²Une journée en enfer ou Marche ou crève : Vengeance définitive au Québec () est un film d'action américain réalisé par John McTiernan et sorti en 1995.
C'est le troisième film de la saga Die Hard.
Le lieutenant de la police newyorkaise John McClane, suspendu de ses fonctions, doit se livrer à un périlleux « Jacques a ditLe nom anglais de ce jeu est Simon Says (Jacques a dit), le pseudonyme Simon employé par le criminel y faisant directement référence. L'adaptation française a sacrifié la référence au prénom Simon dans les instructions données par le criminel dans la version originale pour la remplacer par son équivalent francophone, où le prénom Jacques est employé. » à travers toute la ville. S'il n'obéit pas aux directives de Simon, celui-ci fera exploser d'autres bombes, après une premier attentat dans un grand magasin. Zeus Carver, un électricien et antiquaire afro-américain que McClane a rencontré à Harlem, est embarqué contre sa volonté dans cette journée infernale.
Sorti en 1995, il a été le plus gros succès mondial au box-office, avec des recettes cumulées dépassant les 366 millions de dollarsBudget et box-office - Box Office Mojo..
Synopsis New York, 1995. La ville est secouée par l'explosion d'une bombe dans un grand magasin sur la Sixième Avenue. L'attentat est revendiqué par un mystérieux individu qui dit s'appeler Simon. Ce dernier exige que le lieutenant du NYPD John McClane, actuellement suspendu, se prête à un jeu de piste mortel intitulé Jacques a dit (Simon Says en ) à travers toute la métropole. Sous peine de voir d'autres engins exploser, McClane, pourtant en proie à une sévère gueule de bois, est contraint d'obéir. Ses collègues le déposent en plein cœur de Harlem, où il doit porter une pancarte insultante à caractère raciste, conformément aux ordres de Simon.
Zeus Carver, un électricien du quartier, aperçoit le policier ainsi accoutré en « homme-sandwich ». Comprenant le danger, il intervient in extremis pour l'arracher à un lynchage public. Plus tard, ils découvrent qu'une véritable bombe était dissimulée à Chinatown. Alors qu'ils sont au 1 Police Plaza, John parvient à convaincre Zeus de l'épauler, Simon exigeant désormais que l'électricien participe au jeu. Après un premier défi téléphonique raté mais sans conséquences, le terroriste leur impose de traverser Manhattan jusqu'à la station de métro de Wall Street en moins de 30 minutes.
Réalisant que la circulation rend le trajet impossible, le duo réquisitionne un taxi, traverse Central Park et s'insère dans un convoi de pompiers pour gagner du temps. Ils finissent par se séparer : John prend le métro tandis que Zeus poursuit sa course en taxi. À bord du wagon, John localise la bombe. Bien que Zeus arrive à temps à la cabine téléphonique, Simon considère le défi comme perdu car ils ne sont pas réunis. L'engin explose après avoir été jeté sur les rails par John, ne causant que des dégâts matériels.
Grâce à l'intervention du FBI, John en apprend plus sur Simon. On l'informe d'abord qu'il se nomme Peter Krieg, un mercenaire de la Nationale Volksarmee. Le lieutenant finit par découvrir la véritable identité de son bourreau : Simon Peter Gruber. Il s'agit du frère de Hans Gruber, que McLane avait affronté quelques années plus tôt à Los AngelesVoir Piège de cristal, venu venger la mort de son aîné. Simon annonce alors qu'une bombe est cachée dans l'une des nombreuses écoles de la ville. Tandis que les forces de l'ordre, privées de leurs radios à cause du risque de détonation, fouillent les établissements, Simon lance son véritable plan.
Pendant que la police est occupée, l'équipe de Simon investit la réserve fédérale située dans le Financial District de Manhattan. Sous couvert de travaux publics, les mercenaires creusent un tunnel depuis le métro, éliminent l'inspecteur Walsh et s'emparent de 140 milliards de dollars en lingots d'or, chargés dans une flotte de camions.
