Ahuillé est une commune française située dans le département de la Mayenne en région Pays de la Loire et peuplée de Population municipale , légale en ..

La commune fait partie de la province historique du Maine, et se situe dans le Bas-Maine. Géographie Commune de , dont 250 boisés et 35 urbanisés, membre de la communauté d'agglomération de Laval. Aux portes de la ville, Ahuillé est un village situé à de Laval, d'accès facile par les routes de Saint-Nazaire, La Guerche-de-Bretagne ou par la départementale 500 qui sillonne des prairies et borde la forêt de Concise (privée). Ahuillé est une localité qui s'est édifiée entre les deux branches du ruisseau de Montigné-le-Brillant (également appelé ruisseau de la Paillardière), affluent du Vicoin, à une altitude qui varie de 80 à . Son territoire est ombragé, dans sa partie nord, par la forêt de Concise qui recouvre un renflement qui culmine à . Arrosé par un autre modeste affluent du Vicoin, ce territoire est limité, à l'ouest, par un ruisseau qui sort de l'étang de Montjean et qui amène les eaux de cette région à l'Oudon.

Communes limitrophes

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans la région climatique Bretagne orientale et méridionale, Pays nantais, Vendée, caractérisée par une faible pluviométrie en été et une bonne insolation.. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Cossé-le-Vivien à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Ahuillé est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Laval, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (89,6 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (90,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (48,1 %), prairies (27,7 %), zones agricoles hétérogènes (13,8 %), forêts (8 %), zones urbanisées (2,5 %).. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie Attestations anciennes Selon le Dictionnaire topographique du département de la Mayenne (Léon Maître) : Hiliaco en 615 (Test. Bertramni) de Hulliaco en 1067.

Albert Dauzat, dans son Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, indique, sans référence, la forme Auliaco en 643.

Le Dictionnaire historique, topographique et biographique de la Mayenne de l'abbé Angot donne les formes suivantes :

Étymologie Nom de domaine gallo-romain en -i-acum, dérivé d'un nom de personne. Si l'on ne tient pas compte de la forme de 616 qui semble être une cacographie, on peut y voir soit Apuleius, nom d'origine latineAlbert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Librairie Guénégaud, 1979. . soit Avilius ou Avelius, d'origine gauloiseX. Delamarre, Noms de personnes celtiques dans l'épigraphie classique, éd. Errance (2007)..

Dans ses Notes de toponymie mayennaiseLucien Beszard, « Notes de toponymie mayennaise », Bulletin de la Commission historique et archéologique de la Mayenne, deuxième série, tome vingt-neuvième, Imprimerie-Librairie V A. Goupil, Laval, 1913, p. 168, Lucien Beszard signale que le nom se prononce « aouyé ».

