Saint-Jeannet est une commune française située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Le nom de ses habitants est Saint-Janens.

Géographie Le village est situé à 580 m d’altitude..

thumb|left|alt= Carte élémentaire montrant les limites de la commune, les communes voisines, les zones de végétation et les routes|Saint-Jeannet et les communes voisines (Cliquez sur la carte pour accéder à une grande carte avec la légende).

Géologie

Relief

Hydrographie

Le principal torrent est le ravin des Cardaires, qui traverse entièrement la colline et rassemble tous les écoulements de l’est de la commune.

Le ravin des Brandaires coule au sud-ouest de la commune et se jette dans le Rancure, torrent prenant sa source dans la commune.

Environnement

La commune compte de bois et forêts, soit 28 % de sa superficie.

Risques majeurs

Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton de Mézel auquel appartient Saint-Jeannet est en zone 1b (sismicité faible) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques., et en zone 3 (risque modéré) selon la classification probabiliste EC8 de 2011. La commune de Saint-Jeannet est également exposée à trois autres risques naturels : feu de forêt, inondation, mouvement de terrain : la commune est presque entièrement concernée par un aléa moyen à fort.

La commune de Saint-Jeannet n’est exposée à aucun des risques d’origine technologique recensés par la préfecture ; aucun plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) n’existe pour la commune et le Dicrim n’existe pas non plus.

La commune a été l’objet d’un arrêté de catastrophe naturelle en 1996 pour des inondations et des coulées de boue.

Toponymie

Le nom du village apparaît pour la première fois vers 1200 (castrum Sant Johannis), est nommé d’après saint Jean le Baptiste ou saint Jean apôtre, sous sa forme occitane et avec un suffixe diminutif local, qui a été francisée par la suite, § 28438, p 1622.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne et est dans la région climatique Alpes du sud, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 850 à , minimale en été. Elle est en outre dans la zone H2d au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Jurs à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme Typologie Au , Saint-Jeannet est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Digne-les-Bains, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (74 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (74 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (44,3 %), forêts (29,7 %), zones agricoles hétérogènes (25,3 %), terres arables (0,7 %)..

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|centre|upright=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Économie

Un centre équestre est implanté dans la commune.

Histoire

Le territoire de la commune était traversé par une voie antique allant de Riez à Digne : de nombreux sites ont été retrouvés auprès de cet ancien itinéraireGéraldine Bérard, Carte archéologique des Alpes-de-Haute-Provence, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, Paris, 1997, p 412, qui suivait la vallée des Cardaires.

Le village médiéval est signalé vers 1200 par les chartes. L’église paroissiale relevait des évêques de Riez qui nommaient le prêtre et percevaient les revenus attachés à l’église. La communauté relevait elle de la viguerie de Digne. Le recensement de 1315, effectué lors de l’optimum climatique médiéval, dénombre 40 feux. Le , Pierre Miracle et son frère Bérenger possédérent des parts de seigneurie à Saint-Jeannet et à Bras-d'Asse (Baillie de Digne) pour lesquels ils prêtèrent hommage au comte de ProvenceGuichard, Digne, t.II, p.116. La crise des (grande peste et guerre de Cent Ans) provoque l’effondrement de la communauté de Saint-Jeannet, qui disparaît totalement et est déclarée inhabitée en 1471.

Le village abandonne son site perché (actuel quartier Saint-Jean, actuellement en ruines) pour le site actuel, probablement à la fin du .

Durant la Révolution, la commune compte une société patriotique, créée après la fin de 1792Patrice Alphand, « Les Sociétés populaires», La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1989, , p 296-298. Pour suivre le décret de la Convention du 25 vendémiaire an II invitant les communes ayant des noms pouvant rappeler les souvenirs de la royauté, de la féodalité ou des superstitions, à les remplacer par d'autres dénominations, la commune change de nom pour JeannetJean-Bernard Lacroix, « Naissance du département », in La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1989, , p 113.