De leur côté, John et Zeus résolvent une énigme complexe dans un parc. Un éclair de lucidité frappe John lorsqu'il croise deux jeunes délinquants : il comprend que l'alerte à la bombe dans les écoles n'est qu'une immense diversion pour dévaliser la banque sans opposition. Le duo retourne à Wall Street. Tandis que John infiltre la Réserve Fédérale et élimine plusieurs mercenaires, Zeus tente de duper les complices de Simon. Ils finissent par se retrouver et se lancent à la poursuite du convoi, tout en tentant de résoudre une dernière énigme sur l'identité du président des États-Unis.
Le convoi emprunte un aqueduc en construction à Long Island Sound pour quitter Manhattan. John parvient à monter à bord d'un des camions, neutralise les occupants et identifie enfin le président recherché : Chester Alan Arthur. De son côté, Zeus se rend au Yankee Stadium, mais réalise qu'il est tombé dans un piège.
Simon, acculé, décide de saboter le tunnel pour noyer John. Ce dernier survit miraculeusement en étant éjecté par une bouche d'aération et est récupéré par Zeus. Après une course-poursuite nerveuse contre les tueurs de Simon, ils parviennent à s'introduire sur le cargo transportant l'or. Capturés, ils découvrent que la bombe dans l'école n'était qu'un leurre rempli de sirop d'érable, tandis que la véritable menace se trouve sur le bateau. Simon, moqueur, laisse un flacon d'aspirine à John pour sa migraine avant de s'échapper.
C'est alors que la trahison de Simon éclate : l'or n'est pas sur le navire. Le bateau explose pour simuler la disparition du trésor, alors que les lingots sont déjà en route vers le Canada. John et Zeus s'échappent de justesse avant la déflagration.
Alors que tout semble perdu, John examine le flacon d'aspirine offert par Simon. Il y découvre une inscription indiquant la provenance du médicament : une station-service située au Québec, près de la frontière.
Le soir même, les autorités lancent un assaut sur la base canadienne des mercenaires. Simon tente de s'enfuir en hélicoptère avec sa compagne Katya et prend en chasse l'appareil transportant John et Zeus. Après un atterrissage forcé de la police, John sort de l'épave et, d'un tir précis, sectionne une ligne à haute tension. Les câbles s'emmêlent dans le rotor de l'hélicoptère de Simon, provoquant son explosion. Victorieux mais épuisés, John et Zeus partagent un rire salvateur, avant que McClane ne se résigne à appeler sa femme pour une discussion qui s'annonce, une fois de plus, mémorable.
Fiche technique
Titre original : Titre français : Une journée en enfer Titre québécois : Marche ou crève : Vengeance définitive. Réalisation : John McTiernan Scénario : Jonathan Hensleigh, d'après certains personnages créés par Roderick Thorp Musique : Michael Kamen Direction artistique : John R. Jensen et Woods Mackintosh Décors : Jackson De Govia Costumes : Joseph G. Aulisi Photographie : Peter Menzies Jr. Son : Bob Beemer, Joseph A. Brennan, Daniel J. Leahy, Michael Minkler Montage : John Wright Production : John McTiernan et Michael Tadross Production déléguée : Buzz Feitshans, Robert Lawrence et Andrew G. Vajna Production associée : Robert H. Lemer Coproduction : David Willis et Carmine Zozzora Sociétés de production : et Sociétés de distribution : (États-Unis) ; (France) Budget : . Pays de production : Langues originales : anglais, allemand, roumain Format : couleur (DeLuxe) (Technicolor) — — 2,39:1 (CinemaScope / Panavision (anamorphic) — son Dolby Digital Genre : action, policier, thriller Durée : Dates de sortie . : États-Unis, Québec : France : Suisse romande : . Classification : États-Unis : interdit aux moins de ()Classification États-Unis : Les enfants de moins de doivent être accompagnés d'un adulte - France : tous publics., déconseillé aux moins de 12 ans à la télévision. Québec : et plus (violence - langage vulgaire) ()
