Méolans-Revel (prononcer ; Méoulans et Revel en valéian) est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. La commune est quelquefois appelée Revel-Méolans.

Le nom de ses habitants est Méovellans, en valéian lous Méoulansencs et lous Revelencs.

Géographie gauche|vignette|Carte de Méolans-Revel La commune est située dans la vallée de l'Ubaye à du Lauzet-Ubaye et de Barcelonnette. Le lac de Serre-Ponçon est distant d'une quinzaine de kilomètres.

Issue de la fusion des communes de Méolans et de Revel, la commune compte plusieurs hameaux : l’Abbaye ou Laverq, au sud, accessible depuis Méolans par le GR 6-56, Méolans, implanté sur la rive sud de l'Ubaye, Revel, Rioclar, au nord-est de Méolans, le Martinet est le hameau à la confluence du Laverq et de l'Ubaye, Saint-Barthélemy, au sud-ouest de Méolans, dans le vallon du Laverq.

Le village de Méolans est implanté à l’abri d’un verrou barrant la vallée de l’Ubaye, site abrité du vent..

Géologie

Lors des deux dernières grandes glaciations, la glaciation de Riss et la glaciation de Würm, les vallées de la commune sont envahies par les glaciers de l’Ubaye et des glaciers des vallons affluents, comme le vallon du torrent de Rioclar, ou celui du vallon du Riou Bournin. Un glacier s’écoulait également dans la vallée du Lavercq. Les sommets des crêtes n’ont jamais été recouverts.

Relief

La commune est surplombée par un massif assez remarquable de d'altitude, la « Tête de Louis XVI ». Vu à contre-jour, le sommet de la montagne ressemble au profil du roi Louis XVI.

Autres sommets : Tête de l'Estrop (), sommet non loin de la commune ; Les Trois-Évêchés () ; Grande Séolane () ; Petite Séolane ().

Un oratoire se trouve au col de Famouras.

Hydrographie vignette|L'Abéous à La Fresquière, proche du confluent avec l'Ubaye. Le principal cours d'eau de la commune est l'Ubaye, qui reçoit deux affluents dans sa traversée de la commune : l'Abéous en rive droite ; la Blanche de Laverq en rive gauche.

Flore et faune vignette|gauche|Centaurée à un capitule (Centaurea uniflora), vivant à environ d'altitude. La commune compte de bois et forêts, soit 63 % de sa superficie.

Transports

vignette|Pont de Baud, vallon de Laverq.

Une partie du réseau routier communal utilise des infrastructures rudimentaires.

Risques naturels et technologiques vignette|Glissement de terrain dans le vallon du Laverq. Aucune des du département n'est en zone de risque sismique nul. L'ancien canton du Lauzet-Ubaye auquel appartenait Méolans-Revel est en zone 1b (sismicité faible) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques., et en zone 4 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011.risques naturels : feu de forêt, inondation (dans les vallées du riou de la Blanche et de l’Ubaye), mouvement de terrain.

La commune de Méolans-Revel est de plus exposée à un risque d’origine technologique, celui de transport de matières dangereuses par route. La départementale RD 900 (ancienne route nationale 100) peut être empruntée par les transports routiers de marchandises dangereuses. Aucun plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) n’existe pour la commune et le Dicrim n’existe pas non plus.

La commune a été l’objet de deux arrêtés de catastrophe naturelle pour des inondations et des coulées de boue en 1991 et 2009. Dans la liste qui suit, figurent les tremblements de terre fortement ressentis dans la commune. Ils dépassent une intensité macro-sismique ressentie de V sur l’échelle MSK (dormeurs réveillés, chutes d’objets). Les intensités indiquées sont celles ressenties dans la commune, l’intensité peut être plus forte à l’épicentre : le séisme du , d’une intensité ressentie à Méolans-Revel de V et dont l’épicentre était situé à Digne, le séisme du , avec une intensité ressentie de V et Barcelonnette pour épicentre, le séisme du , avec une intensité ressentie de V et Le Lauzet-Ubaye pour épicentre, le séisme du , avec une intensité ressentie de V et Le Lauzet-Ubaye pour épicentre, le séisme du , d’une intensité ressentie à Méolans-Revel de V et dont l’épicentre était situé à Prads-Haute-Bléone.

