Domérat est une commune française située dans le département de l'Allier, en région Auvergne-Rhône-Alpes.
Géographie Localisation Domérat est située entre l'ouest et le nord de Montluçon.
Communes limitrophes
Ses communes limitrophes sontGéoportail (consulté le 30 avril 2017). :
Hydrographie La ville est traversée par le ruisseau Boisdijoux, le ruisseau Bartillat et la rivière Magieure.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne et est dans la région climatique Ouest et nord-ouest du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 900 à , maximale en automne et en hiver. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Montluçon à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme Typologie Au , Domérat est catégorisée petite ville, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022..
Elle appartient à l'unité urbaine de Montluçon, une agglomération intra-départementale dont elle est une commune de la banlieue.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Montluçon, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
Morphologie urbaine
La ville se développe beaucoup depuis les années 1950-1960, grâce à sa situation en périphérie de Montluçon.
Occupation des sols vignette|upright=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (66,1 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (70 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (38,6 %), zones agricoles hétérogènes (22,8 %), zones urbanisées (22 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (7,7 %), terres arables (4,7 %), forêts (3,6 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,4 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (0,3 %)..
L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran..
Voies de communication et transports Voies routières La ville est traversée par la route départementale 916, ancienne route nationale 716 reliant Montluçon au sud-est à Huriel à l'ouest, ainsi que par la route départementale 943, ancienne nationale 143, sur l'axe Montluçon – Châteauroux. Ces deux routes permettent un accès à l'autoroute A71 Paris – Clermont-Ferrand ou Guéret via la route nationale 145 (échangeur 39 pour la et échangeur 38 pour la ).
Transports ferroviaires La ligne de Montluçon à Saint-Sulpice-Laurière passe sur le territoire communal. Les gares les plus proches sont à Montluçon et à Huriel.
Transports en commun Le réseau de transports en commun de Montluçon Communauté, Maelis, dessert la commune, où deux lignes régulières y passentPlan du réseau Maelis , 5 novembre 2018 (consulté le 26 novembre 2018). : la ligne C, reliant la mairie de Désertines à Domérat Allende via la mairie, la zone d'aménagement concerté de Châteaugay et la place Saint-Pierre à Montluçon ; la ligne E, reliant Côte de Crevant à Saint-Victor via la mairie, le lycée Paul-Constans, la place Saint-Pierre à Montluçon, puis Désertines. Les lignes régulières A et B passent à la frontière avec la commune de Montluçon. La ligne M1 de transport à la demande relie le village de Givrette à Domérat Vignoux et Villon à Jean Moulin.
Transports aériens Aérodrome de Montluçon - Domérat
Toponymie La commune est nommée Domairat en bourbonnais, dialecte qui est traditionnellement parlé dans la région de MontluçonJeanine Berducat, Christophe Matho, Guylaine Brun-Trigaud, Jean-Pierre Baldit, Gérard Guillaume (collectif), Patois et chansons de nos grands-pères Marchois (Haute-Vienne, Creuse, pays de Montluçon), Paris, Éditions CPE, 2010.. La commune fait, en effet, partie du Croissant, zone où se rejoignent et se mélangent la langue occitane et la langue d'oïl..
Histoire
Les quartiers de Domérat Domérat a la particularité d’être constitué d’une multitude de quartiers fonctionnant sous forme de hameaux plus ou moins indépendants.
Ainsi, chacun a des particularités qui lui sont propres. Néanmoins, le point commun pour l’ensemble de Domérat se trouve dans son passé viticole. En effet, la viticulture a été un trait caractéristique du développement de la commune tant sur le plan social, politique, économique et patrimonial. La vie des quartiers était rythmée selon le calendrier agricole.
La commune de Domérat s’étend sur , par conséquent jusqu’au les habitants des différents quartiers ne pouvaient pas se rendre régulièrement au centre-bourg. C’est pour cette raison, que chaque quartier s’est recentré sur lui-même.
Il faut souligner que Givrette a un statut particulier car, contrairement aux autres quartiers, il a été une commune à part entière jusqu’en 1809.
Domérat à la Préhistoire La commune de Domérat est entourée de communes possédant des traces d’une activités préhistoriques comme Quinssaines, Vaux, Saint-Victor et la Chapelaude.