Microtoponymie + Liste des toponymes de la communeBase des toponymes aux archives en ligne de la Mayenne et Dictionnaire topographique du département de la Mayenne de Léon Auguste Maître Aubrière (L’), f. Barderie (La), f. Barbes (La Grande), f. Barbes (La Petite), f. Basse-Cour, f. Beau-Soleil, éc. Bectrie (Betterie), f. Bergerie, f. Besnerie, f. Beuréries (Les), f. Bignon (Le Grand et le Petit), f. Bignonière (La), f. Biottière, Blinière, Bois-de-Brifilouse (fief de);disparue, vassal de la châtellenie de Courbeveille Bois-Rond, f. Bonicière, f. Bottellerie, f. Boudeloup, f. Bourdineau, f. Bourdinière (La), f. Bruyère (La), f. Cartrais (Le), f.; fief vassal de la châtellenie de Courbeveille Chapelle-des-Piau (La), f. Chapronnière, h. Chatterie (La), f. Chaumière (La), f. Chaussée (La), f.; donne son nom à un ruisseau affluent de celui de Gouillas Chêne (Le Gros), f. Chenillière (La), f. Chevallerie, f. Clairet, f. Clairet (Petit), éc.; Le lieu du Claray, 1443 (arch. nat. P. 343) Clémencerie (La), f.; On dit aussi la Clémencière Cogonière (La Grande et la Petite), f. Compagnière, f.; Fief vassal du Comté de Laval Cordrais, f. Cormerie (La), f. Cosnuère, f. Couaillerie, f.; On écrit aussi la Coillerie Coudoie, f.; Moulin de Couldoye, 1443 (arch. nat. P. 343, cote 1033) Creusière, Croix Blanche, Crossardière, f. Cruche (la), f. Daguenière (La), f. Damoissière (La), f.; La Damoicière (Cassini) Écabot, Effourneau (l’), Énaudais (L’) Érable (Les Haute et Basse), f. Étrogné, f. Foucherie, h. Fougerolles, f. et vill.; Fief vassal du Comté de Laval Four-Ferbé, f. Four-Percé, f. Fouteau Hubert, f. Friche (le), f. Frilouzière (La) ou Filouzière, f. Gascaigne, f. Gaste (la), f. Gaulerie, f. Gautherie ou Gautrie (la), f. Geolière (la), f.; La Jolière, 1866 (rôles de dénombrement) Girandière (les Grande et Petite), f. Girardière, f. Gouérie, f. Gouillas (le Bas et Haut), f., étang et min; Le moulin, chaussée et étang de Goulias , 1443 (arch. nat. P 343, cote 1033). Le ruiss. de Gouillas et de la Paillardière est un affluent du Vicoin. Graverie, f. Gué de l’Aulne, éc. Guerche (la), f. Guésière, f. Guinodière, f.; Lieu de la Quenaudière, 1440 (arch. nat. P 401). — On dit aussi la Guinaudière. Fief vassal de la châtell. de Courbeveille. Guitraudière, f. Haguenière (étang de la) Haie (la), f. Hardonière, f. Hasonnaillier, f. Harirais, h. Hermitage (l’), f.; Le prieuré de Saint-Laurent-de-l'Hermitage, sis en la forêt de Concise, dépend. de l'abb. de la Trinité de Vendôme et relevait féodalement du prieuré de Saint-Clément de Craon. Herpinière, f. Houche (la), Houx (le), f.; détruite en 1833 Hunaudais, f. Hutinière, f.; donne son nom à un ruisseau affluent de celui des Rochettes Jacottière (la), h. Jollière, Jousse, Chât. et f. Jurézière, h. Kerbrune, Lande (Petite), f. Landes (les), f. Landes-Guibert (les), h.; étang aujourd'hui desséché Lice (la), f. Loge (La Grande), h. Maison-Blanche, Maison-du-Houx, f. Maison-de-l’Allée, Maison-Neuve, Martinières (les), h. Melleray (Petite), Melleray, f. Ménardrie ou Ménardière, f. Mezollerie, f. Montanée ou Motannée, f. Morière, f. Motte-Marcou, f.; fief du comté de Laval Oberdière, Paillardière, étang et min; Le ruisseau de la Paillardière ou de Gouillas est un affluent du Vicoin. Patereau, étang et min Pavillon, Pérette, Pillière ou Pelinière, f. Pinson, f. Pissoizon ou Pisse-Oison, f. Plessis (le), f.; Ce nom indique le plus souvent l'emplacement d'un ancien manoir féodal et le siège d'une seigneurie. Poulinière, f. Poupelière, f. Préhardier ou Pré-Hardier, f. Provôterie, château et fief; donne son nom à un ruisseau affluent de celui de Gouillas. Fief vassal de la châtellenie de Laval Puits-Neuf, f. Quatre-Chemins (les), éc. Ragotterie ou Ragottière, f. Reuzerais (les), f. Ribaudière, f. Ricordière, f. Rivières, f. Roche (la), h. Rochette (la), f. Roguinière (Grande), f.; fief vassal de la châtellenie de Courbeveille Roguinière (Petite), f. Roserais ou Rosière, f. Roue (la), éc. Rougerie, f. Rue-du-Pont, Tarquin, min Théanerie, f.; donne son nom à un ruisseau affluent de celui de Gouillas Tremblée, f. Trois Piquets, Valette, f. Vannerie, f. Vieille-Loge, éc. Vieux-Cour, Chât., étang et f.; Le Plessis de la Vielcourt, (Arch. nat. P 345)

Histoire

L'histoire de la commune est connue à travers l'ouvrage de l'abbé Angot..

Origine et nom Ahuillé est citée dès 616, sous le nom de Hiliacus, dans le testament de saint Bertrand. À cette époque, ce n'était qu'un village qui appartenait à un homme noble, Babison. Celui-ci le vendit à l'évêque qui le donna à la basilique des apôtres Saint-Pierre et Saint-Paul. Ensuite, on trouve Auliaco en 643.

Une charte de l'abbaye de Saint Vincent datant de la fin du , mentionne le nom de Halen de Ahuillé qui fut l'un de ses témoins. À cette époque, le nom ne désignait souvent que l'origine du personnage et non un titre seigneurial.

Seigneurs En 1222, Sylvestre de Scépeaux donnait quelques dîmes d'Ahuillé à l'abbaye de Clermont mais là encore, Sylvestre pouvait très bien posséder ces dîmes sans être le seigneur de la paroisse. Ce qui est sûr, c'est qu'Ahuillé eut les barons puis les comtes de Laval comme seigneurs. Veuve d'André de Laval, Eustache de Beauçay, dame d'Olivet, s'y fit rendre compte des amendes de Courbeveille et d'Ahuillé. En 1333, sa petite-fille, Jeanne de Laval, devait reporter ses terres à la branche aînée de la maison de Laval et, depuis cette date, les sires de Laval furent seigneurs fondateurs d'Ahuillé. Leur écusson figurait au grand autel de l'église. Vers 1760, Jean-Bretagne-Charles-Geodefroy de La Trémoille cédait la seigneurie paroissiale, en échange des droits qu'il possédait dans la forêt de Concise, à François Leclerc de la Provôterie. Le duc de La Trémoille déclara que la seigneurie de paroisse relèverait de Laval sous la même foi que la Provôterie.

Moyen Âge