Montchat est un quartier du de la commune française de Lyon. Il en forme la partie orientale. Il se termine à l'est par une butte limitrophe de Bron et jouxte, dans sa partie nord, Villeurbanne.
Sur le domaine de Montchat, simple campagne initialement en Dauphiné, une maison forte est construite au : le château de Montchat. Il accueille notamment la . Plus tard, en 1852, Lyon s'étend et le est créé. Il représente toute la partie à l’est du Rhône. De ce fait la commune de est absorbée or il se trouve, à l'une de ses extrémités, Montchat toujours aussi peu habité. C'est donc au milieu du que les propriétaires fonciers répondent à la demande démographique du centre-ville par l’urbanisation de leur domaine. Le plan de lotissement établit à Montchat des parcelles de quelques centaines de pour écarter l’industrie. Ceci marque encore le quartier.
Devenu partie constituante de Lyon, ce quartier d'environ en 2013 garde un . Les petites villas bordent des rues qui portent les prénoms portés par la famille du premier lotisseur Jean Louis Richard-Vitton. Elles essaient de résister à la pression immobilière. Son caractère principalement résidentiel induit une économie tournée vers les besoins locaux. Ainsi il dispose de services et de commerces adaptés. Le souci d’équipements adéquats, présent dès son émergence, perdure. L’ensemble rend le quartier autonome.
Certes, l'histoire ancienne marque le château, mais les deux espaces verts, en pleine agglomération, contiennent aussi des souvenirs qui rappellent une l'époque plus récente. Cependant le quartier ne vit pas dans le passé et, témoin de son dynamisme, l'animation sociale ne cesse pas d'y prospérer depuis un siècle.
Géographie Localisation Le quartier Montchat, à l'est du Rhône, forme la partie orientale du territoire de la commune de Lyon. Il se termine à l'est par une butte limitrophe de Bron et jouxte au nord Villeurbanne. Son étendue est d'environ .
Montchat, conformément aux données de l'Institut national de l'information géographique et forestière (IGN) et à l'usage, est délimité par quatre voies pratiquement rectilignes. Il s’agit au nord, de la route de Genas donc de Villeurbanne ; à l'est, du boulevard Pinel et de la rue du Vinatier donc de Bron ; au sud, de l'avenue Lacassagne donc du quartier Grange-Blanche et à l'ouest, de la rue Feuillat donc du quartier Sans-Souci–Dauphiné.
Ceci correspond presque aux limites des conseils de quartiers mais exclut le domaine de Grange-Blanche ayant par ailleurs une origine et un devenir bien différents. Il y est construit, à partir de 1913, l'hôpital Grange-Blanche devenu depuis l'hôpital Édouard-Herriot...
Géologie et relief, hydrographie vignette|upright=1.2|Carte géologique simplifiée de Montchat. Lyon est à la confluence de trois régions géographiques et de deux cours d’eau. Se trouvent donc à l’ouest le plateau lyonnais, au nord-est la Dombes et au sud-est la plaine du Bas Dauphiné. Montchat se situe sur la terminaison ouest de la plaine du Bas Dauphiné et appartient à la plaine de l’est lyonnais.
La plaine du Bas Dauphiné est un ensemble tertiaire constitué d’une série sédimentaire de plusieurs centaines de mètres d’épaisseur. Elle est faite de sables marneux et de molasse remodelés par la dynamique des glaciers au Quaternaire, aux buttes caractéristiques, les molards. Ainsi les molasses miocènes de cette plaine sont entièrement recouvertes par les formations glaciaires qu’il s’agisse de moraines à blocs sur les bosses et les buttes ou des dépôts fluvio-glaciaires qui réalisent un ensemble alluvionnaire épais de cailloutis, de sables caillouteux et parfois de dépôts argileux en contrebas. Au niveau de la plaine de l'est, l'altitude du Rhône est de . Du Rhône vers l'est se succèdent trois unités topographiques. La première est constituée d'une plaine d'alluvions (Fy-z) puis viennent deux terrasses fluvio-glaciaires (Fx5V et Fx6G) et enfin se trouvent les moraines (Gx4) déposées par les glaciers. Ainsi à Montchat, où se rencontrent les deux dernières formations, se trouve la butte de Bron avec un quartier qui s'élève de . Le dénivelé se situe au niveau de la rue Ferdinand-Buisson, qui longe le parc Chambovet mitoyen de Bron.
