Bellerive-sur-Allier est une commune française urbaine, située dans le département de l'Allier, en région Auvergne-Rhône-Alpes.
La commune, qui jouxte celle de Vichy, s'appelait à l'origine Vesse et a changé officiellement de nom le . Bordée par la rivière Allier, elle compte (au recensement de ), appelés les Bellerivois et les Bellerivoises.
Géographie Localisation La commune de Bellerive-sur-Allier est située au sud-est du département de l'Allier, en région Auvergne-Rhône-Alpes, à par la routeLes distances sont mesurées entre chefs-lieux de communes par la voie routière et évaluées à l'aide d'un calculateur d'itinéraires. de Moulins., préfecture du département, et à de Vichy., sous-préfecture. La commune fait en outre partie du bassin de vie de Vichy.
Géologie et relief
Géologie La commune est située au nord du Massif central, au contact de plusieurs entités géographiques, entre le Val d'Allier, la plaine de la Limagne (Limagne bourbonnaise) à l'ouest et la montagne bourbonnaise à l'est.
Relief La commune s'étend sur . Son altitude varie de , sur la partie est de la commune (rivière Allier), à sur les coteaux à l'ouest.
La commune est située sur la plaine du val d'Allier.
Hydrographie vignette|alt=La rivière Allier et, au premier plan, le nouveau pont franchissant le Sarmon près de son point de confluence|Confluence entre l'Allier et le Sarmon en 2020. La commune est bordée à l'est par la rivière Allier. Celle-ci fait office de limite administrative avec les communes d'Abrest (vers le lieu-dit Creux Very) puis de Vichy de l'amont vers l'aval. Sa largeur atteint les au niveau de l'ancien stade nautique. Quatre autres cours d'eau coulent dans la commune : le ruisseau de la Rama, cours d'eau de de long prenant sa source à Brugheas. et avec Abrest ; le Sarmon, cours d'eau de prenant sa source dans le département limitrophe du Puy-de-Dôme, à Bas-et-Lezat, et se jetant près du pont de Bellerive. ; le Briandet, cours d'eau de de long, prenant sa source à Serbannes et se jetant près de l'hippodrome.. Il se compose de quatre affluents dont trois couvrent le territoire communal : le ruisseau du Bois des Prêtres, long de , prenant sa source à Serbannes et se jetant près du lieu-dit Le Pouzatais à Espinasse-Vozelle, passant à la frontière communale à Serbannes peu avant son point de confluence., le ruisseau de Conton, long de , coulant exclusivement dans la commune., un cours d'eau anonyme, long de , traversant le parc omnisports. ; la Goutte de la Fontaine, long de , prenant sa source à Espinasse-Vozelle et se jetant dans le ruisseau du Béron à l'est de Charmeil, traverse le bois de Charmeil au nord de la commune.. L'ensemble du territoire communal est couvert par le périmètre de protection des eaux minérales des sources de Vichy Saint-Yorre.
Le territoire communal est compris dans le périmètre du schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux (SDAGE) Loire-Bretagne 2016-2021, approuvé le , et dans le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) Allier Aval, approuvé le .
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne. et est dans la région climatique Nord-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 800 à , bien répartie dans l’année.. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves...
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Vichy à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune., un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Milieux naturels et biodiversité Le territoire communal de Bellerive-sur-Allier est couvert par quatre zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) : Val d'Allier Vichy – Pont de Chazeuil (ZNIEFF de type 1) : cette zone couvre la rivière en aval du pont de Bellerive. ; Val d'Allier entre Vichy et Mariol (ZNIEFF de type 1) : cette zone couvre la rivière en amont du pont de Bellerive. ; Forêt de Montpensier et Bois Saint-Geat. ; Lit majeur de l'Allier moyen (ZNIEFF de type 2)..
Urbanisme Typologie Au , Bellerive-sur-Allier est catégorisée petite ville, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022..
Elle appartient à l'unité urbaine de Vichy, une agglomération intra-départementale dont elle est une commune de la banlieue.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Vichy, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
Occupation des sols vignette|upright=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (43,9 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (34,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (33,2 %), prairies (29,9 %), forêts (16,8 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (7,6 %), zones agricoles hétérogènes (5,8 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (3,2 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (2 %), terres arables (1,6 %)..
