Le Latécoère 298 est un hydravion-torpilleur français de l'entre-deux-guerres.

Conception Une spécification de la marine fut émise en 1933 afin de remplacer l'hydravion torpilleur Latécoère 290, en service à partir de 1934 dans l'aviation navale. Cette demande concernait un nouveau bombardier-torpilleur et la firme Latécoère développa le modèle 298, une version plus moderne de son prédécesseur. Le Latécoère 298.01 effectua son premier vol en , pilote Jean Gonord.

Le Latécoère 298 était un monoplan à aile médiane de construction métallique, à l'exception des empennages en bois entoilé, doté d'une hélice à pas variable et de volets d'intrados. Il s'agissait d'un hydravion à flotteurs, triplace, aux ailes effilées. Il pouvait emporter une torpille ou des bombes de dans une soute sous le fuselage. Le prototype se révéla réussi et une commande de 127 exemplaires de série fut passée par les autorités françaises.

Engagements vignette|gauche|upright=1.4|Le croiseur Tourville en 1943 avec deux Laté 298 entre les cheminées et un Loire 130 sur la catapulte.

Durant la campagne de France, huit escadrilles opérationnelles en ont été équipées, dont deux à bord du transport d'hydravions Commandant Teste. Certaines ont été engagées dans le harcèlement des unités motorisées allemandes entre Boulogne et la Somme, un type de mission pour lequel cet appareil n'était pas prévu. Après l'armistice, six unités sont restées en service avec l'autorisation des commissions allemande et italienne. Un détachement s'incorpora dans le Coastal Command britannique et servit dans la lutte anti-sous-marine. Deux exemplaires servirent à des personnels de la Marine Nationale pour rejoindre les FFL (Force Françaises Libres), l'un vers l'Angleterre, l'autre jusqu'à Dakar, où celui-ci fut intercepté par les autorités du gouvernement de Vichy et ses navigants emprisonnés.

Quelques exemplaires survécurent au conflit et furent employés jusqu'en 1951 à l'instruction, malheureusement aucun exemplaire n'a été préservé pour un musée.

Variantes Plusieurs versions furent élaborées, toutes se caractérisant par un habitacle redessiné.

Latécoère 298A Le fut livré à partir d'.

Latécoère 298B Le était doté d'une double commande et d'ailes repliables.

Latécoère 298D Enfin, le comportait une double commande et des ailes fixes. Tous ces appareils entrèrent en service jusqu'à l'armistice de .

Latécoère 298E Un des Laté 298D fut pourvu d'une gondole ventrale d'observation et reçut la dénomination de .

Latécoère 299A Tandis qu'un de reconnaissance, de bombardement et de torpillage fut dérivé du et vola en . Seulement 2 exemplaires furent construits. Autres caractéristiques . On peut le voir, dans les dernières minutes du film Au grand balcon (1949) où il part pour la première liaison de l'Aéropostale sur l'Atlantique Sud, en lieu et place du véritable Latécoère 28, auquel pourtant il ne ressemblait guère. Dans certaines scènes, on voit bien les trappes de la soute à torpille.

Notes et références

Bibliographie

Les Ailes Françaises, l’Encyclopédie des avions de la Seconde Guerre Mondiale - 3 Les hydravions à flotteur, chapitre 10. .

Voir aussi Liste des avions militaires de la Seconde Guerre mondiale

Aviafrance.com - Latécoère 298, variantes et dérivé - Bruno Parmentier : Latécoère 298A, 1936, Hydravion de torpillage - Latécoère 298B, 1938, Hydravion de torpillage - Latécoère 298D, 1939, Hydravion de torpillage - Latécoère 298E, 1940, Hydravion de reconnaissance - Latécoère 299, 1939, Reconnaissance - AviationsMilitaires.net, Latécoère 298, Ciders - Greec.free. Latécoère 298 - Les avions torpilleurs Français et leur star (2014), le Latécoère 298. L'aviation selon Drix - Other Combat Aircraft lf World War II. Latécoère 298 - Postedeschoufs. Les escadrilles de torpillage -

Laté 298 Catégorie:Aéronef utilisé par l'aviation navale française Catégorie:Hydravion Catégorie:Avion des années 1930 Catégorie:Aéronef Latécoère Catégorie:Avion à hélices Catégorie:Premier vol en 1936 Catégorie:Avion à ailes médianes Catégorie:Bombardier-torpilleur français