La plaine de l'est se caractérise par sa grande perméabilité et, à Montchat, il n'existe pas de réseau hydrographique de surface.
Voies de communication et transports Le début du hérite de toutes les infrastructures de transport. La vitalité du quartier s'observe face à leur développement et à l'installation de nouveaux modes de déplacement.
Transports en commun À la fin du les structures juridiques qui régissent les transports en commun se sont transformées. À la Compagnie des omnibus et tramways de Lyon (OTL) succède la Société des transports en commun de Lyon (dite TCL). Puis celle-ci n’est plus qu’une marque et fait place à la Société lyonnaise des transports en commun (SLTC) devenue en 2005 Keolis Lyon. Cette dernière est chargée par le Syndicat mixte des transports pour le Rhône et l'agglomération lyonnaise (SYTRAL Mobilités) de l'exploitation du réseau..
Dans ce cadre juridique changeant, le tramway de Lyon connaît progressivement une extinction. Celle-ci concerne Montchat où le , l'OTL ferme la ligne . À la même date, elle modifie le tracé de sa ligne à voie normale. La traction est électrique. Le trajet suit à Montchat l’avenue Lacassagne jusqu’à la place Henri, puis longe le cours Henri (aujourd’hui Docteur-Long) et se termine à l’angle du cours Richard-Vitton.. Puis le la ligne ferme suivie le de la ligne . Les lignes d’autobus prennent place.
Il faut attendre six ans après l’ouverture d'une première ligne, pour que le tramway revienne, le , vers le quartier. À cette date, le SYTRAL ouvre la ligne T3 (gare Part-Dieu–Villette à station Meyzieu-Z.I.).. Elle emprunte l'ancienne ligne du Chemin de fer de l'Est de Lyon. Elle pénètre Montchat à l’intersection de la rue Feuillat et de la rue Félix (station Dauphiné-Lacassagne) pour le quitter à l’extrémité ouest du cours Richard-Vitton (station Reconnaissance-Balzac). Cette ligne ne fait qu'écorner le quartier dans sa partie nord-ouest et ces deux stations consécutives restent à sa limite.. Le , le SYTRAL ouvre la ligne T5 (Grange-Blanche à Eurexpo).. Seule la station Grange-Blanche, à l’extrémité sud-ouest du quartier, est en rapport avec celui-ci. Il s'y crée une interconnexion avec le métropolitain. Le , le SYTRAL ouvre la (Debourg à Hôpitaux-Est-Pinel).. Cette ligne parcourt une partie de la limite est du quartier et seulement les stations Vinatier et Hôpitaux-Est-Pinel sont en rapport avec celui-ci..
Initialement, à Lyon, les autobus succèdent au tramway disparu et différentes configurations de réseau sont tentées. Le retour du tramway et l’arrivée du métropolitain sont deux événements notables dans ces redistributions. Montchat au est desservi par cinq lignes d'autobus. Trois d’entre elles cheminent sur ses limites. Ainsi se trouvent au nord et à l’est la C9 puis à l’est et au sud la C8, et au sud la C13. Deux lignes schématiquement parallèles, les lignes C26 et 25, pénètrent dans le quartier selon un axe sud-ouest - nord-est en suivant la rue Ferdinand-Buisson et le cours du Docteur-Long..
Enfin, le est ouverte par le SYTRAL la du métro de Lyon (Gorge-de-Loup à Grange-Blanche). La station Grange-Blanche, sans lui appartenir, dessert l’extrémité sud-ouest de Montchat.
Globalement, en 2023, le maillage par les transports en commun est jugé intéressant par du quartier..
