa fonction défensive au XVIe siècle pour être affectée au logement de l’exécuteur public. On attribue sa construction à la seconde moitié du XIVe siècle.
Le bourreau le plus connu qui en fit son domicile est Louis Cyr Charlemagne Sanson, demi-frère de Charles Henri Sanson, bourreau de Paris durant la Révolution. Son successeur et cousin, André Thomas Férey, dernier bourreau de Provins, élira domicile rue aux Juifs. Élevée sur quatre étages, elle est alors surmontée d'une croix et d'une girouette en forme de dragon.
Elle est acquise en 1840 par Maximilien Michelin, médecin et historien, qui l'achète à Julien Laurent. Il exploite son aura de légende dans son roman Les revenants de la Tour du Bourreau, publié dans La Feuille de Provins. Son fils Jules Michelin transfère la propriété à l'avocat et député Claude Léouzon-Leduc. Classée monument historique en 1932, elle est achetée en 1937 par la Société d'Histoire et d'Archéologie de l'Arrondissement de Provins avec l'aide financière de la marquise de Maillé. Ayant été restaurée dans les années 2010, elle conserve actuellement des collections de bulletins et de livres, et la société d'Histoire s'en sert de lieu de travail et de réunion.
Localisation [ { "type": "ExternalData", "properties": {"stroke": "#c40", "stroke-width": 4}, "service": "geoshape", "ids": "Q3424620" }, { "type": "ExternalData", "service": "page", "title": "Provins Ancient Medieval Wall.map" }, { "type": "ExternalData", "service": "page", "title": "Provins Medieval Wall Towers and Gates.map" } ] Les fortifications sont situées sur la commune de Provins, dans le département français de Seine-et-Marne. Ils entourent la ville haute sur trois de ses côtés. Notes et références
Annexes
Articles connexes Liste des monuments historiques de Provins
Liens externes
Catégorie:Monument historique à Provins Provins Provins Catégorie:Localité fortifiée Catégorie:Monument historique classé en 1875 Catégorie:Monument historique classé en 1942 Catégorie:Monument historique inscrit en 1992