Jean Jourdan, dit Chocho, né le à Aimargues et mort le au Cailar, est un militant anarchiste français.
Biographie Famille Il est le gendre d'Urban Ravel, né en 1877 et surnommé Crausti. Son frère aîné Paul est également militant anarchiste.
Jeunesse et formation .
En 1927, le Groupe d'études sociales, devenu le groupe anarchiste d'Aimargues, est constitué d’une douzaine de personnes et contribue à la création d'une coopérative de consommation, La Fourmi, sous l’influence du courant coopératiste de Charles Gide.
Années 1930 Jean Jourdan héberge souvent les orateurs des conférences organisées à Aimargues dont Maurice Joyeux. Il participe également, en 1934, à l’hébergement de Paul Roussenq.
Lors de la guerre d’Espagne, il aide à recruter des volontaires, et André Prudhommeaux lui confie la mission d’acheter des armes et de les faire passer en Espagne. C’est à cette occasion qu’il participe au cambriolage d’une armurerie à Narbonne.
Années 1940-1945 En 1940, il est arrêté à Aimargues et interné au camp de Saint-Sulpice-la-Pointe, où il rencontre Émile Armand. Il aurait alors fait jouer ses relations avec un socialiste pacifiste rallié au régime de Vichy pour être libéré, ce qui lui vaudra d'être accusé par d'aucuns d'avoir .
À la Libération, Augustin Pourreau quitte ses fonctions de maire d'Aimargues et Jean Jourdan est nommé à la tête du comité de Libération (tandis que son frère en devient le secrétaire). Il organise la réquisition de denrées alimentaires pour la population et s’oppose à la tonte de femmes du village suspectées d’avoir fréquenté l’occupant. Il prend également part à l'opération de réquisition au mas de Malherbes, habité par Marguerite Hugo, . Prenant la parole au nom du groupe, il réclame trois mille kilos de pommes de terre, . Selon lui, devant son entêtement, il convoque la mémoire de son aïeul Victor Hugo pour la persuader : . À l'en croire, elle cède les yeux . Il la remercie en lui récitant des passages du Christ au Vatican.
Mais s'effaçant devant René Bernard, il refuse de devenir formellement président du comité, puis maire du village, mais accepte néanmoins d'en être le secrétaire avec son frère Paul.
Années 1945-1986 Au sortir de la guerre, le groupe libertaire et le syndicat autonome d’Aimargues sont exsangues. Jean Jourdan se brouille avec ses ex-camarades et s’installe dans le village voisin, Le Cailar, sur une parcelle achetée en 1948, où il ouvre, avec sa femme Marie, une guinguette connue sous le nom de Guinguette à Chocho.
Ayant subi une vasectomie, il n'eut pas de postérité. Il repose au cimetière d'AimarguesPhilippe Chareyre, « Aimargues », dans Patrick Cabanel (dir.), Itinéraires protestants en Languedoc : espace gardois, Montpellier, Les Presses du Languedoc, 2000, p. 453 ., dans la même tombe que son cousin Jean Joujou.
Notes et références
Annexes
Bibliographie
Edmond Lanfranchi, L’Insoumis, entretien avec Michel Falguières, Vauvert Plus, lire en ligne. Jean Parès, Souvenirs de 1934 à 1971, , page 19. Daniel Vidal, « Jean Jourdan, libertaire d’Aimargues », Le Monde libertaire, , 6-, page 20.
Articles connexes
Liens externes
Dictionnaire international des militants anarchistes : notice biographique. Estel Negre : notice biographique.
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