Pierre-Albert Clément, né à Nîmes le , et mort le à Alès, est un écrivain français, historien du Languedoc.

Biographie Né à Nîmes en 1924, Pierre-Albert Clément passe son enfance à Canaules dans le Gard où son père est instituteur.

1924-1944 : un jeune studieux De 1934 à 1942, Pierre-Albert est élève au lycée Jean-Baptiste-Dumas d’Alès ; il dira : Entretien lors d’une conférence aux Mages, 2005, arch. privées..

Entre et , il fait Maths Sup au lycée de garçons de Nîmes, puis en prépa H.E.C. à Montpellier ; début mai, il passe l’écrit du tronc commun H.E.C. – Saint-Cyr. L'oral sera reporté pour cause de Libération.

1944 : Le maquis En 1944 (de juin à septembre), il rejoint le maquis F.T.P.F. (Francs Tireurs Partisans Français) du Bougès à partir de Saint-Frézal-de-Ventalon (48), où il est est affecté au camp de Champ-Domergue, 7206 compagnie.

Son arrivée au maquis (juin, date non précisée) est marquée par l’opération « dynamite » (19- au Collet-de-Dèze) et le barrage de la Croix de Berguerolles pour contrer le retrait de l’armée allemande, le ; durant cette opération, il a le bras droit fracassé par une balle explosive. Il publiera trois récits à ce sujetClément P.-A. « Mon arrivée à Champ-Domergue », Lien des Chercheurs cévenols, , 2012, . Clément Pierre-Albert, « Opération dynamite », de Pierre Lanvers, Au service de la France, témoignages, éditions LBM, janvier 2007. Témoignage dans Vielzeuf Aimé, Bloc Notes 44, ..

En , il est affecté à l’hebdomadaire Le Volontaire des F.T.P., et y rédige ses premiers articles. Sa carrière se poursuit au journal L’Assaut, jusqu’en .

Il reçoit la Légion d’honneur (D.P.L.V.) pour actes menés au péril de sa vie ainsi que la médaille de la Libération.

1944-1961 : La vie civile, la thèse et l’Olympia des Cévennes De à , il prépare les concours de Saint-Cyr et de H.E.C. ; il est reçu , et il intègre H.E.C à Paris, et poursuit en même temps une licence de lettres à l’Institut de Géographie.

De 1947 à 1948, il est inscrit à la faculté de droit de Montpellier ; sous la direction des professeurs Jules Milhau et Paul Marres, il prépare une thèse en Sciences économiques sur : Le Salavès, étude monographique du canton de Sauve,  qu’il soutient en 1952. Elle est présentée ainsi : Recension de cette thèse publiée par les Languedoc éditions, revue Population, année 1954, vol. 9, ..

Plus tard, entre 1961 et 1975, il organise les « Fêtes de la pleine lune » à Canaules. La première manifestation a lieu le avec un gala de Johnny Hallyday. L'évènement accueille (notamment), Charles Aznavour, Gilbert Bécaud, Jacques Brel, Claude François, Françoise Hardy, Mouloudji, Michel Sardou, Mireille Mathieu, Serge Lama, Hervé Vilard, Daniel Guichard et est surnommé l'Olympia des CévennesFrédéric Quinonero, Johnny Live 50 ans de scènes, 2012, Éditions L'Archipel, page 47, citation : « [...] Johnny Hallyday a été à l'origine du lancement des Fêtes de la Pleine Lune, à Canaules [...] Une manifestation qui accueillera pendant quinze ans les plus grands noms de la chanson française, de Jacques Brel, à Claude François, en passant par Sylvie Vartan, Françoise Hardy [...] Pierre Albert Préjean n'est pas peu fier d'avoir donné à sa commune [...],une audience nationale qui lui a valu l'appellation flatteuse d'"Olympia des Cévennes". »http://anecdotes-gardoises.over-blog.com/2018/02/les-yeyes-a-canaules.html / consulté le 26 juillet 2020. « Sait-on en effet que Canaules était le passage obligé (et souhaité) des plus grandes vedettes de l'époque, et que sur la scène aménagée dans un terrain derrière l'école communale, les soirs d'été, se sont succédé des plateaux dont la composition et la richesse feraient crever de jalousie tous les organisateurs d'aujourd'hui ? » / Source : Roland Massabuau, Midi Libre, 20 juillet 2008..

