Le congrès de l'Union pour un mouvement populaire de 2012 désigne l'Assemblée générale renouvelant les instances dirigeantes de ce parti à la suite de la défaite de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle et à celle du parti aux élections législatives au printemps 2012. Il s'agit du quatrième congrès de l'UMP depuis sa création en 2002 (en incluant celui de 2007 qui était une primaire interne). Il se tient le par un vote décentralisé au niveau des fédérations auquel sont invités à participer adhérents. Les conditions d'organisation, les résultats très serrés concernant la présidence de l'UMP et l'exposition médiatique nationale et internationale conduisent à la première crise ouverte de l'histoire de l'UMP.
Le soir du vote, l'équipe de Jean-François Copé (président), Luc Chatel (vice-président) et Michèle Tabarot (secrétaire générale) proclame sa victoire, qui est aussitôt contestée par François Fillon et ses soutiens. Après 24 h de vérifications, la Commission d'organisation et de contrôle des opérations électorales (COCOE) déclare l'équipe de Jean-François Copé victorieuse, avec 50,03 % des voix. Le , après une semaine de maelström politique et médiatique, la Commission nationale des recours (CoNaRe), saisie par les deux camps, porte cette avance à 50,28 %. L'équipe de François Fillon met en cause l'impartialité des différentes instances du parti et menace d'un recours en justice. Par la suite, un groupe parlementaire dissident est formé à l'Assemblée nationale par les fillonistes et différentes tentatives de réconciliation ont lieu, aboutissant à la décision unanime du bureau politique du parti d'organiser un nouveau vote en 2013.
Une nouvelle « Charte des valeurs » est largement approuvée et cinq mouvements sont reconnus représentatifs : La Droite forte, La Droite sociale, France moderne et humaniste, Le Gaullisme, une voie d'avenir pour la France et La Droite populaire.
Organisation du congrès
Localisation Les deux premiers congrès du parti ont eu lieu au Bourget en 2002 et 2004, et le suivant a eu lieu en 2007 au Parc des expositions de la porte de Versailles. Afin de faciliter les opérations de votes et de limiter le coût de l'organisation, le congrès de 2012 est décentralisé dans chaque fédération départementale.
Calendrier
En , le bureau politique de l'UMP fixe la date du prochain congrès aux 18 et ..
Les candidatures pour la présidence, la vice-présidence et le secrétariat général du parti, ainsi que les déclarations de principe des mouvements, doivent être transmises à la commission d'organisation du scrutin avant le . Elles sont validées par celle-ci, après vérification du respect des conditions de parrainage, au plus tard le . La campagne officielle se déroule entre le et le . L'élection de l'équipe dirigeante et le vote de soutien aux déclarations de principe a lieu le par vote papier dans chaque fédération départementale..
Liste électorale Le corps électoral est constitué des membres de l'UMP ayant adhéré entre le et le , qui peuvent se mettre à jour de cotisation jusqu'au jour du scrutin inclus, et de ceux ayant adhéré entre le et le ..
Enjeux Ligne politique La question des alliances électorales sont largement abordées, notamment celle avec le Front national soulevée par Gérard Longuet. qui est désapprouvée par la majorité des ténors de l'UMP mais qui reçoit pour la première fois dans un sondage le soutien d'une majorité de sympathisants UMPLe souhait d’accords entre l’UMP et le FN aux élections locales.. La place des centristes au sein de l'UMP, les prochaines échéances électorales et la question des primaires ouvertes pour désigner le candidat du parti à l’élection présidentielle en 2016 font également partie des débats. Pour Alain Juppé, le président élu à l'automne 2012 ne devra pas se présenter à la prochaine présidentielle car selon lui l'unité du parti n'y résisterait pas..
Présidence du parti Président de l'UMP puis élu président de la République, Nicolas Sarkozy fait procéder à une modification des statuts du partiLes nouveaux statuts de l'UMP., qui prévoient, à l’article 48, une disposition instaurant un secrétariat général pour la durée du quinquennat (2007-2012). Nicolas Sarkozy n’étant plus président de la République depuis le , l’UMP doit procéder à l’élection d’un nouveau président..
Pour pouvoir se porter candidat, il faut obtenir le soutien d'au moins 3 % des militants UMP à jour de cotisation au , soit parrainages en provenance d'au moins dix fédérations départementales. Chaque candidat à la présidence forme un « ticket » avec deux autres membres du parti pour les postes de vice-président et de secrétaire général.
