thumb|200px|Affiliation au catholicisme par macrorégion. thumb|200px|Fréquentation d'un lieu de culte au moins une fois par semaine par région. La religion en Italie est dominée par le christianisme, en particulier le catholicisme, avec entre 66 et 80 % de la population selon les sources, dont environ 20 % de pratiquants réguliersWikipedia en italien : Religioni in Italia. La pratique du catholicisme a diminué ces dernières années mais reste fortement enracinée, en raison notamment de la proximité et de l'influence du Vatican (Rome est la capitale de l'Italie tout en abritant le Vatican). Le statut officiel est celui d'un concordat entre l'Église et l'État (accords de Villa Madama du ) (depuis cette date il n'y a plus de religion d'Etat).
Le protestantisme italien représente environ soit 0,73% de la population, dont les deux tiers sont pentecôtistes... La communauté protestante historique est l'Église évangélique vaudoise, présente surtout dans le Piémont.
On remarque aussi la présence d'un nombre significatif de Témoins de Jéhovah (environ )..
Avec l'arrivée de populations étrangères se sont développés au l'orthodoxie (communautés originaires de Roumanie et d'Ukraine) et l'islam (communautés d’origines albanaises et du monde arabo-musulman).
Histoire Des populations plus anciennes (Italiques, Ligures) et des peuples de la mer (dont les Tyrrhéniens et les Étrusques, Ombriens, Osques), et des autres peuples de la protohistoire de la Péninsule italique), il reste trop peu d'informations sur leurs convictions religieuses pour les reconstruire à partir de leurs traces dans la civilisation romaine : culture villanovienne, religion étrusque, divination étrusque, apports des Étrusques aux Romains.
Antiquité La religion de la Rome antique classique est assez bien connue. La mythologie romaine est la référence de nombreuses réalisations artistiques (littérature, sculpture, peinture, arts appliqués), surtout enrichie par les apports de la mythologie grecque : mythologie gréco-romaine, d'abord enrichie par les apports de la Grande-Grèce et des peuples italiotes, mythologie grecque dans l'art et la culture, mythologie romaine dans l'art et la culture.
La religio traditionnelle romaine est fondée sur de grands cultes publics. La pietas est le respect scrupuleux des rites. Le polythéisme des Romains est relativement tolérant. Les Romains s'estiment les plus pieux des humains et pour cela ils sont aidés par les dieux. Donc, ils invitent également les dieux des adversaires vaincus à venir à Rome pour être bien honorés. Par cette 'evocatio, les dieux des vaincus quittent ces derniers qui sont encore moins bien protégés et aidés. Vis-à-vis des cultes étrangers, les Romains se montrent assez tolérants, et de façon générale toutes les autres religions sont tolérées (voir religio licita).
Le panthéon romain s'enrichit de nouveaux dieux et se nourrit de différentes influences religieuses : Esculape, Cybèle, Attis, Isis, Apis, Mithra, Dercéto (Atargatis), Sarapis, Hermanubis, Sol invictus... Les rites clandestins sont suspects aux yeux des romains : le scandale des Bacchanales (-186) entraîne répression et contrôle accru ces cérémonies, le druidisme est interdit au .
Lares et Pénates relèvent de cultes privés, à peu près libres (jusqu'au où les Pénates deviennent publics).
Judaïsme La diaspora juive est une réalité historique ancienne. L’exil à Babylone désigne la déportation à Babylone des Juifs de Jérusalem et du royaume de Juda sous Nabuchodonosor II, à la suite du siège de Jérusalem (587/586 av. J.-C.) (déjà amorcé en -597).
La première diaspora en Occident date de la prise de Jérusalem par Pompée en , suivi par l'envoi en esclavage de nombreux prisonniers à Rome.. La seconde diaspora en Occident suit les guerres judéo-romaines (66-117) et surtout la guerre menée en Judée par Flaviens Vitellius Titus, et qui joue un rôle important dans la dispersion juive. De nombreux captifs sont emmenés à Rome comme en témoigne la description du triomphe de Titus par Flavius Josèphe. Voir . L'événement capital pour le judaïsme est la destruction du Temple qui transfère de facto l'autorité religieuse des grands-prêtres du Temple aux rabbins. Certains Juifs sont vendus comme esclaves et déplacés, d'autres rejoignent les diasporas existantes, pendant que d'autres commencent à travailler sur le Talmud. Ces derniers sont alors généralement acceptés au sein de l'empire romain : histoire des Juifs en Italie, histoire des Juifs en Sicile, , .
Ultérieurement, le judaïsme est toléré quoique étrange et peu apprécié de l'esprit romain. Mais avec la montée du christianisme, de nouvelles restrictions apparaissent.
Parmi les 20 à 25 communautés juives : Histoire des Juifs à Ancône, Histoire des Juifs à Modène, Histoire des Juifs à Florence, Histoire des Juifs à Gênes, Communauté juive de Tivoli, mais aussi Asti, Florence, Livourne, Mantoue, Naples, Trieste, Turin, Venise...
Rite italien de la prière juive ("minhag italiano", "Minhag Bené Roma") Juifs du pape Florilège Rothschild (1479) Ghettos juifs en Italie à partir de 1516, Giudecca (quartiers juifs) Ghetto de Venise (1516-1797), Ghetto de Rome (1555-1870), de Trieste...
Grande synagogue de Rome (1901-1904) à l'ancien ghetto Biblioteca della Comunità Israelitica Antisémitisme en Italie Lois raciales fascistes (1938), Fascisme et communauté juive Université clandestine de Rome Shoah en Italie
Bené Roma Enfants de Rome Union des communautés juives italiennes (UCEI) , Musées juifs en Italie Musée juif de Rome, Musée national du judaïsme italien et de la Shoah (Ferrare, 2017)
Christianisme L'histoire du christianisme est bien renseignée, et se confond partiellement à cette époque avec l'histoire des Juifs dans l’Empire romain.
