Hélène Geoffroy, née le à Creil (Oise), est une militante socialiste, femme politique et physicienne française.
Secrétaire d'État chargée de la Politique de la Ville de 2016 à 2017 dans les gouvernements de Manuel Valls et Bernard Cazeneuve, elle est maire de Vaulx-en-Velin entre 2014 et 2016 et à nouveau de 2017 à 2026 et vice-présidente de la métropole de Lyon de 2020 à 2026.
Biographie Jeunesse et formation Née à Creil, dans l'Oise, de parents fonctionnaires, Hélène Geoffroy passe son enfance en Guadeloupe.
En 1987, elle obtient son baccalauréat au lycée Baimbridge de Pointe-à-Pitre. Elle décroche une maîtrise en mécanique à l'université Paris VI, puis un doctorat en mécanique à l'École polytechnique en 1996. Sa thèse s’intitule « Étude de l'interaction roche/outil de forage : influence de l'usure sur les paramètres de coupe ».
Chercheuse Après sa thèse, elle fait son post doctorat au Laboratoire de mécanique des solides de l'École polytechnique.
La même année, elle effectue un court séjour au « Department of Civil Engineering » de l'université du Minnesota à l'invitation du professeur Detournay, dans le but de généraliser les hypothèses émises pendant sa thèse sur la modélisation du frottement méplat d'usure-roche.
En 1997, elle devient chargée de recherche au laboratoire de GéoMatériaux de l'École nationale des travaux publics de l'État à Vaulx-en-Velin. En contrat avec EDF, elle étudie le comportement du sable en moyennes et petites déformations. Elle effectue deux voyages à l'université de Tokyo en 1998 et en 2000 auprès du professeur Tatsuoka.
Parcours politique Figure montante des socialistes du Rhône (2001-2012) Sympathisante depuis 1995, elle adhère au Parti socialiste le .
Elle obtient son premier mandat en étant élue conseillère municipale socialiste de Vaulx-en-Velin en 2001, elle est nommée adjointe au maire, déléguée à l'emploi, l'insertion, la formation professionnelle et la condition féminine.
Elle crée un collectif des droits des femmes, qui organise depuis 2003 à Vaulx-en-Velin les journées des droits des femmes autour du .
En 2004, après désignation par les militants socialistes, elle est élue conseillère générale du Rhône dans le canton de Vaulx-en-Velin au second tour face au Front national avec 71 % des voix. À trente-quatre ans, elle devient la benjamine du conseil général. Sur les vingt-sept élections de renouvellement, elle est l’une des trois femmes à être élue dans l’instance.
De à , elle occupe la fonction de secrétaire fédérale déléguée à la solidarité urbaine.
En 2008, elle est tête de liste aux élections municipales à Vaulx-en-Velin sur une liste PS-PRG-MRC-DVG. En obtenant 23,94 % des voix, elle est battue au premier tour par le maire sortant Maurice Charrier, qui est réélu avec 50,56 % des voix.. Elle siège dès lors dans l’opposition. La même année, elle devient secrétaire de la section de Vaulx-en-Velin ainsi que présidente du conseil fédéral du Parti socialiste du Rhône.
En , elle devient membre du conseil national du Parti socialiste avec la majorité « L'espoir à gauche, fier(e)s d'être socialistes », qui a pour premier signataire Gérard Collomb.
En 2011, elle conserve son canton en binôme avec Stéphane Gomez face au candidat du Front national.
Le , elle est élue de la communauté urbaine de Lyon chargée de l’énergie, sous la présidence de Gérard Collomb..
Cadre du Parti socialiste (depuis 2012)
Députée du Rhône et secrétaire d'état (2012-2017) Elle devient la première femme députée de la du Rhône, élue lors des législatives de 2012 avec 60% des voix. au second tour face au candidat UMP Yann Compan. En parallèle, elle devient secrétaire nationale du Parti socialiste, déléguée à la lutte contre l'exclusion, sous le mandat Harlem Désir.
Elle vote contre le projet de loi qui prévoit la déchéance de nationalité en 2016.
