Saint Pothin (du , « Désiré », Pothinus en latin) fut le premier évêque de Lyon (épiscope) et le premier évêque de Gaule.
Biographie On ne connaît que les conditions de son arrestation et de sa mort, grâce à une lettre devenue célèbre, adressée peu après par l'Église de Lyon à celle d'Asie et reproduite par Eusèbe de Césarée dans son Histoire ecclésiastique. Il fut arrêté en 177 sous le règne de Marc Aurèle, en même temps que Blandine et qu'un groupe de chrétiens qui forment les premiers martyrs de Lyon. Âgé alors de plus de 90 ans et infirme, Pothin meurt en prison vraisemblablement le , à la suite des mauvais traitements infligés par ses bourreaux. Cependant, l'âge de sa mort, à une époque où l'espérance de vie était limitée est discuté. Les historiens modernes n'ont pas d'informations, mais dans tous les cas, Pothin était âgé de plus de 70 ans.
Son nom d'origine grecque indique une provenance orientale : originaire de Smyrne en Asie mineure, il n'a pas le statut de citoyen romain. La signification de son nom pourrait également être un surnom indiquant qu'il a été attendu par la communauté chrétienne de Lyon. On ne sait pas quand il arrive à Lyon, ni quand il a été élu à l'épiscopat, ni l'étendue de son ministère. On estime qu'il a été élu évêque au milieu du . Il est à cette époque le seul évêque des Gaules, et la lettre relatant sa mort semble indiquer qu'il a sous son magistère les communautés de Lyon et de Vienne.
Pothin est l'un des patrons du diocèse de Lyon. Il est fêté le , en même temps que sainte Blandine (fêtée en outre séparément le à Lyon) et leurs compagnons martyrs. vignette|500px|Arrivée de saint Pothin à Lyon, mosaïque de Charles Lameire, basilique N.-D. de Fourvière. Il existe sur le site de l'Antiquaille, dans l'ancien couvent des Visitandines (49, montée Saint-Barthélémy), une salle souterraine présentée comme le cachot de saint Pothin, à côté d'une crypte (mosaïques du XIXe s.) dédiée aux martyrs de Lyon. Cette identification ne date que du et ne repose sur aucune source fiable. Cette crypte a été restaurée au moment du déclassement de l’hôpital de l'Antiquaille et a été confiée à l'association Espace culturel du christianisme à Lyon Espace Culturel du Christianisme à Lyon.
Saint Irénée lui succède comme évêque de Lyon.
Relation Eusèbe de Césarée rapporte un document infiniment précieux pour connaître l'église lyonnaise du , son évêque et sa communauté : la Lettre des chrétiens de Vienne et de Lyon. Cette Lettre explique les circonstances dans lesquelles certains, comme Pothin, moururent martyrs en 177. « Il était le Christ en personne »
Notes et références
Voir aussi Bibliographie Auteurs antiques Eusèbe de Césarée, Histoire ecclésiastique, Livre V, chapitre I Grégoire de Tours, Sept Livres des miracles, Livre I, 49
Auteurs modernes
Articles connexes Martyrs de Lyon Église Saint-Pothin à Lyon Saint Stamp Liste des évêques de Lyon Espace culturel du christianisme à Lyon Histoire de Lyon
Liens externes
Liste des évêques de Lyon et informations sur le site GCatholic.org Chapelle souterraine dite caveau de saint Pothin, La Région Auvergne Rhône-Alpes Histoire des martyrs de Lyon en 177, dont saint Pothin, L’Antiquaille, l'Espace culturel du christianisme à Lyon (avec la visite du cachot de saint Pothin) Lecture de la Lettre des martyrs de saint Pothin, L’Antiquaille Saint Pothin et ses compagnons martyrs : origine de l'église de Lyon par le Père André Gouilloud (1868) sur BnF Gallica Saint Pothin, Orthodoxie.com
Catégorie:Évêque du IIe siècle Pothin, saint Pothin, saint Catégorie:Saint catholique et orthodoxe de France Pothin de Lyon Catégorie:Chrétien martyr au IIe siècle Catégorie:Persécution des chrétiens sous l'Empire romain Pothin, saint Catégorie:Lugdunum Catégorie:Saint catholique fêté le 2 juin Catégorie:Mort causée par des coups