Émile Régnier, né le à Plémy et mort le à Bergerac, est un aviateur français. As de l’aviation en 1914-1918, il est devenu industriel constructeur de moteurs dans l'entre-deux-guerres.
Biographie Origine Émile Julien Mathurin Régnier est né le à Plémy dans les Côtes-d'Armor du mariage de Julien Pierre Marie Régnier, laboureur, et de Jeanne Marie BouteilleArchives départementales des Côtes-d'Armor, état civil, registre Plémy 1888-1894 ..
Infanterie Émile Régnier est mobilisé le au 115e régiment d'infanterie dès le suivant. Blessé dans la Marne à Perthes-lès-Hurlus, le , il rejoint le front comme mitrailleur, gagne une citation en sauvant trois de ses camarades blessés et tombe à son tour devant Verdun, en 1916, touché par trois éclats d'obusBernard Marck, Dictionnaire universel de l'aviation, , ..
Aviation Déclaré inapte à l'infanterie, il obtient son transfert dans l'aviation, mais non sans mal : la première demande qu'il formule lui revient avec cette mention . Il s'obstine, part enfin pour Dijon le puis le pour Étampes où il décroche son brevet de pilote le .
Après un entraînement sur avion Nieuport à Avord, il intègre l’escadrille N 89 à Manoncourt-en-Vermois (Meurthe-et-Moselle) comme caporal pilote. Il passe sergent le tandis que son escadrille désormais basée à Cramaille dans l'Aisne reçoit des avions Spad. Il va engranger six victoires entre le et le . Cette fois, comme le précise une nouvelle citation, il est un . Il est promu adjudant le puis adjudant-chef le .
Construction de moteurs Après la guerre, il s’installe à Sèvres et fait le commerce du matériel aéronautique : il se lance dans l'adaptation civile de ces appareils militaires dont regorgent les surplus. À cette fin, il crée à Versailles en 1927, une entreprise de mécanique de précision. Il se spécialise surtout dans les moteurs, en particulier lorsqu'il acquiert en 1930 la licence des moteurs Gipsy de Havilland qui lui permet deux ans plus tard de produire le premier Gipsy Régnier 2. L'année suivante, il amorce la construction de ses propres moteurs, dont il va doter en particulier l'aviation de tourisme en plein essor, notamment les avions de la Société française de construction aéronautique (Lignel, Taupin) mais aussi Mauboussin, Guerchais-Roche ou Starck.
Il aborde également la compétition en 1934, le équipé d'un moteur de et six cylindres bat le record du monde sur à la vitesse de et se classe deuxième de la Coupe Deutsch avec . Toujours en 1934, la Société française de construction aéronautique absorbe les moteurs Régnier dont l'usine devra se replier à Bergerac en Dordogne au moment de l'offensive allemande de 1940. C'est dans cette ville, à la clinique Pozzi, que meurt Émile Régnier le .. Il repose au cimetière Montreuil à Versailles.
Distinctions
Émile Régnier comptabilise six victoires homologuées, ce qui le classe parmi les « as de l'aviation ». Le , il est nommé chevalier de l'ordre de la Légion d'honneur puis promu officier. Il est titulaire de la médaille militaire et de la croix de guerre 1914-1918. Il est nommé sous-lieutenant de réserve dans l’armée de l’air le Patrick Bessas, « La société Régnier », in bulletin du Groupe historique de Toussus-le-Noble, 2001 ..
+ Liste des victoires homologuées.. Victoire Date Escadrille Avions abattus Lieu 1 SPa 89 Biplace Ricquebourg (Oise) 2 SPa 89 Biplace Tricot (Oise) 3 SPa 89 Biplace Doumiers 4 SPa 89 Biplace Belrupt (Vosges) 5 SPa 89 Biplace Ville-sur-Tourbe (Marne) 6 SPa 89 Avion Sommepy-Tahure (Marne)
Pour approfondir Bibliographie
Bernard Marck, Dictionnaire universel de l'aviation, , .
Liens externes
Patrick Bessas, « La société Régnier », in bulletin du Groupe historique de Toussus-le-Noble, 2001 Les moteurs Régnier, dossier très détaillé, iconographie importante
Notes et références Notes
Références
Catégorie:Naissance dans les Côtes-du-Nord Catégorie:Naissance en juillet 1894 Catégorie:Décès à Bergerac (Dordogne) Catégorie:Décès en septembre 1940 Catégorie:As de l'aviation français Catégorie:Aviateur français de la Première Guerre mondiale Catégorie:Personnalité de l'aéronautique Catégorie:Officier de la Légion d'honneur (date non précisée) Catégorie:Décès à 46 ans