Au cours de son mandat, elle est co-rapporteure de la loi de modernisation du système de santé de Marisol Touraine. Elle porte notamment dans la loi le premier droit à l’oubli pour les anciens malades de pathologies graves et notamment de cancer. Elle porte également dans cette loi, pour la première fois, la possibilité d’action de groupe en santé (« class action ») et l’ouverture de l’accès aux données de santé (« open data » en santé).
En , elle entre au gouvernement et devient secrétaire d’État auprès du ministère de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, chargée de la Ville dans le gouvernement Valls II. ; poste qu'elle conserve jusqu'à la fin du quinquennat de François Hollande. Considérant les conseils citoyens comme des révolutions démocratiques, elle participe à leur démocratisation. Elle effectue un tour de France pour rencontrer les acteurs afin d'améliorer le dispositif.
En , après avoir souhaité une candidature de François Hollande pour un second mandat. Elle annonce qu’elle soutient Manuel Valls dans la primaire de la gauche pour l’élection présidentielle..
Maire de Vaulx-en-Velin (2014-2026) En , elle s'associe au second tour à une liste citoyenne (APVV : Agir pour Vaulx-en-Velin), déclarée sans étiquette ; la liste PS qu'elle conduit remporte le second tour des élections municipales de Vaulx-en-Velin avec 41,66 % des voix.. Le , elle devient la première socialiste à occuper le poste de maire de Vaulx-en-Velin.
Le , elle est élue de la communauté urbaine de Lyon chargée de l’énergie, sous la présidence de Gérard Collomb.
Dès 2015, elle fait le choix d'armer la police municipale tout en multipliant par 7 les effectifs de celle-ci. Elle multiplie également par 4 le nombre de caméras de surveillance sur le territoire municipal et demande à l'État de respecter ses engagements en augmentant la présence de la police nationale dans le commissariat de la ville. En parallèle, elle développe des mesures de prévention en collaboration avec des associations pour répondre aux problèmes des rodéos urbains avec le programme "A Vaulx Crosse", désormais ouvert aux communes limitrophes, permettant ainsi à 500 jeunes de participer. « à des stages qui sont à la fois un dispositif de prévention, une sensibilisation à la sécurité routière et une démarche d’insertion ».
Elle cède temporairement saon fauteuil de maire à son premier adjoint, Pierre Dussurgey, pendant son passage dans les gouvernements Valls II et Cazeneuve et le retrouve le « Hélène Geoffroy redevient maire de Vaulx-en-Velin », vaulx-en-velin.net-. Elle est dans le même temps de nouveau élue vice-présidente de la métropole de Lyon en charge de l’action foncière, sous la présidence de David Kimelfeld..
En 2020, elle lance sa campagne pour un deuxième mandat à la tête de Vaulx-en-Velin avec une liste d'union « Ensemble avec Hélène Geoffroy, pour réussir Vaulx-en-Velin ». En tête au premier tour avec 40,3 % des voix., elle remporte la mairie au second tour avec 44,3% des votes.. Elle est investie par le PS et soutenue par le PRG et la République en Marche. Soutenue par David Kimelfeld et Bruno Bernard, elle remporte l’élection métropolitaines dans la circonscription Rhône Amont contre une liste d’union « LR-LRE » ; elle devient de la métropole de Lyon en charge de l’égalité des territoires., avec pour principales missions l'organisation, la cohésion et l’égalité territoriale ainsi que des synergies métropolitaines. Parallèlement, elle est membre de la commission des finances, des institutions, des ressources et de l’organisation territoriale.
Figure de l'aile droite du Parti socialiste (depuis 2021) Le , elle propose sa candidature pour le poste de première secrétaire et obtient à l’issue du vote des militants 26,52 % des suffrages contre 73,49 % pour Olivier Faure..
Hélène Geoffroy demande à la direction nationale d’organiser un débat entre les candidats ainsi qu’un vote pour déterminer qui entre Stéphane Le Foll et Anne Hidalgo devrait représenter les socialistes à la présidentielle de 2022. Elle soutient dès sa nomination, Anne Hidalgo pendant sa campagne.
