Val-de-Chalvagne est une commune française située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Chalvagnois..

Géographie vignette|center|400px|alt= Carte élémentaire montrant les limites de la commune, les communes voisines, les zones de végétation et les routes|Val-de-Chalvagne et les communes voisines (Cliquez sur la carte pour accéder à une grande carte avec la légende). Tout le village de Castellet tient dans le château et ses environs immédiats.

Le village ancien de Montblanc est un village perché sur un éperon rocheux.

Les communes limitrophes de Val-de-Chalvagne sont Entrevaux, La Rochette, Amirat, Briançonnet, Ubraye.

Le périmètre de protection de la Réserve naturelle géologique de Haute-Provence couvre également la commune de Val-de-Chalvagne.

Relief et environnement Géologie et relief 0.20 % des espaces naturels, agricoles et forestiers (ENAF) de la commune ont été artificialisés entre le et le .

vignette|center|400px|<center>Le col du Trébuchet, et le pic de Chabran ().

Points remarquables : col du Trébuchet ; hameau perché du Champ.

La commune compte de bois et forêts, soit 63 % de sa superficie.

Hydrographie Val de Chalvagne est la commune source de la rivière ChalvagnePont routier sur la Chalvagne, un affluent droit du Var de rang de Strahler trois.

Cours d'eau sur la commune ou à son avalL'eau dans la commune : ravins du Riou, du Ray, des Tuves, des Buis, du Gros Vallon, de la Combe Dorade, du Paillon, des Cognas, de l'Ajas, de la Pinée, de Fontanil, de l'Ubac, du Tric, de Gueidon, du Farnet, torrents de la Chalvagne, de la Ribière, vallons du Pestré, du CastelletPont de la Serre.

Risques naturels et technologiques

Les 200 communes du département sont toutes concernées par le risque sismique, à des degrés divers. Le canton d’Entrevaux auquel appartient Val-de-Chalvagne est en zone 2 (risque moyen) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques., et en zone 4 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011. La commune de Val-de-Chalvagne est également exposée à trois autres risques naturels : feu de forêt, inondation, mouvement de terrain.

La commune de Val-de-Chalvagne n’est exposée à aucun des risques d’origine technologique recensés par la préfecture.

Aucun plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) n’existe pour la commune mais le Dicrim existe depuis 2011.

La commune a été l’objet de plusieurs arrêtés de catastrophe naturelle : en 1989 et en 1994 pour des inondations et des coulées de boue.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Var, Alpes-Maritimes » et « Alpes du sud ». Elle est en outre dans la zone H2d au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune du Mas à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme Typologie Au , Val-de-Chalvagne est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (94,4 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (94,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (71,9 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (18,6 %), prairies (5,6 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (3,9 %)..

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|centre|upright=2.1|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|<center>Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Économie

Aperçu général

En 2009, la population active s’élevait à 38 personnes, dont un chômeur. (sept chômeurs fin 2011). Ces travailleurs sont majoritairement salariés (26 sur 37) et travaillent majoritairement hors de la commune (27 actifs sur 37). L’essentiel des emplois de la commune se trouvent dans le secteur tertiaire, qui concentre également plus de la moitié des établissements actifs.

Agriculture

Fin 2010, le secteur primaire (agriculture, sylviculture, pêche) comptait trois établissements actifs au sens de l’Insee, l’enquête Agreste du ministère de l’Agriculture ne recensant pour sa part aucune exploitation professionnelle depuis le début des années 2000, contre neuf en 1988. Ces neuf exploitations utilisaient une surface agricole utile (SAU) de .

Industrie Fin 2010, le secteur secondaire (industrie et construction) comptait six établissements, n’employant aucun salarié.

Activités de service

Fin 2010, le secteur tertiaire (commerces, services) comptait six établissements (avec trois emplois salariés), auxquels s’ajoutent quatre établissements du secteur administratif (regroupé avec le secteur sanitaire et social et l’enseignement), salariant une personne.

D'après l’Observatoire départemental du tourisme, la fonction touristique est importante pour la commune, avec plus de cinq touristes accueillis par habitant., l’essentiel de la capacité d'hébergement étant non-marchande. Quelques structures d’hébergement à finalité touristique existent dans la commune : en meublé ; un hébergement collectif existe.

