Berlancourt est une commune française située dans le département de l'Aisne en région Hauts-de-France. Géographie Localisation Berlancourt est située dans le département de l'Aisne, à vol d'oiseau à au nord-est de la préfecture de Laon. et à de Marle dans la région naturelle de la Thiérache.

Communes limitrophes

Marcy-sous-Marle et Rougeries sont des communes voisines proches mais non limitrophes.

Géologie et relief, hydrographie La superficie de la commune est de ; son altitude varie de Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, , consulté le 4 septembre 2015..

La commune se trouve sur un plateau légèrement ondulé, où ne coule aucun cours d'eau. Cela se reflète dans plusieurs terrains qui, sans être bordés de collines, portent le nom de vallée : vallée de la Neuville, vallée Être, vallée du Bois, vallée Gillot, et autrefois (en 1824) vallée du Sapin, vallée aux Tilleuls, vallée Fouquet, vallée Jean-Parent, vallée de Guise, vallée Prètrière, tandis que le nom mont ne s'y trouve seulement qu'une fois en bordure de la commune : mont Gillot..

Voies de communication et transports Cinq routes relient Berlancourt aux communes voisines. Les accès à la RN 2 Paris - Maubeuge et à la D 946 de Guise à Montcornet sont à . L'accès à l'autoroute A26 - E17 Calais - Troyes est à .

Un service très restreint de cars (ligne de car ) dessert les mardis et vendredis (jours de marché à Marle) les villages de Berlancourt, Housset et Sons-et-Ronchères à partir de Marle.

La gare ferroviaire la plus proche est la gare de Marle à sur la ligne de La Plaine à Hirson et Anor (frontière). Les gares de Laon () et de Saint-Quentin () sont les nœuds ferroviaires les plus proches.

Les grands aéroports parisiens sont à .

Hydrographie La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle n'est drainée par aucun cours d'eau.

vignette|centre|upright=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de BerlancourtLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (). Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Fontaine-lès-Vervins à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme Typologie Au , Berlancourt est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (95,1 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (95,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (95,1 %), zones urbanisées (4,9 %)..

L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|centre|upright=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Morphologie urbaine vignette|Entrée de Berlancourt. L'ensemble des habitations est localisé dans le bourg. Le territoire de la commune ne compte ni lieu-dit ni hameau. Le bourg compte huit rues : cinq commémorent une personne : rue Georges-Carlier ; rue Raoul-Dupont (ancien maire) ; rue Marie-Louise-Herbert ; rue Ernest-Paradis (mort pour la France) ; rue Georges-Rebouté (mort pour la France) ; les autres sont la rue du Chauffour (lieu où était situé l'ancien four commun, près de la « Côte du puits ») ; la rue Fauconnier (ancien cocher de Napoléon) et la rue du Tour-de-Ville (depuis 2000).. La plupart des rues du village ont reçu leur nom en 1987.

Logement En 2012, le nombre total de logements dans la commune était de 40, alors qu'il était de 36 en 2007LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie..

Parmi ces logements, 95,0 % étaient des résidences principales, 0,0 % des résidences secondaires et 5,0 % des logements vacantsLOG T2 - Catégories et types de logements..

Projets d'aménagement En 2015, la commune recense des parcelles potentiellement constructibles en centre village.

La commune envisage, avec l'aide du syndicat mixte de l'Union des secteurs d'énergie du département de l'Aisne (USEDA), d'améliorer dans les années à venir son éclairage public et d'enfouir la majeure partie de ses réseaux électriques et téléphoniquesJournal de l'Union des secteurs d'énergie du Département de l'Aisne, décembre 2014.

Toponymie La mention Bellancurti, citée dans une charte de 1137 de l'évêque de Laon Barthélemy de Jur, est peut-être la plus anciennemémoires de la fédération des sociétés savantes de l'Aisne, , , Haudreville, du Moyen Âge à la Renaissance, , consulté le 4 septembre 2015.. Le dictionnaire topographique de l'Aisne de 1871 cite d'autres formes anciennes, tirées d'actes divers : in territorio de Berlaincurt (1144)Barthélemy, évêque de Laon pour Thenailles (abbaye Notre-Dame in Chartae Galliae, acte , publié par l'Institut de recherche et d'histoire des textes, 2014, , consulté le 4 septembre 2015., altare de Berleincurt (1171), Berlencurt (1195), Bellaincort (1244), Bellancourt (1460), Barlancourt (1544) et Beillencourt (1603)Auguste Matton, Dictionnaire topographique du département de l'Aisne comprenant les noms de lieu anciens et modernes 1871, , , consulté le 4 septembre 2015.].