Candidats Nom, âge Fonctions et notes 100px|Jean-François Copé Jean-François Copé(48 ans) Secrétaire général de l'UMP Maire de Meaux Député de la sixième circonscription de Seine-et-Marne Ancien ministre Candidat proposé à la vice-présidence : Luc Chatel, 48 ans, maire de Chaumont, député de la première circonscription de la Haute-Marne et ancien ministre. Candidat proposé au secrétariat général : Michèle Tabarot, 49 ans, maire du Cannet et députée de la neuvième circonscription des Alpes-Maritimes.
Soutiens Députés : Yves Albarello, Nicole Ameline, Julien Aubert, Olivier Audibert-Troin, Patrick Balkany, Jean-Pierre Barbier, Étienne Blanc, Jean-Claude Bouchet, Philippe Briand, Gilles Carrez, Yves Censi, Gérard Cherpion, Alain Chrétien, Philippe Cochet, Édouard Courtial, Olivier Dassault, Marc-Philippe Daubresse, Marie-Christine Dalloz, Bernard Deflesselles, Lucien Degauchy, Nicolas Dhuicq, Jean-Pierre Door, Georges Fenech, Marie-Louise Fort, Marc Francina, Laurent Furst, Yves Fromion, Sauveur Gandolfi-Scheit, Bernard Gérard, Claude Goasguen, Jean-Pierre Gorges, Philippe Gosselin, Henri Guaino, Christophe Guilloteau, Michel Herbillon, Guénhaël Huet, Sébastien Huyghe, Christian Jacob (président du groupe UMP à l'Assemblée nationale), Denis Jacquat, Christian Kert, Jacques Kossowski, Patrick Labaune, Valérie Lacroute, Marc Laffineur, Marc Le Fur, Pierre Lequiller, Lionnel Luca, Jean-François Mancel, Laurent Marcangeli, Thierry Mariani, Franck Marlin, Alain Marsaud, Philippe Meunier, Pierre Morel-À-L'Huissier, Alain Moyne-Bressand, Yves Nicolin, Henri Plagnol, Jean-Frédéric Poisson, Axel Poniatowski, Josette Pons, Didier Quentin, Bernard Reynès, Franck Riester, Claudine Schmid, André Schneider, Fernand Siré, Thierry Solère, Éric Straumann, Jean-Marie Tétart, Jean-Charles Taugourdeau, Dominique Tian, Catherine Vautrin, Philippe Vitel, Marie-Jo Zimmermann. Sénateurs : Michel Bécot, François Calvet, Jean-Claude Carle, Pierre Charon, Christian Cointat, Serge Dassault, Francis Delattre, Marie-Hélène des Esgaulx, André Dulait, Louis-Constant Fleming, Jean-Paul Fournier, Christophe-André Frassa, Pierre Frogier, Joëlle Garriaud-Maylam, Jean-Claude Gaudin (président du groupe UMP au Sénat), Bruno Gilles, Michel Houel, Jean-Jacques Hyest, Sophie Joissains, Roger Karoutchi, Marc Laménie, Jean-Louis Lorrain, Colette Mélot, Michel Magras, Philippe Marini, Jean-Pierre Raffarin (ancien Premier ministre), René-Paul Savary, Catherine Troendlé. Députés européens : Jean-Pierre Audy, Rachida Dati, Françoise Grossetête, Brice Hortefeux« Loyal », Hortefeux rallie Copé, Le Figaro, 21 octobre 2012., Philippe Juvin, Agnès Le Brun, Constance Le Grip, Franck Proust, Jean Roatta, Dominique Vlasto. Autres personnalités : Isabelle Balkany, Bruno Beschizza, Charles Beigbeder, Christine Boutin, Françoise Branget, Françoise Briand, Chantal Brunel, François Commeinhes, Grégoire Chertok, Geoffroy DidierGeoffroy Didier soutient Copé, Le Figaro, 7 octobre 2012., Jérôme Dubus, Emmanuel Hamelin, Maryse Joissains-Masini, Brigitte Kuster, François Lebel, Jean-Pierre Lecoq, Daniel Mach, Marie-Anne Montchamp, Nadine Morano, Étienne Mourrut, Hervé Novelli, Guillaume PeltierGuillaume Peltier : « Copé est un homme de rassemblement », Le Figaro, 6 novembre 2012., Éric Raoult, Marie-Josée Roig, Valérie Rosso-Debord, Jean-Marc Roubaud, Salima Saa, Jean SarkozyJean Sarkozy officialise son soutien à Jean-François Copé, Le Figaro, 5 novembre 2012., Catherine Soullie, Olivier Stirn, Chenva Tieu, David-Xavier Weiss. 100px|François Fillon François Fillon(58 ans) Député de la deuxième circonscription de Paris Ancien Premier ministre Candidat proposé à la vice-présidence : Laurent Wauquiez, 37 ans, maire du Puy-en-Velay, député de la première circonscription de la Haute-Loire et ancien ministre. Candidat proposé au secrétariat général : Valérie Pécresse, 45 ans, députée de la deuxième circonscription des Yvelines et ancienne ministre.
