Thorame-Basse (en provençal dialecte vivaro-alpin Torama Bassa) est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Le nom de ses habitants est Thoramians.
Géographie Localisation thumb|center|400px|alt= Carte élémentaire montrant les limites de la commune, les communes voisines, les zones de végétation et les routes|Thorame-Basse et les communes voisines (Cliquez sur la carte pour accéder à une grande carte avec la légende).
Les communes limitrophes de Thorame-Basse sont Prads-Haute-Bléone, Villars-Colmars, Beauvezer, Thorame-Haute, La Mure-Argens, Saint-André-les-Alpes, Lambruisse, Tartonne et Draix.
Le village de Thorame-Basse est situé à d’altitude.
Son point culminant se situe à , le point le plus bas est à dans la vallée de l'Issole.
Voies de communications et transports Voies routières
Transports en commun Transport en Provence-Alpes-Côte d'Azur Gare de Thorame-Haute Les transports Haut-Verdon-Voyage (HVV)Les transports Haut-Verdon-Voyage assurent la desserte locale. Temporairement ou occasionnellement : Navettes gratuites en juillet et aoûtNavettes gratuites en juillet et août. Navettes sites nordiquesNavettes sites nordiques. Transports scolairesTransports scolaires.
Hameaux La commune se compose de 5 villages principaux ; outre le chef-lieu, on trouve : le Moustier, situé à mi-distance entre les deux Thorame ; la Valette, au fond de la vallée de l'Issole ; le long de la Départementale 752 qui mène à ce village se trouve aussi la ferme isolée de la Moutière ; Château-Garnier à proximité de la petite vallée de l'Estelle ; la Bâtie, située le long de la vallée de l'Issole (lorsque la D2 rejoint la vallée en direction de Saint-André-les-Alpes).
Chacun de ces villages a sa propre chapelle ou église (lorsqu'elles étaient succursales de la paroisse de Thorame-Basse), et avait parfois son école comme la Valette.
Géologie et relief Lors des deux dernières grandes glaciations, la glaciation de Riss et la glaciation de Würm, d’importants glaciers occupent les vallées supérieures de la commune. C’est notamment le cas de la vallée de l’Issole, avec trois glaciers naissant sous le col de Lachen, sous la montagne de Boules et entre le Peymian et le Raichas. Un autre naissait sous la montagne du Cheval Blanc. Les glaciers de Würm sont moins épais que ceux de RissMaurice Jorda, Cécile Miramont, « Les Hautes Terres : une lecture géomorphologique du paysage et de ses évolutions », in Nicole Michel d’Annoville, Marc de Leeuw (directeurs) (photogr. Gérald Lucas, dessin. Michel Crespin), Les Hautes Terres de Provence : itinérances médiévales, Le Caire : Association Les hautes terres de Provence ; Saint-Michel-l'Observatoire : C'est-à-dire, 2008, 223 p. . 33..
Sommets et cols droite|vignette|Montagne du Cheval Blanc et hameau de Château Garnier. Montagne du Cheval Blanc () Sommet de Mourre Frey () Petit Cordœil () col piéton de la Séoune () sommet du Piégut, immédiatement à proximité du village ()
Environnement La commune compte de bois et forêts.
Hydrographie L'Issole, affluent du Verdon, prend sa source sur la commune. L'Estelle est un gros ruisseau qui se jette dans l'Issole.
La commune est traversée par plusieurs cours d'eau : l'Issole et ses affluents la Mastre et l'Estelle qui prennent leur source sur la commune.
Bien que située dans le pays du Haut Verdon, la commune n’est pas traversée par cette rivière qui passe à du chef-lieu.
Cours d'eau sur la commune ou à son aval : l'Issole, l'Estelle, le riou Sec, le riou Tort, le riou Blanc, riou Maurel, ravins de Favier, du riou de Séourne, de Merdèlique, de Rigaudrau, de la Moulière, de Fouranne.
Plan d'eau : Une partie du lac artificiel des Sagnes à la limite de la commune avec Thorame-Haute est située sur la commune de Thorame-Basse ; celui-ci sert en partie à l'arrosage des champs agricoles situés à proximité.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne et est dans la région climatique Alpes du sud, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 850 à , minimale en été. Elle est en outre dans la zone H2d au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de La Mure-Argens à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme Typologie Au , Thorame-Basse est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (90,3 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (89,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (40,9 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (26 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (23,4 %), zones agricoles hétérogènes (8,6 %), prairies (1,1 %)..
