Pomy est une commune française située dans l'ouest du département de l'Aude dans la région Occitanie.

Sur le plan historique et culturel, la commune fait partie du Razès, un pays historiquement très étendu, qui ne se résume aujourd'hui qu'aux collines de la Malepère et au bas Razès au centre et au sud, limité par le pays de Sault. Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par le Blau et par un autre cours d'eau.

Pomy est une commune rurale qui compte en , après avoir connu un pic de population de en 1806. Ses habitants sont appelés les Pominois et ses habitantes les Pominoises. vignette|La mairie ancienne école.|alt= Géographie vignette|La D 44 l'entrée de Pomy.|alt= Localisation La commune est située entre Limoux et Mirepoix.

Communes limitrophes

Hameaux et lieux-dits Le village, relativement petit, s'apparenterait plutôt à un hameau. La commune, rurale, est essentiellement composée de fermes : Saint-Pierre, la Jasse, Perpigna, le Rouget, Lauzette, Irlat, Mellies, le Clot...

Hydrographie La commune est pour partie dans le bassin de la Garonne, au sein du bassin hydrographique Adour-Garonne., et pour partie dans la région hydrographique « Côtiers méditerranéens », au sein du bassin hydrographique Rhône-Méditerranée-Corse.. Elle est drainée par le Blau et le ruisseau de Rivel, qui constituent un réseau hydrographique de de longueur totale..

Le Blau, d'une longueur totale de , prend sa source dans la commune de Pomy et s'écoule vers l'est puis se réoriente vers le nord-est. Il traverse la commune et se jette dans la Sou à Saint-Martin-de-Villereglan, après avoir traversé .

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne et est dans la région climatique Pyrénées orientales, caractérisée par une faible pluviométrie, un très bon ensoleillement (), un air sec, particulièrement en hiver et peu de brouillards. Elle est en outre dans la zone H3 au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Benoît à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Milieux naturels et biodiversité Aucun espace naturel présentant un intérêt patrimonial n'est recensé sur la commune dans l'inventaire national du patrimoine naturel....

Urbanisme Typologie Au , Pomy est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (52,6 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (52,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (52,1 %), prairies (25,3 %), zones agricoles hétérogènes (14,9 %), cultures permanentes (7,2 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,4 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). Risques majeurs Le territoire de la commune de Pomy est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse) et séisme (sismicité faible).. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..

vignette|upright=1.2|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Pomy. Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. La totalité de la commune est en aléa moyen ou fort (75,2 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les dénombrés sur la commune en 2019, 35 sont en aléa moyen ou fort, soit 100 %, à comparer aux 94 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM...

Économie Emploi

En 2018, la population âgée de s'élève à , parmi lesquelles on compte 60,6 % d'actifs (45,5 % ayant un emploi et 15,2 % de chômeurs) et 39,4 % d'inactifsLes inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.. En 2018, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des est supérieur à celui du département et de la France, alors qu'en 2008 la situation était inverse.

La commune est hors attraction des villes... Elle compte en 2018, contre 9 en 2013 et 10 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 17, soit un indicateur de concentration d'emploi de 58,9 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 47,8 %..

Sur ces 17 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 9 travaillent dans la commune, soit 53 % des habitants.. Pour se rendre au travail, 70,6 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 5,9 % les transports en commun et 23,5 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile).. Activités hors agriculture Un seul établissementL'établissement, au sens de l’Insee, est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services. relevant d’une activité hors champ de l’agriculture est implanté à Pomy au .. Agriculture

La commune est dans le Razès, une petite région agricole occupant l'ouest du département de l'Aude., également dénommée localement « Volvestre et Razès ».. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agricultureL'orientation technico-économique est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard. sur la commune est la polyculture et/ou le polyélevage.. Deux exploitations agricoles ayant leur siège dans la commune sont dénombrées lors du recensement agricole de 2020 (huit en 1988). La superficie agricole utilisée est de .... Histoire

Moyen-Âge : L’existence d’une église à Pomy est, d’après les sources conservées aux Archives Départementales, très ancienne, puisque le plus vieux document citant l’église date de 1360. Pomy se nomme alors Ponte Mirone et l’Archevêque de Narbonne y prend le tiers de tous les fruits, ainsi qu’aux Rabous de Courtauly, alors dénommés Babone, qui était alors associée à PomyAD Aude G2 fol° 66 Livre Vert de l’Archevêché.

Ce n’est certainement pas la même église, le même bâtiment, que nous pouvons observer actuellement, car elle a subi en six siècles beaucoup de transformations. La proximité du ruisseau traversant le village, certainement plus large qu’aujourd’hui, et la présence de terre argileuse ont tout naturellement conduit nos ancêtres à construire une tuilerie dans le village, parallèlement à une activité d’élevage et à une exploitation agricole des terres environnantes.

Le village est encore cité dans la période de 1389 à 1589 (sans plus de précision sur la date) et porte le nom de « Ponte Mire ou bien Pomy en la juridiction de Montaud ». Jean Senhier déclare y «avoir quelque droit ». Jean et Jacques de Monjardin y dénombrent les deux seigneuries de Pomy et Montaud en RazèsBibliothèque Municipale de Carcassonne MS 9551 f° 53. Le nom actuel commence donc à apparaître.

De fait, comme dit plus haut, l’étymologie de Pomy n’est pas Pometum (verger, lieu planté de pommiers), comme l’avait d’abord écrit l’abbé Sabarthès avant de faire des recherches plus poussées, mais bien Ponte Mirone (Pont de Mirone).

Renaissance et Grand Siècle: L’écusson de Pomy, en 1696, est d’or à une bordure de sableAD Aude 16J80.

En 1594AD Aude C Assiette dioc. Alet , les archives citent l’église de Poumi, altération occitane de Pomy, et en 1639 Archives Communales de Narbonne Invent. Rocq., II, 448, cette dernière date nous mentionnant pour la première fois son patronyme, Saint-Paul.

Le premier compoix de PomyAD Aude BC 395 qui est conservé aux Archives Départementales qui date d’avant 1687 et les actes notariés du XVIIe siècle nous parlent des campagnes:

-Saint-Pierre qui est un ancien prieuré : Saint-Pierre d’Aléat et qui garde la clé de Saint Pierre sur ses murs.

-Melliès dont les habitants principaux du hameau sont évidemment (!) des Melliès de père en fils depuis le XVIIe siècle jusqu’à la fin du XIXe siècle, une véritable dynastie de plusieurs siècles, soit au moins 6 générations connues, essaimant dans les hameaux (Beillou) et villages environnants (dont certainement le célèbre cinéaste Georges Meliès, dont les premiers ascendants connus sont de Chalabre début XVIIIe siècle).

-Le Rouget dont les habitants principaux du hameau sont des Cadène de père en fils jusqu’à la fin du XIXe siècle, là aussi une autre dynastie d’au moins 9 générations.

-La Jasse où certains Cadène et Melliès, entre autres habitants, vinrent demeurer.

-Irlat dont la construction remonterait à 1639 si l’on en croit la date peinte à la partie supérieure du mur pignon (illisible maintenant mais visible lors de la visite des historiens des Archives Départementales) et l’ancienneté des faïences anciennes scellées sur la façade est de la maison, dont les habitants se nommaient Irlat mais dont la filiation s’est perdue.

-Perpignan, cité en 1763 dont la dynastie est la famille Bouille, toujours actuellement présente depuis 10 générations, record de longévité pour cette famille.