Soutiens Députés : Bernard AccoyerPrésidence de l'UMP : Accoyer vote Fillon, Le Point, 28 octobre 2012. (ancien président de l'Assemblée nationale), Benoist ApparuBenoist Apparu soutient François Fillon, Le Point, 27 octobre 2012., François Baroin, Jacques-Alain Bénisti, Xavier BertrandUMP : Xavier Bertrand se rallie à François Fillon, Le Figaro, 26 octobre 2012., Marcel Bonnot, Bruno Bourg-Broc, Valérie Boyer, Xavier Breton, Bernard Brochand, Dominique Bussereau, Jérôme Chartier, Dino Cinieri, Guillaume Chevrollier, Jean-Louis Christ, Éric Ciotti, Jean-Michel Couve, Gérald Darmanin, Bernard Debré, Rémi Delatte, Patrick Devedjian, Sophie Dion, David DouilletUMP : Douillet n'a pas aimé les petites phrases de Copé, Le Point, 10 octobre 2012., Dominique Dord, Marianne Dubois, Christian Estrosi, Hervé Gaymard, Annie Genevard, Guy Geoffroy, Georges Ginesta, Charles Ange Ginésy, Jean-Pierre Giran, Philippe Goujon, Claude Greff, Anne Grommerch, Serge Grouard, Arlette Grosskost, Françoise Guégot, Jean-Claude Guibal, Jean-Jacques Guillet, Michel Heinrich, Patrick Hetzel, Philippe Houillon, Jean-François Lamour, Thierry Lazaro, Isabelle Le Callennec, Dominique Le Mèner, Alain Lebœuf, Pierre Lellouche, Jean Leonetti, Céleste Lett, Geneviève Levy, Véronique Louwagie, Gilles Lurton, Alain Marc, Alain Marleix, Philippe Armand Martin, Alain Marty, Damien Meslot, Jean-Claude Mignon, Jacques MyardPrésidence UMP : Myard choisit Fillon, Le Figaro, 28 octobre 2012., Patrick Ollier (ancien président de l'Assemblée nationale), Bernard Perrut, Michel Piron, Bérengère Poletti, Christophe Priou, Frédéric Reiss, Arnaud Robinet, Camille de Rocca Serra, Sophie Rohfritsch, Paul Salen, Jean-Marie Sermier, Michel Sordi, Claude Sturni, Lionel Tardy, Guy Teissier, Michel Terrot, François Vannson, Charles de La Verpillière, Jean-Sébastien Vialatte, Jean-Pierre Vigier, Michel Voisin, Éric Woerth. Sénateurs : Pierre André, Gérard Bailly, Philippe Bas, Christophe Béchu, Claude Belot, Jean Bizet, Pierre Bordier, Natacha Bouchart, Joël Bourdin, Marie-Thérèse Bruguière, François-Noël Buffet, Christian Cambon Jean-Noël Cardoux, Caroline Cayeux, Gérard César, Jean-Pierre Chauveau, Marcel-Pierre Cléach, Jean-Patrick Courtois, Philippe Dallier, Isabelle Debré, Gérard Dériot, Catherine Deroche, Éric Doligé, Michel Doublet, Marie-Annick Duchêne, Louis Duvernois, Hubert Falco, Michel Fontaine, Bernard Fournier, Yann Gaillard, René Garrec, Jacques Gautier, Colette Giudicelli, Alain Gournac, Francis Grignon, François Grosdidier, Charles Guené, Pierre Hérisson, Alain Houpert, Christiane Hummel, Chantal Jouanno, Christiane Kammermann, Fabienne Keller, Élisabeth Lamure, Gérard Larcher (ancien président du Sénat), Daniel Laurent, Jean-René Lecerf, Jacques Legendre Dominique de Legge, Jean-Pierre Leleux, Jean-Claude Lenoir, Gérard Longuet, Roland du Luart, Alain Milon, Louis Nègre, Philippe Paul, Jackie Pierre, François Pillet, Louis Pinton, Rémy Pointereau, Christian Poncelet (ancien président du Sénat), Hugues Portelli, Sophie Primas, Catherine Procaccia, Henri de Raincourt, André Reichardt, Bruno Retailleau, Michel Savin, Bruno Sido, Esther Sittler, François Trucy, Jean-Pierre Vial.