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|centre|upright=2.1|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Planification de l'aménagement La compétence urbanisme est assurée par la communauté de communes Alpes Provence Verdon - Sources de Lumière depuis sa création le , avec effet le . Thorame-Basse n'ayant pas de plan local d'urbanisme, le règlement national d'urbanisme s'applique..
Risques majeurs La commune de Thorame-Basse est également exposée à trois autres risques naturels : avalanche (mais ce risque ne figure pas dans le dossier départemental des risques naturels) ; feu de forêt ; inondation ; mouvement de terrain : certains versants de la commune sont concernés par un aléa moyen à fort.
La commune de Thorame-Basse n’est exposée à aucun des risques d’origine technologiques recensés par la préfecture ; aucun plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) n’existe pour la commune, le Dicrim existe depuis 2016.
Les inondations peuvent être provoquées par plusieurs rivières, même petites. Ainsi, la place du hameau de la Valette était, jusqu’aux travaux de 2013, régulièrement ravagée par les eaux d’un petit torrentF. R., « Cérémonie des vœux et galette des rois », La Provence, 15 janvier 2014, 11..
Sismicité Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton d'Allos-Colmars auquel appartient Thorame-Basse est en zone 1b (sismicité faible) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques, et en zone 4 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011.
Dans la liste qui suit, figurent les tremblements de terre fortement ressentis dans la commune, ayant atteint une intensité macro-sismique ressentie de V sur l’échelle MSK (dormeurs réveillés, chutes d’objets). Les intensités indiquées sont celles ressenties dans la commune, l’intensité peut être plus forte à l’épicentre : le séisme du , avec une intensité ressentie de V et dont l’épicentre était situé à Thorame, le séisme du , avec une intensité ressentie de V et dont l’épicentre était situé à Prads-Haute-Bléone.
Toponymie Le nom de civitas Eturamina (cité d’Eturamina), cité en 442, est formé sur la racine préceltique *etur, et d’un suffixe préceltique, tous deux d’origine et de sens inconnusErnest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de noms de lieux, Genève : Librairie Droz, 1990. Volume I : Formations préceltiques, celtiques, romanes. Notice 1188, , qu’il est possible de rapprocher d’Etruria. Charles Rostaing, dans son Essai sur la toponymie de la Provence (1950), donne une autre explication, et considère comme probable que le toponyme soit plus ancien que les GauloisCharles Rostaing, « Toponymie d’origine pré-gauloise » in Baratier, Duby & Hildesheimer, , carte 11 et commentaire.
Une autre hypothèse lui assigne comme origine Turris (racine Celto-Ligure) Amaéna (racine latine) littéralement « tour agréable », provenant sans doute à la fois de la position administrative romaine de Thorame, et de son site agréable : vallée perpendiculaire au Verdon, orientée est-ouest, son ensoleillement et la qualité du sol. Le terme de « turris » ne désigne pas seulement la tour au sens ou nous l'entendons aujourd'hui, mais plus généralement un lieu urbanisé pouvant remplir différentes fonctionsLe nom de civitas Eturamina (cité d’Eturamina), sur le site Wiktionnaire.
Ce nom de civitas Eturamina cité au ne concerne toutefois que Thorame-HauteThorame-Haute / Eturamina (Alpes-de-Haute-Provence), par Guy Barruol. Thorame-Basse n’est citée en tant que telle qu’au , sous la forme de Toramina, , qui devient « Toramena » (1109) ou « Thoramena ». Sur plusieurs cartes datant du , il est mentionné Thoramenes. Thorame est du genre féminin.
Il s'avère que le déterminant -Basse n'a pas été choisi en fonction de l'altitude, mais en fonction du rang social des deux villages voisins: Thorame-Haute était plus important administrativement parlant: ce fut le siège d'un évêché dès la fin de l'Antiquité et durant toute une partie du Haut Moyen Âge..
Histoire Archéologie
La commune fait l'objet d'une « Zone archéologique de saisine des dossiers d'urbanisme », en vertu de l'arrêté préfectoral , en date du Voir : http://www.culturecommunication.gouv.fr/Regions/Drac-Paca/Politique-et-actions-culturelles/Archeologie/Zones-de-presomption-de-prescription-archeologique/Arrete-prefectoral-par-commune-concernee.
Thorame : Antiquité et Haut Moyen Âge