1956-1981 : vie professionnelle et défense du patrimoine Entre 1956 et 1981, il vit à Saint-Ambroix et travaille aux usines GARD à Potelières (30), Publicité de l’entreprise sur son site internet.. Directeur commercial, L’exploitant agricole, 9 août 2002.. Il est licencié au cours d'un plan social de restructuration.

Depuis les années 1960 jusqu’à son décès, il reste président du Club de football de Canaules, et s’investit dans la défense . Il pourfend les gaspillages des communes, les amitiés entre politiques, le mépris du patrimoine local et les promesses non tenues.

1983-2005 : l’Histoire et ses retentissements Max Rouquette écriraArch. privées, Pierre A. Clément, par Max Rouquette :

Entre 1983 et 1999, il publie ses trois premiers ouvrages d’envergure : Les chemins à travers les âges, En Cévennes avec les bergers, Foires et marchés d’Occitanie.

Ils connaissent tous plusieurs rééditions. Selon Pierre-Albert, leur succès est dû à L’étude des chemins et la « science des foires »., .

En 1988, il est élu comme membre non résidant de l’Académie de Nîmes. En 1990, après le décès de Jean Pellet, son fondateur, il est élu rédacteur en chef du Lien des Chercheurs Cévenols, dont il devient le président de 2002 à 2012. Durant ses mandats de rédacteur en chef, il oriente cette revue vers le grand public, en publiant de nombreux auteurs.

En 1991, il devient résident de l’association L’Air du Pays, pour la défense du patrimoine gardois. Il s'oppose à un projet de construction près du temple de Diane à Nîmes qui a démoli un portique du , plus vieux monument de NîmesArch. privées, Attestation de Pierre Gros, professeur à l’Université d’Aix-en-Provence, Institut de Recherches sur l’Architecture Antique.. L’association distribue des « truelles d’or » pour ceux qui respectent et soignent le patrimoine et des « Pitié pour le Gard » aux autres.

En 1992, il est coopté comme chercheur associé au CNRS, rattaché au G.D.R. 926 (Université de Besançon) sur « les paysages antiques et l’atlas des cadastres de Gaule ». Son ouvrage sur « Les Chemins » est cité en référence bibliographique par de nombreux auteurs qui ont travaillé sur la thématique des paysages antiques.

En 1992, il lance la fête de la transhumance à l’Espérou. Son ouvrage « En Cévennes avec les bergers », se vend à exemplaires.

Entre 1992 et 2004, il mène des démarches pour l’inscription de la ville de Nîmes au patrimoine mondial de l’UNESCO.

2004 à 2014 : Nouveaux intérêts, nouveaux ouvrages En 2004, il met au net le tracé de la Voie Domitienne à travers Montpellier.

De 2005 à 2008, il s'engage dans la publication d'une deuxième série d’ouvrages : Via Domitia des Pyrénées aux Alpes, qu’il a fait classer comme monument historique avec l’aide de Philippe Lamour ; Loys Bastide et sa Chaline (roman), les aventures d’un muletier au ; Sainte-Resquille (chronique clochemerlesque d’un bourg cévenol) ; les lecteurs reconnaissent un village de la plaine gardoise ; L’Olympia des Cévennes (Les fêtes de la Pleine Lune à Canaules de 1950 à 1975).

En 2008, il commence la rédaction de son ouvrage sur le département de Sauve, sans avoir trouvé d'éditeur à ce moment.

Il revient à la langue d’oc, comme l'écrit Max Rouquette :

En mai 2012, il inaugure la stèle consacrée au maquisards à Champ-Domergue.

Il meurt le .

Publications

Notes et références

Voir aussi Bibliographie

Liens externes La fiche signalétique de Pierre-Albert Clément sur autour-des-auteurs (association des auteurs du Languedoc-Roussillon)

Liste académiciens résidants et non résidants sur le site de l'Académie de Nîmes.

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