Il est difficile de chercher des traces de ce passé préhistorique à cause de l’urbanisation, de la fragmentation des propriétés et du manque de fouilles archéologiques sur le territoire communal.
Néanmoins, quelques vestiges ont été retrouvés :quelques pièces en silex blond apporté d’une localité inconnue ont été retrouvé au centre-bourg, une station, probablement néolithique a été détectée sur la route de Prunet, à proximité du ruisseau de Boidijoux, une demi-hache polie en silex brisée volontairement a été retrouvée à Bressolles et des fossiles d’os de paléotherium préhistorique à Couraud.
Domérat à l'Antiquité Durant l’Antiquité, une voie romaine passait par Domérat. Celle-ci a été construites entre 27 avant notre ère et l’an 200. Ces routes reliaient les villes celtiques de la Gaule, telles que Lyon, Tours, Bourges, Poitiers, Clermont-Ferrand..., à Rome. Des fouilles archéologiques ont permis de révéler que les quartiers de Givrette et de Ricros sont placés sur le tracé de la voie romaine. Celle-ci reliait Poitiers et Néris-les-Bains en passant par Châteaumeillant.
Domérat au Moyen Âge
La motte féodale Plusieurs mottes féodales ont été présentes sur le territoire domératois : à Prunet, à Givrette, à Couraud et au centre-bourg.
Cette dernière était située entre l’église Notre-Dame et l’actuelle rue du Tumulus. Cette motte mesurait environ 45 mètres de long pour 33 mètres de large. Elle était entourée d’un fossé extérieurCadastre de 1811..
Sur cette motte se trouvait un château dont l’existence est attestée dès 1089. Celui-ci était construit en bois, c’est pour cela qu’il n’y a plus de traces aujourd’hui.
La motte a été conservée jusqu’en 1965 avant d’être rasée pour construire un nouveau quartier. Des fragments de poteries et des pieux en bois (sûrement des restes de palissade) ont été trouvés.
Au centre-bourg, des fouilles archéologiques préventives ont eu lieu en 1996 afin de construire l’actuelle mairie. Lors de celle-ci, des sarcophages mérovingiens ont été découverts au niveau du square Marcel Berthommier.
Des sarcophages mérovingiens ont également été découverts à Givrette.
Domérat à la Renaissance Durant la Renaissance Domérat évolue, les propriétaires de vignes et de terres commencent à louer leurs parcelles.
À la fin du XVe siècle, la commune s’étendait sur 3 250 hectares et abritait les 7/10e de la population montluçonnaise. Cette donnée montre l’importance du vignoble domératois qui permet à la commune d’être un centre d’attraction notamment en termes d’emplois.
Domérat à l'époque contemporaine En 1817, le vignoble et les prairies occupent un quart de la surface de la commune.
De 1880 à 1910 de nombreuses transformations s’opèrent au sein de la commune, notamment sous les mandats de Jean Dechaud. En 1887, il fait détruire le presbytère afin de créer la place Bacchus.Il fait également installer 3 bornes fontaines, sur la place de l’église, devant la mairie et sur la place du Prince. Leurs installations sont motivées par le centenaire de la Révolution française amenant un contexte de réaffirmation de la Troisième République et d’une volonté anticléricale. vignette|Actuelle Médiathèque Co-libris. Le 30 mars 1902 est inaugurée la mairie, l’actuelle médiathèque Co-Libris. Le bâtiment est conçu par l’architecte Gilbert Talbourdeau. L’ensemble comprend une cantine scolaire, une école, une mairie, divers bureaux, une bibliothèque et une salle des fêtes.
La Première Guerre Mondiale En août 1914, les premières mobilisations ont lieu et les Domératois âgée de 21 à 48 ans, n’y échappent pas. Les passages en revue par les gradés se font au champ de courses de Villars, l’actuel Aérodrome de Montluçon - Domérat.
Les soldats sont confiants, ils pensent que la guerre va être rapide et qu’ils seront de retour pour les moissons et les vendanges. Grâce à la solidarité, les femmes, les enfants et les personnes âgés remplacent les soldats dans les tâches agricoles. La réalité est tragique, 115 habitants de Domérat sont décédés durant la guerre'.
La Seconde Guerre Mondiale