est un film d'action américain écrit et réalisé par Christopher McQuarrie et sorti en 2012.

Il est l'adaptation cinématographique du roman Folie furieuse (en version originale anglaise : ) de Lee Child paru en 2005, des aventures de Jack Reacher.

Le film débute à Pittsburgh, où un tireur d'élite tue cinq personnes au hasard depuis un parking de l'autre côté du fleuve et prend la fuite. Un suspect est rapidement identifié et arrêté : James Barr, un ancien soldat de l'armée américaine. Lors de l'interrogatoire, il ne prononce qu'une phrase : « Trouvez Jack Reacher ». Lors de son transfert, le suspect est agressé par des codétenus et sombre dans le coma. Jack Reacher, ancien policier militaire vivant sans attache, se présente aux enquêteurs et fait la connaissance de l'avocate de Barr, Helen Rodin. Celle-ci demande son aide pour enquêter sur le massacre. L'ancien militaire découvre des incohérences sur la scène du crime, et remarque qu'il est suivi. Reacher et Rodin découvriront que la vérité est tout autre et que les véritables commanditaires ne reculent devant rien.

Synopsis La caméra suit une fourgonnette blanche sur une route qui emprunte ensuite l'autoroute qui passe sur le pont Fort Duquesne à Pittsburgh. Au volant, un homme portant des gants de latex monte avec la voiture dans le parking à étages de l'autre côté de la rivière Allegheny, face à la ville. L'homme charge un fusil à lunette, se met en position de tir, abat un homme assis sur un banc, une femme qui porte des documents puis trois autres victimes, sans logique, avant de s'enfuir.

Un groupe de militaires du SWAT débarque sur le lieu où était posté le tireur. Un inspecteur de police récolte des indices, dont une douille, une pièce de monnaie dans un parcmètre sur laquelle on retrouve une empreinte. Cela le mène à un certain James Barr, chez qui on découvre l'arme, les douilles restantes et la fourgonnette blanche dont la plaque a été relevée par les caméras de surveillance.

Dans la salle d'interrogatoire face à James Barr, en présence du procureur Alex Rodin, l'inspecteur Emerson, qui a mené l'enquête et retrouvé l'homme, lui propose de signer un document où il avouerait son crime pour échapper à la peine de mort, mais le suspect écrit simplement de contacter Jack Reacher. Lors de son transfert vers la prison, il est gravement battu par les autres détenus dans le fourgon cellulaire. Quelque part, un homme voit aux informations télévisées le reportage sur l'enquête suite au quintuple meurtre.

Tentant de retrouver le mystérieux Jack Reacher, l'inspecteur renseigne le procureur Alex Rodin sur l'identité de celui-ci et sur son passé d'ancien policier militaire et brillant enquêteur pendant la guerre d'Irak, aujourd'hui disparu et introuvable. Or le voici qui débarque dans le bureau du procureur : il est l'homme qui a vu l'information à la télé. Il demande à avoir accès aux pièces à conviction, ce qui lui est immédiatement refusé. On le laisse cependant rencontrer Barr dans le coma à l’hôpital : il s’est fait agresser alors qu'il aurait dû être en détention protégée.

L'avocate de Barr arrive à ce moment, Helen Rodin, qui se trouve être la fille du procureur, et qui le cite comme témoin de Barr, mais Reacher refuse. Ils se retrouvent dans un restaurant. L'avocate, qui souhaite éviter à son client la peine de mort, écoute Reacher lui expliquer que Barr a été impliqué dans une tuerie similaire lorsqu'il était soldat en Irak peu de temps avant sa démobilisation. Pris d'une folie meurtrière, après avoir subi un entraînement de sniper à longue portée pendant deux ans sans jamais pouvoir tirer sur personne, il a en effet abattu quatre hommes, mais qui se trouvaient, sans qu'il l’ait su, impliqués dans un viol en groupe de femmes et de mineures irakiennes.