Les résidences secondaires apportent un complément appréciable à la capacité d’accueil : au nombre de 86, elles représentent les deux tiers des logements ; 25 résidences secondaires possèdent plus d’un logement.

Les Gouttes d’O est une coopérative agricole, qui tient également un gîte et un camping.

Histoire

La commune résulte de la fusion des communes de Castellet-Saint-Cassien, Montblanc et Villevieille en 1973 : elle prend alors le nom de Val-de-Chalvagne.

Castellet-Saint-Cassien apparaît pour la première fois dans les chartes en 1043., sous différents noms : Mosterium de Sancto Honorato (« couvent Saint-Honorat ») et Castelletum S. Cassiani (). Il tire son nom du château des Glandevès (seigneurs du lieu à partir de 1231 et jusqu’à la Révolution). Selon Ernest Nègre, le nom apparaît vers 1200, sous le nom de Castelleto, qui signifie en occitan petit village fortifié. Lorsqu’il en est fait don à l’abbaye Saint-Victor de Marseille en 1043, avec le château d’Amirat un moulin est déjà installé. Déserté en 1471 après la crise du (Peste noire et guerre de Cent Ans), il compte 75 habitants en 1765.

Montblanc apparaît pour la première fois dans les chartes vers 1200 (Monte Albo). La communauté comptait 5 feux en 1471 et 155 habitants en 1765.

Villevieille apparaît pour la première fois dans les chartes en 1137, sous le même nom (Villa Vetus).. La communauté a occupé plusieurs sites successivement : tout d’abord, à l’âge du fer, la colline où se trouve la chapelle Saint-NicolasLe mobilier de la chapelle Saint-NicolasTableau : Saint Nicolas et saint Christophe avec la sainte Famille accueille l’habitat. À l’époque gallo-romaine, il descend du côté Est de ce sommet, au lieu-dit Fontantige, avant de revenir au Moyen Âge sur la colline. Enfin, à la fin du Moyen Âge, la communauté recrée son village au pied de la colline, mais du côté ouest. Il y a probablement eu une installation gallo-romaine au Villars. Elle comptait 14 maisons habitées en 1540, et 159 habitants en 1765. Durant la Révolution, une société patriotique s’y crée après la fin de 1792..

Les trois communes ont toutes été fief des Glandevès : Castellet-Saint-Cassien dès le et jusqu’à la Révolution, Montblanc était un fief qui dépendait de la baronnie des Glandevès, et les Glandevès furent seigneurs de Villevieille du , avant que les Villeneuve leur succèdent du , puis les Sabran au . Jusqu’en 1245, les trois communautés relevaient de la baillie d’Outre-Siagne, circonscription administrative du comté de Provence. Celle-ci est ensuite démembrée en plusieurs circonscriptions plus petites, et après une période de stabilisation, on sait qu’en 1264 les trois communautés faisaient partie de la viguerie de Puget-Théniers. Elles ont ensuite été rattachées à celle d’Annot à sa création au .

La Révolution et l’Empire apportent nombre d’améliorations, dont une imposition foncière égale pour tous, et proportionnelle à la valeur des biens de chacun. Afin de la mettre en place sur des bases précises, la levée d’un cadastre est décidée. La loi de finances du précise ses modalités, mais sa réalisation est longue à mettre en œuvre, les fonctionnaires du cadastre traitant les communes par groupes géographiques successifs. En 1817, les cadastres dit napoléoniens de Castellet-Saint-Cassien et de Villevieille sont achevés. Celui de Montblanc attend 1830Alexeï Laurent, « Paysages ruraux de la première moitié du dans le sud-est des Basses-Alpes », in Jean-Christophe Labadie (directeur éditorial), La matière et le bâti en Haute-Provence, -, actes de la première Journée d'études d'histoire de la Haute-Provence, Digne, 13 octobre 2012. Digne-les-Bains : Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, 2013. , 10..

Le coup d'État du 2 décembre 1851 commis par Louis-Napoléon Bonaparte contre la Deuxième République provoque un soulèvement armé dans les Basses-Alpes, en défense de la Constitution. Après l’échec de l’insurrection, une sévère répression s’abat sur ceux qui se sont levés pour défendre la République, dont un habitant de Castellet-Saint-CassienHenri Joannet, Jean-Pierre Pinatel, « Arrestations-condamnations », 1851-Pour mémoire, Les Mées : Les Amis des Mées, 2001, 72..