Alors que les relations entre la candidate et Olivier Faure se dégradent, elle est nommée dans le comité de campagne et devient porte-parole. Le , elle organise la visite d’Anne Hidalgo à Vaulx-en-Velin..
Après l’échec de la présidentielle de 2022 pour le Parti socialiste, elle considère que l’accord de la NUPES porté par le premier secrétaire du PS est une « reddition » pour le Parti socialiste. Elle s’y oppose et demande une consultation des militants lors du conseil national du . En étroite collaboration avec Carole Delga, Stéphane le Foll, Bernard Cazeneuve, François Hollande et Jean-Christophe Cambadélis, elle soutient les candidats de gauche hors accords afin de proposer une alternative avec le soutien du Parti radical de gauche.
Elle présente à nouveau une motion contre Olivier Faure en 2023 lors du congrès de Marseille. Soutenue par les proches de François Hollande, elle affirme qu'« Olivier Faure porte la responsabilité de nos 1,74 % [à la présidentielle] » et promet de quitter la NUPES si elle est élue. Défaite sur le vote des motions, elle rallie Nicolas Mayer-Rossignol pour le poste de premier secrétaire. Olivier Faure reconduit, elle décide de ne pas rentrer dans la direction nationale du parti car en désaccord avec la stratégie. Cependant, l’accord national qui est trouvé fait d’elle la présidente du conseil national du Parti socialiste.
Lors du congrès de Nancy en 2025, toujours hostile à toute alliance avec La France insoumise après le NFP, elle rallie dès le dépôt des motions Nicolas Mayer-Rossignol mais échoue une fois de plus à faire tomber le premier secrétaire sortant.
Perte de son mandat de maire et échec à devenir sénatrice (2026) En 2026, Hélène Geoffroy est à nouveau tête de liste pour l'écologiste Bruno Bernard dans la circonscription Lyon Rhône Amont pour les élections métropolitaines.. Arrivée deuxième en raison du score important de La France Insoumise, elle refuse toute fusion avec la liste de Fatiha Didaoui au second tour, comptant sur une fusion avec la liste citoyenne de Abdelmajid Benyoub pour l'emporter. La division des voix de la gauche profite ainsi à la droite de Laurence Fautra, qui remporte la circonscription.
Si elle demeure conseillère métropolitaine, elle est dans le même temps défaite par l'insoumis Abdelkader Lahmar qui remporte l'élection municipale de Vaulx-en-Velin. Sa défaite est marquée, comme celle d'autres édiles défaits par La France insoumise, par de nombreuses huées et insultes à son égard lors de la proclamation des résultats, qui font réagir le ministre de l'intérieur Laurent Nuñez. La liste centriste également présente au second tour s'étant vu déclarer ses bulletins nuls suite à une irrégularité, des recours pour faire annuler l'élection sont lancés par sa tête de liste Christine Bertin.
En septembre 2026, elle se présente en deuxième position sur la liste de Thomas Dossus pour les élections sénatoriales. Sa présence suscite toutefois l'hostilité de L'Après, Debout et Génération.s en raison de son refus de toute union de la gauche et du fait qu'elle soit considérée comme l'une des responsables de la large victoire de la droite à la métropole. Bruno Bernard présente ainsi une liste écologiste dissidente. En raison de la division des voix des élus de gauche entre les deux listes écologiste et celle des insoumis, seuls Thomas Dossus et Gabriel Amard sont élus sénateurs, privant Hélène Geoffroy d'une entrée au Palais du Luxembourg.
Domaine associatif
Elle est nommée co-vice-présidente du Conseil national des villes le par le Premier ministre de l’époque Édouard Philippe.
Vie privée Mariée à Joël Mathurin depuis 1994., elle est mère de deux fillesRachid Laïreche, « Va, ville et deviens ! »sur Libération, .
Synthèse des résultats électoraux Élections législatives AnnéePartiCirconscriptionIssueVoix %RangVoix %Rang2012 PS du Rhône 40,42 60,07 Élue
Élections municipales Les résultats ci-dessous concernent uniquement les élections où elle est tête de liste.