Domloup est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en région Bretagne, peuplée de Population municipale , légale en ..
Géographie Situation vignette|gauche|Vue aérienne de la ville.
Domloup se situe dans le Pays de Rennes, au sud-est de la capitale régionale, à quelques kilomètres de l'entrée du noyau urbain. Elle est bordée par la deuxième ceinture de Rennes, portions sud et est ( et ).
En distance orthodromique, Domloup est située à de Paris. Rennes se situe à .
Communes limitrophes
Relief Le relief de la commune est plutôt plat, compris pour l'essentiel entre une soixantaine de mètres et 87 mètres pour le point le plus élevé (situé à l'extrême nord de la commune, près du Petit Jaunay) ; le point le plus bas (33 mètres) se trouve dans la vallée de l'Yaigne, à l'endroit où ce cours d'eau quitte le territoire communal, à la limite de la commune de Nouvoitou . Le bourg est vers 70 mètres d'altitude.
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par l'Yaigne, le Blosne, la Font Saint Loup..
L'Yaigne. est une rivière qui prend sa source à Cornillé, en Ille-et-Vilaine, traverse la commune de Domloup et se jette dans la Seiche. à Nouvoitou. Elle fait de longueur. C'est un sous-affluent de la Vilaine.
Le Blosne. est une rivière qui prend sa source dans la commune de Domloup au Pré du But. Ce cours d'eau est en grande partie enterré sous la rocade sud de Rennes. Il donne son nom à un quartier du sud de Rennes. C'est un petit affluent de la Vilaine, juste en aval de Rennes. La longueur de son cours est de .
Le Rimon est le petit ruisseau qui contourne le bourg de la commune après avoir pris sa source au nord. Après avoir parcouru une vallée, il se jette dans l'Yaigne. La longueur de son cours fait . Il passe à proximité de la source de Saint-Loup.
Le ruisseau de la Fontaine-Saint-Loup se jette dans l'Yaigne à Nouvoitou. Il fait . vignette|centre|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de DomloupLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique.. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments.. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Jacques-de-la-Lande à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .
Espaces naturels En 2019, la commune reçoit la quatrième fleur du label « Villes et Villages Fleuris »..
En 2021, elle obtient le label « Terre saine, commune sans pesticides »..
La vallée du Rimon. est aménagée pour la promenade et les loisirs le long du Rimon. Dans cette vallée de cinq hectares où boisements forestiers alternent avec prairies humides et marais, les chemins creux mènent de sous-bois en promontoires.
La vallée comporte plusieurs mares propices à l'observation des amphibiens (crapauds, grenouilles, triton…).
La flore se compose de diverses essences d'arbres feuillus (chênes, châtaigniers, aulnes…) ainsi que d'une multitude de plantes (jacinthes des bois, anémones, digitales…).
Paysages et habitat
Domloup présente un paysage agraire traditionnel de bocage avec un habitat dispersé en de nombreux écarts formés de hameaux et fermes isolées (il existe une vingtaine d'écarts sur la commune de Domloup, les principaux hameaux étant vers le milieu du t Benazé, le Bois Hamon, la Chauvelière, Neuillé, le Rocher et les Pinceguerrière).. Les constructions anciennes sont en schiste local ou en bauge..
Le bourg, longtemps de très modeste importance et très excentré dans la partie est du finage communal (à la limite de la commune de Noyal-sur-Vilaine), a beaucoup grossi depuis les Trente Glorieuses, la commune faisant partie désormais de la couronne rennaise, même si elle appartient au canton de Châteaugiron; Domloup est aussi presque un faubourg de Châteaugiron, l'urbanisation du quartier de la Bréjoterie établissant une continuité d'urbanisation entre les deux localités. L'extension du bourg côté est a entraîné une modification territoriale communale, le quartier de la Cour du Millet, qui faisait partie de la commune de Noyal-sur-Vilaine, a été rattaché à celle de Domloup en 2002. Une zone d'activités économiques s'est développée le long de la D 463. Domloup a toutefois réussi à conserver le caractère rural du reste de la commune qui a échappé à la rurbanisation..