Reacher l'avait arrêté, mais l'armée voulant étouffer l'affaire avait abandonné les poursuites. Reacher lui avait promis de le retrouver si jamais il se remettait dans une situation identique une fois démobilisé. Helen demande à Reacher d'enquêter avec elle et d'aller examiner les preuves incriminant Barr qui n'ont pas été communiquées par le procureur, lui rappelant que le suspect n'a pas avoué le crime et n'est pas en état d'être jugé. Reacher refuse à nouveau, monte dans un bus, laissant l'avocate qui s'apprête à repartir. Mais il descend du bus, la rejoint et accepte d'enquêter pour elle à condition qu'elle aille rendre visite aux familles des victimes afin de se renseigner sur les personnes tuées ce jour-là dans la fusillade.

Reacher va à son tour examiner les lieux de l'attaque, cherchant à reconstruire le mode opératoire de Barr, et va sur le pont Fort Duquesne observer la scène du crime, qu'il regarde avec le soleil dans le dos, loin de l'endroit où ont eu lieu les tirs. Une voiture qui le suivait depuis le matin le dépasse avec au volant un homme qui semble le surveiller.

Puis il va voir l'enquêteur Emerson qui lui laisse examiner l'arme du crime. Ce dernier lui propose de revenir voir les autres pièces à conviction. Mais Reacher décline son offre et lui fait part de ses doutes du fait que le suspecté ait payé le parcmètre avec la pièce de monnaie. Emerson s'étonne que Reacher ne prenne pas de notes et lui demande le numéro de série du fusil de Barr. Reacher répond en donnant l'année de la pièce de monnaie.

Plus tard, dans un bar, Reacher est abordé par une jeune femme, Sandy, qui lui propose d'aller dans un endroit plus calme. Il l'éconduit, prétextant qu'elle n'est pas dans ses moyens. Celle-ci se déclare insultée par le fait d'être comparée à une prostituée ; une bande de mauvais garçons se faisant passer pour ses frères intervient. Tous sortent pour en découdre, malgré les mises en garde de Reacher qui dit qu'il va tous les battre. Dehors, Reacher neutralise le meneur et deux autres hommes. Les deux derniers prennent fuite sous les yeux de Sandy affolée, qui s'enfuit à son tour à l'arrivée de la police. Reacher est arrêté mais fait savoir qu'il est étonné par la rapidité suspecte de l'intervention. Il a le temps de demander au chef de la bande à terre qui les a engagés.

Helen et Emerson viennent libérer Reacher qui ne peut pas être inculpé puisque personne n'a porté plainte. Avant que l'inspecteur ne s'en aille, Reacher lui donne le numéro de série du fusil qu'Emerson lui avait demandé plus tôt par défi. Puis il explique à Helen qu'il s'est fait piéger par quelqu'un qui voulait qu'il quitte la ville et qu'il est suivi. Hélène et lui passent en revue les informations qu'elle a sur les cinq victimes de la fusillade (une nourrice, une femme de ménage, un courtier dont la relation avec sa femme était très tendue et qui était le premier à avoir été abattu, une épouse qui venait d'acheter une montre de luxe avec de l'argent liquide pour l'offrir à son mari, et Oline Archer, la propriétaire d'une entreprise de construction qu’elle avait refusé de vendre après la mort de son mari qui l'avait fondée, et qui avait été abattue en second).

Selon Reacher, le courtier et l'épouse entretenaient une liaison secrète et devaient se retrouver ; la montre était pour lui, les fleurs qu'il avait achetées n'étaient pas pour sa femme. Mais ils auraient été tués pour faire croire à un tireur fou tuant plusieurs personnes au hasard. Il demande à Helen de rechercher toutes les informations possibles sur les personnes et les endroits que fréquentait Barr, qui semblait faire des pleins d'essence chaque week-end : il pense qu'il se rendait à un stand de tir équipé d'une allée de tir suffisamment longue pour lui permettre de continuer à s'entraîner, mais à au moins une centaine de miles, ce qui expliquerait ses longs déplacements hebdomadaires en voiture.