Distribution Bruce Willis (VF : Patrick Poivey ; VQ : Jean-Luc Montminy) : le lieutenant John McClane Jeremy Irons (VF : Bernard Tiphaine ; VQ : Jean-Marie Moncelet) : Simon Peter Gruber Samuel L. Jackson (VF : Thierry Desroses ; VQ : Éric Gaudry) : Zeus Carver Larry Bryggman (VF : Guy Chapellier ; VQ : François Cartier) : l'inspecteur Arthur Walter Cobb Graham Greene (VF : Marc Alfos ; VQ : Marc Bellier) : le détective Joe Lambert Colleen Camp (VF : Josiane Pinson ; VQ : Élise Bertrand) : la détective Connie Kowalski Anthony Peck (VF : José Luccioni ; VQ : Yves Corbeil) : l'inspecteur Ricky Walsh Nicholas Wyman (VF : Bernard Métraux ; VQ : Benoit Rousseau) : Mathias Targo : Katya Kevin Chamberlin (VF : Jean-Loup Horwitz ; VQ : Louis-Georges Girard) : Charles « Charlie » Weiss Sharon Washington (VF : Catherine Artigala) : l'officier Jane Stephen Pearlman : Fred Schiller Michael Alexander Jackson : Dexter, le neveu de Carver Aldis Hodge : Raymond, le neveu de Carver Mischa Hausserman : Mischa Edwin Hodge : l'ami de Dexter Robert Sedgwick : Rolf Tony Halme : Roman Bill Christ : Ivan Charles Dumas (VQ : Victor Désy) : Andy Cross Michael Cristofer : Bill Jarvis John Doman : le contremaître du chantier Richard E. Council : Otto Damien Demento : Erik (crédité en tant que Phil Theis) Ivan Skoric : l'homme de Targo J. R. Horny (VF : Jean-Claude Sachot ; VQ : Julien Bessette) : le sergent John Turley Richard Russell Ramos : le chef du FBI Antonia Rey : Stella Joe Zaloom (VF : Michel Fortin ; VQ : Yves Massicotte) : Jerry Parks Alan Rickman : Hans Gruber (images d'archives) Bonnie Bedelia : Holly Gennero McClane (caméo vocal) Sources et légende : Version française (VF) sur Allodoublage« Fiche du doublage français du film » sur Allodoublage, consulté le 27 février 2015. Version québécoise (VQ) sur Doublage Québec« Fiche du doublage québécois du film » sur Doublage Québec, consulté le 27 février 2015
Production Genèse et développement Deux scénarios ont d'abord été envisagés avant celui utilisé ici. Le premier, écrit par James Haggin est titré Troubleshooter, voyait John McClane en croisière aux Caraïbes avec sa famille aux prises avec de nouveaux terroristes. L'idée est abandonnée quand Piège en haute mer avec Steven Seagal entre en préproduction en 1992. Le second script, écrit par Doug Richardson (scénariste du précédent volet) et John Fasano, avait pour toile de fond la prise de contrôle du métro de Los Angeles. Mais Bruce Willis s'y opposa, jugeant que l'action était trop proche de celle du film précédent, 58 minutes pour vivre, voulant un lieu plus vaste pour l'action principaleDossier (Presque) tout sur Die Hard ! page 3 - AlloCiné.. Le script utilisé est préalablement nommé Simon Says, écrit par Jonathan Hensleigh qui vient de collaborer avec John McTiernan sur un projet avorté de remake de Capitaine Blood. Le personnage qui sera plus tard Zeus est alors un personnage féminin. Le producteur Joel Silver a un temps voulu utiliser l'intrigue pour L'Arme fatale 3. Le script est ensuite réadapté au style de la série Die Hard. Hensleigh déclare cependant que toute la première heure est quasiment mot pour mot ce qu'il avait écrit à l'origine. Une journée en enfer est alors le premier film de la saga basé sur une script original et non d'après un roman.
Après avoir finalisé le script, Jonathan Hensleigh est longuement interrogé par le FBI, inquiet des précisions présentes dans le scénario concernant la vulnérabilité de la réserve fédérale d'or, la proximité du métro ou l'utilisation de l'aqueduc par les camions, toutes bien trop véridiques à leur goût.
Le poste de réalisateur est proposé à Danny Cannon, mais il préfère se consacrer à Judge Dredd (1995). John McTiernan, réalisateur du premier film, revient finalement pour ce troisième volet. Il refuse quant à lui de mettre en scène Batman Forever pour faire ce film.
Attribution des rôles