Transports La commune de Domloup a longtemps été traversée par la Route nationale 163bis, axe routier de Rennes à Angers via Châteaugiron, La Guerche-de-Bretagne, Segré et Le Lion-d'Angers ; cette ancienne route nationale a été déclassée et est devenue pour sa partie située en Ille-et-Vilaine la D 463 ; cette route ne traverse pas le bourg, elle passe dans la partie sud de la commune ; une piste cyclable est en cours d'aménagement en 2026 pour sa partie comprise entre Rennes et Domloup via Chantepie. le bourg de Domloup est traversé par la D 32 qui rejoint la Rocade sud de Rennes.
La LGV Bretagne-Pays de la Loire (branche de Rennes) traverse la partie nord-ouest de la commune. Transports en commun : ligne BreizhGo 3 Rennes - Châteaugiron - La Guerche-de-Bretagne.
Urbanisme Typologie Au , Domloup est catégorisée petite ville, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de ChâteaugironUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération intra-départementale regroupant deux communes, dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l'agglomération ou de la commune la plus peuplée. Dans le cas de l'unité urbaine de Châteaugiron, il y a une ville-centre et une commune de banlieue... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Rennes, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de ou plus (hors Paris)...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (91,9 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (95,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (54,8 %), zones agricoles hétérogènes (36 %), zones urbanisées (6,4 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1,7 %), prairies (1,1 %).. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Toponymie et origines Le nom de la localité est attesté sous les formes Donlo en 1174 et Domlupo en 1184.
Le nom de la commune vient du bas latin , soit saint Loup, évêque de Troyes au et patron de la paroisse. Au Moyen Âge, l'expression était équivalente à . Le nom de la commune de Domloup est donc un hagiotoponyme caché.
La commune se nomme Danloû en gallo..
Le gentilé est Domloupéen.
Selon la légende la région était couverte d'une vaste forêt infestée de loups. Saint Loup, qui pourchassait avec son armée les Huns, passant sur la voie romaine toute proche (la voie allant de Juliomagus (Angers) à Condate Riedonum (Rennes), souffrant de la soif, fit jaillir et de l'eau en frappant la terre avec son bâton au lieu nommé "la Fontaine Saint-Loup" et décida de faire un grand domaine (domnus lupus) autour de cette source qui ne tarit jamais et . .
Histoire Préhistoire Deux anneaux de cheville et cinq bracelets datant de l'Âge du bronze moyen ont été trouvés sur les hauteurs de Domloup.
Antiquité La voie romaine allant de Juliomagus (Angers) à Condate Riedonum (Rennes) logeait l'actuelle limite sud-ouest de la commune, ce qui explique que des tuiles, tessons de poterie, et briques datant de l'époque gallo-romaine ont été trouvés en plusieurs endroits, notamment à Sénil, Le Boishamon, Villeneuve, Le Petit-Bénazé, La Gidonais, Le Haut-Poirier et La Fontaine-Saint-Loup..
Moyen-Âge Quelques pierres de calcaire coquillier, provenant probablement d'un cimetière mérovingien, ont été réutilisées au niveau d'une porte latérale de l'église paroissiale. vignette|Armes des Yvette, seigneur du Boishamon (dans l'église paroissiale). Le bourg compte un recteur vers l'an 1180. À cette époque, Gaultier « Galterius de Dono Lupo Presbyter », figure comme témoin dans un acte passé à Châteaugiron en faveur des moines de Saint-Melaine. Les fragments les plus anciens de l'église sont romans et datent du .
Des vestiges d'une motte féodale datant du subsistent à la Merceraie..
Le le pape Clément VII autorise Patri, seigneur de Châteaugiron, à reconstruire la chapelle Notre-Dame-de-la-Rivière, détruite lors de la guerre de Cent Ans.
Selon Jean-Baptiste Ogée Domloup avait en 1400 comme maisons nobles le manoir de la Gedonnaye, à Collin de la Haye ; le Jaunay, au Sieur de Corcé ; les Hayes, à Jean des Hayes ; Benazé , à Jean de Benazé ; Pinces-Guerrieres et les Vignes, au Sieur de Châteaugiron ; la métairie du Bois-Hamon, à Pierre Yvette ; le manoir du Fail , à Guillaume Giffart ; le bois Gros-Doigt , à N....
Le seigneur de Boishamon, aussi seigneur de Domloup, était considéré comme fondateur et prééminencier de l'église de Domloup. Au la seigneurie de Boishamon, qui disposait du droit de haute justice relevait des seigneurs de Châteaugiron..