Plus tard, l'homme qui suivait Jack Reacher en retrouve un autre dans une allée sombre au milieu d'entrepôts : cet autre homme est le tueur du début du film, qui se met à reprocher au premier d'avoir organisé et raté le tabassage de Reacher. L'autre essaie d'expliquer qu'il n'avait parlé qu'au chef de bande et s'est depuis débarrassé de son corps. Mais le tueur se fait menaçant, disant que ses méthodes imprudentes n'ont fait qu'attiser la méfiance de Reacher. Un deuxième homme plus âgé apparaît, qui explique qu'il faut être prêt à beaucoup de sacrifices quand on veut survivre. Ainsi, lui-même quand il était prisonnier en Sibérie avait coupé ses doigts gelés avec ses dents pour s'éviter la gangrène. Et montrant sa main, demande au premier homme de faire de même. Celui-ci essaie mais n'y arrive pas. Il est abattu d'une balle dans la tête par le tueur inconnu, qui demande à l'ex-prisonnier russe ce qu'il faut faire de Reacher. Celui-ci lui répond de faire ce qu'ils font toujours.

Reacher part à la recherche de Sandy, la jeune fille qui avait déclenché la bagarre et lui avait dit travailler au meilleur magasin d’accessoires-auto de la ville, quand elle l’avait accosté. Il repousse un employé au comptoir du magasin qui l’empêchait de passer et trouve le bureau de Sandy. Elle demande à l’employé de la laisser seule avec Reacher, et avoue avoir agi pour 100 $ sur ordre de Jeb, le chef de la bande des mauvais garçons. Celui-ci lui avait dit que Reacher était un prédateur sexuel à qui il fallait donner une leçon. Désemparée par l’attitude calme de Reacher, elle lui dit qu’on ne refusait rien à Jeb et qu’il fabriquait de la drogue, lui donne l'adresse de Jeb et lui laisse les clés de sa voiture. Avant de partir, Reacher conseille à Sandy de ne plus se laisser utiliser et de quitter la ville pendant quelques jours.

En route pour la maison de Jeb, une voiture se met à suivre Reacher, qui arrive sous le porche de la maison, où est assise une vielle dame catatonique, droguée sans doute. Mais sitôt Reacher dans la maison, elle sort un téléphone portable de sa manche et passe un appel. A l'intérieur, Reacher fouille pièce par pièce. En bas de la côte où est située la maison, une autre voiture dépasse à vive allure celle qui suivait Reacher, garée plus bas. Deux hommes en descendent, entrent dans la maison, attaquent Reacher, maladroitement, et se font neutraliser. Un troisième homme arrive par derrière avec une arme. C’est l’un des attaquants de la bande de l’autre soir. Reacher le désarme, l’oblige à lui remettre les clés de sa voiture et apprend que Jeb a disparu.

De retour chez Helen, Reacher dit qu’il pense que Jeb a été éliminé ; que les preuves détenues par le procureur contre Barr sont incohérentes ; et que Barr n'aurait pas procédé de cette façon pour tirer sur les cibles : non à partir du parking face au soleil, mais depuis le pont, dans sa fourgonnette, sans même avoir ainsi besoin de ramasser ses douilles qui seraient tombées dans le véhicule. Et sans se faire repérer par les caméras du parking, ni avoir bizarrement besoin de payer le parcmètre, en pouvant prendre la fuite directement. Mieux, il n’aurait pas logé une sixième balle dans des bidons d’eau sur la scène de la tuerie, laissant là une preuve irréfutable pour l'accusation. Reacher déduit que c'est quelqu'un qui a tiré et raté exprès pour faire porter le chapeau à Barr. À cause de la perfection de la scène de crime qui semble avoir échappé à tout le monde, Reacher croit que Barr est innocent. C'est pourquoi ce dernier aurait fait appel à lui, car étant le seul capable de prouver son innocence. Helen a du mal à accepter cette théorie. Reacher l'amène à la fenêtre, lui montre la voiture qui l'a suivi et lui demande de faire une recherche sur son immatriculation.

Après rapide vérification, celle-ci appartient à une entreprise de construction, Lebendauer Enterprises qui était en concurrence avec celle d’Oline Archer pour un important marché. Helen comprend après Reacher que l’attentat visait à tuer une cible spécifique et que les quatre autres personnes qui passaient par hasard ont servi à couvrir ce crime. Elle se range à la théorie de Reacher mais refuse tout de même de trouver les coupables, arguant que ce n’est pas son rôle.