Le toponymiste Ernest Nègre indique que le nom de la commune vient de Bertelannus, nom germanique, + cortem, curtis, ferme. Il existe également la variante orthographique Berlaincourt, consulté le 4 septembre 2015..

Une étymologie locale relie le nom au lieu où l'on viendrait jouer au brelanMonographie Berlancourt, manuscrit anonyme non daté, vers 1884, sur le site des archives de l'Aisne, , consulté le 4 septembre 2015.Mémoires de la Société des antiquaires de Picardie série 2, tome 1, 1851 : ce document contient des notices sur Berlancourt et sur l'ancien jeu berlan sans aucun lien entre les deux, ..

Histoire Préhistoire et Antiquité Sur le territoire de la commune, des racloirs préhistoriques ont été trouvés. En travaillant la terre, des laboureurs ont parfois trouvé des monnaies gallo-romaines du , dont les plus nombreuses sont à l'effigie de Gordien de Salonine. L'une d'elles porte l'effigie de Dioclétien. Des morceaux de sarcophages sont trouvés au lieu-dit les Longues RoiesRené Toffin, Haudreville, établissement agricole millénaire et antique prieuré bénédictin au pays de Marle, 1956 . Vers 1970, on a découvert un dépôt monétaire gallo-romain, contenant 8 deniers d'argent : un de Gordien III, 3 de Philippe l'Arabe, 2 de Valérien II, et 2 de GallienBlaise Pichon, Carte archéologique de la Gaule: 02. Aisne, Les Editions de la MSH, 2003 ..

Moyen Âge Le village appartenait au Haut Moyen Âge à l'abbaye Saint-Martin de Laon. Saint Martin est depuis cette date le saint patron de la commune. L'origine lointaine de l'église de Berlancourt se situe avant 1142, l'année où l'évêque Barthélemy souscrivit une charte sur la donation de l'autel de Berlancourt faite par les moines de Saint-Jean aux religieux de Thenaillesin Bulletin de la Société archéologique, historique et scientifique de Soissons, 1877, ..

Un seigneur Thomas de Bellancurti est mentionné dans la charte épiscopale de 1137, et Helvide de Berlaincourt dans celle de 1144Acte n°208511 dans Chartae Galliae, op. cit.. Les moines sont à l'origine au du défrichement de la vallée de la Serre et du plateau où se trouve Berlancourt. Les moines avaient dans ce temps un avoué : Raoul de Coucy advocatus noster in terra nostris de Riparia (notre avocat dans notre terre des rivières = la Serre). en abuse pour prendre pouvoir comme coseigneur et c'est ainsi que Berlancourt se trouve dès la fin du dans la terre des sires de Coucy. Le lieu-dit la Haie de Berlancourt est mentionné dans un texte de 1187 ; c'était une terre inculte, concédée par Raoul de Coucy à Thenailles..

Temps modernes L'historien régional Maximilien Melleville donne une liste de seigneurs laïcs de Berlancourt, dont Philibert d'Ailly en 1609Melleville, Dictionnaire historique du département de l'Aisne, Volume 1, . :

1163 : à Clarambaud I (ou Clérembaud, dans un acte de 1171Bibliothèque de l'École des chartes, Volume 41, 1880, p. 245), puis en 1183 : à Clarambaud II. 1511 : à Raoul de Coucy, seigneur de Vervins et Berlancourt, un des descendants de Raoul de Coucy. vers 1580 : Claude Demange (de Mange, lieutenant au bailliage de Laon), puis 1600 : Charles de Mange (également lieutenant au bailliage de Laon), dont la fille devient l'épouse du seigneur suivant : 1615 : à Antoine de Martigny, seigneur de Variscourt et de Berlancourt.

En , pendant la guerre de Trente Ans, Berlancourt est l'un des villages dans le Marlois pillés par les troupes espagnolesLa cense de Haudreville aux ..

1650 : à Jean-François de Martigny, seigneur de Berlancourt (son frère Charles obtient la seigneurie de Variscourt) ; il a rang de lieutenant-général du bailliage de Laon. vers 1680 son fils Charles-Antoine de Martigny, seigneur de Berlancourt et de Variscourt. 1690 : à son petit-fils Jean-François de Martigny, qui est conseiller au bailliage et siège présidial de Laon. Une de ses filles est mariée à Jean-François de La Bretèche. 1735 : par ce mariage, la seigneurie de Berlancourt passe dans la famille de La Bretèche.