Toponymie

Le nom du village de Méolans, tel qu’il apparaît pour la première fois dans les textes en 1126 (territorium de Meolano), est interprété de différentes manières : selon Charles Rostaing et les Fénié, il s’agit d’un des nombreux Mediolanum gaulois, une terre située au milieu ; selon Ernest Nègre, l’origine est gauloise, mais le nom de Méolans signifie sanctuaire central , c'est-à-dire un lieu de culte. et de nombreux chercheurs après lui considèrent cette théorie du comme exacte., avec la nuance toutefois de « centre sacré ».. L'historien français Henri Martin a suggéré dès le que Mediolanum pouvait signifier « centre de la région », identifiant ainsi un sanctuaire « central », c'est-à-dire un lieu de culte et de nombreux chercheurs après lui considèrent cette théorie du comme exacte, avec la nuance toutefois de « centre sacré ». Se limitant à la question du sens de Mediolanum, Christian-Joseph Guyonvarc'h l'attribue sans hésiter au vocabulaire religieux du celtique continental, et le rapproche du Medionemeton évoqué à propos du locus consecratus (lieu consacré) de Jules César : Medionemeton, Mediolanum, Vindolana et toutes les formations de ce genre ont désigné sans nul doute à l'origine un enclos ou une clairière, au moins un espace libre symbolisant le centre religieux et culturel de la peuplade gauloise, de la tribu ou de la cité. De plus, le second élément du nom, -lanum, peut être interprété comme une forme de lanos, « plein », avec le sens de « parfait, complet ». Le toponyme « indique selon toute apparence un endroit où pouvait se réaliser une espèce de plénitude religieuse, un centre de perfection ».

Revel apparaît sous la forme Revelum au Moyen Âge.

Le Martinet à la confluence du Laverq et de l'Ubaye évoque certainement la présence d'une petite industrie ancienne, avec un martinet de forge hydraulique actionné par un moulin (il y en avait un déjà plus en amont de l'Ubaye en allant vers les Thuiles et sur cette rive gauche.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne et est dans la région climatique Alpes du sud, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 850 à , minimale en été. Elle est en outre dans la zone H2d au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Faucon-de-Barcelonnette à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme Typologie Au , Méolans-Revel est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Barcelonnette, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (93,4 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (96,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (35,7 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (35,1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (22,6 %), zones agricoles hétérogènes (4,6 %), prairies (1,6 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (0,4 %)..

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|centre|upright=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Le tableau ci-dessous présente l' occupation des sols de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC).

+Occupation des sols en 2018 Type d’occupation Pourcentage Superficie (en hectares)Équipements sportifs et de loisirs 0,4 % 54Prairies et autres surfaces toujours en herbe 1,5 % 198Systèmes culturaux et parcellaires complexes 1,4 % 178Surfaces essentiellement agricoles interrompues par des espaces naturels importants 6,2 % 416Forêts de conifères 35,3 % 4513Forêts mélangées 0,4 % 51Pelouse et pâturages naturels 16,6 % 2116Landes et broussailles 1,3 % 170Forêt et végétation arbustive en mutation 4,7 % 601Roches nues 23,1 % 2952Végétation clairsemée 12,0 % 1534Source : Corine Land Cover.

Histoire Origines Le territoire de la commune est occupé à l’époque gallo-romaine sous le nom de Mediolanum.

Au , les moines de l’abbaye chalaisienne de Boscodon fondent une succursale dans le vallon du Laverq.

Les deux communautés dépendent des comtes de Provence jusqu’en 1388, puis passent aux comtes de Savoie jusqu’au traité d'Utrecht (1713), et enfin au roi de France.

Le village de Méolans est incendié en 1628, 1690 (guerres), 1780 et 1854. Revel compte au dénombrement de 1315, et en 1765.

Les deux communautés étaient très peuplées (total de 2025 habitants en 1765). Elle comptait cinq paroisses et dix-sept chapelles desservies par des prêtres..

Durant la Révolution, la commune de Méolans compte une société patriotique, créée après la fin de 1792..

vignette|Ancienne école de Rioclar.