Véhicules individuels
Le parc automobile est important dans le quartier. En 2023, 94 % des Montchatois sont équipés d'une automobile. alors que 60 % des Lyonnais en possèdent au moins une.. Ceci est à rapprocher des difficultés de stationnement. Cependant il est observé peu d’accidents dans ce quartier résidentiel éloigné des axes routiers et des lieux de travail.. Depuis 2008 existe un service d’autopartage dans l'agglomération ., le des voitures totalement électriques en libre-service sont disponibles .. Parmi les lyonnaises initiales, l’une est située à Montchat.. Selon certains, elle peut majorer les difficultés de stationnement connues dans le quartier. Une seconde station est implantée l’année suivante. Cependant cette offre disparait le .. Puis l'autopartage se répand avec plusieurs opérateurs public ou privés (Citiz, Leo&Go, E+Share Drivalia et Getaround). Il existe au moins quatre stations de recharge électrique sur les limites du quartier..
Le est mis en place le Vélo'v qui est un service de vélos en libre-service.. Depuis le la ville déploie aussi des vélos électriques.. En 2024, il compte sept stations à Montchat.. Ce mode de transport qualifié d'écologique est aussi apprécié par les utilisateurs pour son faible coût. Ceci se fait cependant en contrepartie de davantage de panneaux publicitaires pour financer l'opération et de dix pour cent du parc immobilisé en raison d'une utilisation parfois peu soigneuse.. En 2023, 70 % des habitants possèdent un vélo. Les pistes cyclables sont, de l'avis des cyclistes comme des automobilistes, des éléments de danger ainsi elles sont considérées comme moyennes par 29 % des habitants, et passables ou mauvaises pour 44 % d'entre eux.
Les trottinettes électriques font aussi l'attention de la mairie de Lyon. En Dott est retenue comme opérateur.. Puis en Tier Mobility est également désignée. En 2023, 31 % des habitants possèdent une trottinette.
Urbanisme Morphologie urbaine Le plan de lotissement de Richard-Vitton donne une orientation principale selon l’allée qui mène au château. Le quartier est alors constitué de petites parcelles de quelques centaines de mètres carrés desservies par un réseau géométrique de rues étroites construit à partir de la rue Henri parallèle à l’allée du château. Ce lotissement est dominé par des pavillons de deux niveaux, souvent associés à une activité de service ou d’artisanat. Actuellement ces maisons sont encore le plus souvent entourées d’un petit jardin avec un cèdre ou un platane et elles ont une entrée décorée par une glycine. Puis Cependant .
Dénomination des voies thumb|alt=Plaque commémorant grise avec texte gravé en lettres capitales.|Plaque commémorant Jean Louis Richard-Vitton et sa politique d'urbanisation de Montchat. (1958).
En 1990, Maurice Vanario, archiviste de la Ville de Lyon réalise l'odonymie de la voirie de Lyon, notamment de Montchat.. À l'occasion du cent-cinquantième anniversaire de Montchat, Alain Richard-Vitton, un descendant du fondateur rappelle le l’origine du quartier et celle du nom des rues.
Quartier de prénoms Les prénoms des fils et de leurs conjoints ou des ascendants des époux Richard-Vitton sont fréquemment retrouvés.. Toutefois il n'y a pas d'accord strict avec l'état civil ; il s'agit probablement des prénoms d'usage. Rue Amélie : premier prénom de l'épouse du second fils Henry Constantin Marie, .. Devenue rue Jean-Cardona en 1935. Place et rue Antoinette : prénom de la mère de . Rue Camille : troisième prénom du cinquième et dernier fils. Rue Charles-Richard : premier prénom et nom du fils aîné. Au moins en 1858 se dénommait rue Richard-Laforest qui associe les deux familles puisque Charles Richard et Julie Laforest sont mariés.. Place et rue Claudia : prénom de la grand-mère maternelle de (en réalité Claudine (née Merle)). Devenue rue Viala en 1913. Rue Constant : deuxième prénom du second fils (en réalité Constantin).. Place et cours Henri : prénom du père de (en réalité Henry), ancien maire de La Guillotière. Elle devient le cours du Docteur-Long, résistant, en 1945. Rue Julie : prénom de l'épouse du fils aîné Charles Pierre, . Rue Julien : premier prénom du troisième fils. Rue Louis : prénom du quatrième fils. Place Louise : premier prénom de . Rue Louise : troisième prénom d'une petite-fille des époux Richard-Vitton, fille de Marie Charles Camille..
Hommages Les patronymes sont moins spécifiques. Certains témoignent de l'empreinte des époux Richard-Vitton.