Comme de nombreuses communes du département, Saint-Jeannet se dote d’une école bien avant les lois Jules Ferry : en 1863, elle possède déjà une école qui dispense une instruction primaire aux garçons, au chef-lieu.. Aucune instruction n’est donnée aux filles : la loi Falloux (1851), qui impose l’ouverture d’une école de filles aux communes de plus de 800 habitants, ne concernent pas Saint-Jeannet. Quand la première loi Duruy (1867) est votée, ce seuil est abaissé à 500 habitants, ce qui n’oblige toujours pas la commune à une ouverture : cependant, l’école de filles est ouverte autour de 1870 .

Plusieurs fois, le conseil municipal de la commune voisine d'Entrevennes a émis le souhait de se voir rattacher des sections de Saint-Jeannet. Le conseil municipal de Saint-Jeannet a toujours refusé énergiquement, et a toujours été suivi par le ministère de l'Intérieur.

Jusqu’au milieu du , la vigne était cultivée à Saint-Jeannet. Le vin produit était destiné à l’autoconsommation. Cette culture est aujourd’hui abandonnée..

Héraldique

Politique et administration

Élections municipales et communautaires Élections de 2026 Depuis la loi du 21 mai 2025, le conseil municipal de Saint-Jeannet, commune de moins de , est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, comme l'ensemble des autres communes. sièges sont à pourvoir au conseil municipal.

Une seule liste, menée par Frédéric Molinari, maire sortant, est déposée lors du premier tour qui a lieu le . Les conseillers municipaux sont ainsi élus dès le premier tour. Le taux de participation est de 77,97 %. Frédéric Molinari est élu maire le lors de la première séance de conseil municipal.La liste officielle des maires du département des Alpes-de-Hautes-Provence en fonctions au 9 mai 2026, issue du répertoire national des élus (RNE), peut être consultée sur Commons.. Liste des maires

Intercommunalité Saint-Jeannet a fait partie, de 2005 à 2012, de la communauté de communes de l'Asse et de ses Affluents, puis de 2013 à 2016 de la communauté de communes Asse Bléone Verdon. Cette dernière a fusionné avec d'autres communautés de communes pour constituer la communauté d'agglomération Provence-Alpes Agglomération, existant depuis le .

Démographie

L’histoire démographique de Saint-Jeannet, après la saignée des et le long mouvement de croissance jusqu’au début du , est marquée par une période d’« étale » où la population reste relativement stable à un niveau élevé. Cette période dure de 1811 à 1861. L’exode rural provoque ensuite un mouvement de recul démographique de longue durée. En 1911, la commune a perdu plus de la moitié de sa population par rapport au maximum historique de 1836Christiane Vidal, « Chronologie et rythmes du dépeuplement dans le département des Alpes-de-Haute-Provence depuis le début du . », Provence historique, tome 21, 85, 1971, 287.. Depuis les années 1950, la population de Saint-Jeannet oscille entre 40 et 60 habitants.

Lieux et monuments

L’église paroissiale Notre-Dame-de-l’Espérance, construite à la fin du sur l’emplacement d’une ancienne chapelle, est reconstruite et agrandie en 1834, puis entièrement rénovée en 2008. Le chœur est voûté sous croisée d'ogives. Le clocher-mur est placé au-dessus du portail occidental.

La chapelle Saint-Jean (monument historique inscrit depuis 1954Arrêté du 22 avril 1954, notice de la Base Mérimée, consultée le 11 décembre 2008), du selon l’Atlas historique de Provence, du selon Raymond Collier et du selon la DRAC (date de fondation), ancienne église paroissiale, est construite au-dessus du village. Sa nef, constituée d’une travée sous croisée d’ogives, et d’une demi-travée, voûtée en berceau, débouche sur un chœur à chevet plat. Cet édifice est un bon exemple de l’architecture du , souvent réparée (notamment à la fin du , courant et fin du ).

Personnalités liées à la commune

Notes et références Notes

Cartes

Références

Voir aussi Bibliographie

Articles connexes Liste des communes des Alpes-de-Haute-Provence Liste des anciennes communes des Alpes-de-Haute-Provence Communauté d'agglomération Provence-Alpes Agglomération

Liens externes

Saint-Jeannet sur le site de l'Institut géographique national Inauguration de l’église Notre-Dame-de-l’Espérance le 9 août 2008 à la suite de travaux de restauration