L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran..
Lieux-dits, hameaux et écarts Le territoire communal comprend quelques lieux-dits habités : au nord de la commune : Montpertuis, les Calabres, les Barges, les Bernards, les Guinames, Beauregard, Champ Roubeau, Super Bellerive ; au sud de la commune : la Grange au Grain, Creux Véry, Chantemerle, les Vignes des Chaputs, les Séchauds, le Moulin Mazan, le Léry.
Morphologie urbaine
Bellerive-sur-Allier a la particularité de ne pas posséder de centre-bourg ancien. Le développement de la ville, d'abord , où son accès s'effectuait par bac (puis par un pont en fonte depuis 1870, le pont de Bellerive actuel), s'est accentué autour des axes principaux (au bourg, jusqu'à la route , puis à Champ Roubeau (sur la route de Gannat), le long du Sarmon et sur la route de Randan.).
Dans la deuxième moitié du , l'urbanisation a progressé vers le sud du centre-ville, avec l'apparition de lotissements dans le quartier de Chantemerle dans les années 1960-1970, puis vers l'ouest et le nord autour de la route de Gannat (Super Bellerive et Les Guinames) dans les années 1970-1980, puis à proximité du centre-ville dans les années 1990 (hameau de Bellevue, rue Emmanuel-Chabrier autour du collège Jean-Rostand). La tache urbaine représentait, en 2010, , contre avant 1950.
Le centre-ville avec des bâtiments de différentes époques et . Les implantations ont commencé à la fin du , avec une forte hétérogénéité de formes bâties et de fonctions, comprenant des logements collectifs à un étage avec activité commerçante au rez-de-chaussée et des constructions pavillonnaires récentes sur les terrains libres.
Entre le pont de Bellerive et les berges, la résidence du Pont d'Allier, construite entre 1974 et 1978, comprend deux hôtels classés deux et trois étoiles, ainsi que les résidences Longchamp et Auteuil.
Le site de la source intermittente, délaissé par les habitants, a été rénové afin d'en faire une avec une halle commerciale et une nouvelle politique de stationnement. Inscrit dans , le lieu doit et doit .. Les travaux, d'un montant de hors taxes dont 70 % de subventions, comprennent la réalisation d'une halle de et une galerie de de hauteur présentant une architecture circulaire invitant à la promenade..
Logement La commune fait partie du périmètre du programme local de l'habitat (PLH) de Vichy Communauté pour la période 2020-2025., approuvé le , remplaçant les anciens PLH de Vichy Val d'Allier 2010-2015 et 2016-2021.
En 2023, la commune comptait , contre en 2017 et en 2012LOG T1 – Évolution du nombre de logements par catégorie en historique depuis 1968..
Parmi ces logements, 86,6 % étaient des résidences principales, 4,9 % des résidences secondaires et 8,5 % des logements vacantsLOG T2 – Catégories de logements.. Ces logements étaient pour 69,6 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 30,0 % des appartementsLOG T3 – Types de logements.. Le tissu bâti est très variable puisque l'on retrouve des lotissements pavillonnaires, en retrait de la voirie. L'habitat collectif est largement représenté autour de la mairie (îlot de la cité Clair Matin, avec des bâtiments de érigés dans les années 1960-1970, ou sur l'esplanade François-Mitterrand, avec trois logements issus d'une opération des années 2000), ou encore rue de la Grange-aux-Grains (avec des bâtiments allant jusqu'à ).
La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était en 2023 de 66,1 %, en hausse par rapport à 2017 (65,6 %) mais stable par rapport à 2012. La part de logements HLM loués vides était de 14,9 % en 2023 (contre 14,3 % en 2017 et 13,7 % en 2012)LOG T10 – Résidences principales selon le statut d'occupation..
La zone d'aménagement concerté des Coteaux du Briandet, déclarée d'utilité publique le ., prévoyait la construction de sur quinze ans, sur une superficie de .. En 2016, le nombre de logements prévus a été revu à la baisse, le projet initial étant surdimensionné par rapport aux besoins de la commune..
Planification de l'aménagement