Durant l'âge apostolique, la Judée est une province de l'espace romain, et l'expansion du christianisme s'effectue (d'abord) dans le cadre de l'Empire romain, par voies terrestre et maritime. Les premières communautés chrétiennes apparaissent au dans la diaspora juive, en particulier dans les grandes villes de Rome, Éphèse, Antioche, Alexandrie. Au début du , la question de la différenciation entre judaïsme et christianisme lors des premiers siècles de l'ère commune constitue un sujet débattu, qui remet en perspective les anciens paradigmes par trop polarisés : racines juives du christianisme.
Dans la société romaine, les chrétiens ne sont d'abord pas distingués des juifs. Le christianisme, considéré comme une « secte juive » (Le Talmud en compterait 70), n'est pas incompatible avec la culture romaine. Les chrétiens disposent de plus d'un espace intermédiaire entre vivre leur foi clandestinement et l'exposer publiquement : la pratique familiale et domestique du culte dans les « domus ecclesiae » (églises de maison) est largement tolérée. Les catacombes servent plutôt de lieu de sépulture.
Le christianisme, commerçant, portuaire, urbain, se développe ensuite dès le dans tout l'Empire romain, mais aussi en Perse et en Éthiopie. En font foi l'art paléochrétien et particulièrement l'architecture paléochrétienne.
Le christianisme dans le monde romain, jusqu’au début du , connaît des alternances de paix, notamment sous le règne de Gallien, et de persécution, en particulier sous le règne de Dioclétien.
La persécution des chrétiens dans la Rome antique est politique plus que doctrinale : on réprime le refus public d'adhérer à la cité et à son culte car ce « scandale » entraîne des troubles locaux. Et le témoignage du martyr est gage de légitimité, ce dont témoignent culte des martyrs (aux jardins du Vatican entre autres), vénération des saints, martyrologes et ménologes, depuis les premiers martyrs de l'Église de Rome (64-68).
L'édit de Milan (313) accorde la liberté de culte à toutes les religions, permet aux chrétiens de ne plus devoir vénérer l’empereur comme un dieu, et instaure la Paix de l'Église
Enfin, après l'édit de Thessalonique (380), sous l’influence d’Ambroise, évêque de Milan, Théodose publie le 392 l'Édit de Constantinople qui interdit tous les cultes païens (fréquentation des temples et sanctuaires, sacrifices, adoration des statues, lampes votives, dendrolâtrie) à tout l'Empire et impose définitivement le catholicisme : le christianisme est désormais passé du statut de secte minoritaire, ne touchant même pas 5 % de la population au début du , à celui de religion d'État.
Le christianisme, en devenant la religion de l’Empire romain au , sert à justifier un ordre politique autoritaire qui s’exerce au nom de Dieu. Il permet aussi, aux yeux des empereurs d’assurer la cohésion de l’Empire. Il devient un élément essentiel de la civilisation de l’Antiquité tardive. La conséquence en est l’exclusion de toutes les autres convictions religieuses. Les non-chrétiens sont désormais désolidarisés de l’idéal romainA. Momigliano, The Disadvantages of monotheism for an universal state, Classical Philology, t. 81, 1986, ..
Pour l’Église d’Occident, romanité et christianisme sont tellement indissociables que les évêques trouvent normal de défendre l’Empire face aux barbaresBalard, Genêt, Rouche.. Cela entérine le , les débuts d'un nouvel art chrétien (devenant ensuite art byzantin, hors d'Italie).
Catholicisme Le christianisme primitif est riche de différends théologiques qui provoquent l'apparition de plusieurs traditions chrétiennes (avec conciles, hérésies, schismes) : Grande Mission, Grande Église, succession apostolique, dépôt de la foi, tradition, dogmes chrétiens, théologie catholique, magistère de l'Église catholique, collège épiscopal... Et, de ce christianisme des premiers siècles, le catholicisme émerge, particulièrement à Rome.
L'Église catholique, ou Église catholique, apostolique et romaine, une des plus vieilles institutions religieuses au monde, acquiert progressivement sa suprématie. La primauté pontificale résulte d'une lente centralisation autour du diocèse de Rome et de son évêque, assez vite pape, souverain pontife, patriarche d'Occident, et le "siège apostolique" Saint-Siège, avec prérogatives temporelles et spirituelles.
L'Église catholique sur terre se conçoit comme une communion d'églises particulières. Celles-ci sont chacune pleinement l'Église catholique dans la mesure où elles sont en communion avec le pape, qui est l'évêque de Rome et considéré comme le successeur de saint Pierre, et en communion les unes avec les autres. L'Église latine comprend la majorité des catholique (> 98%), mais l'Église catholique comprend également 23 Églises catholiques orientales qui sont en pleine communion avec le pape. L'Église catholique est centralisée au Vatican, mais ses synodes, ses assemblées d'évêques, ses diocèses et ses paroisses locales assurent la gestion et la vie de l'Église sur tous les continents.
Au cours des siècles suivants (-), à la suite de la chute de l'Empire d'Occident, le siège de Rome devient de plus en plus politiquement autonome et influent, notamment en Occident, alors considéré comme le territoire spécifiquement « patriarcal » du pontife romain. Dans le marasme général (peste à Rome, débordements catastrophiques du Tibre, invasions des Lombards), le pape Grégoire le Grand (590-604) est amené à organiser matériellement, à tous les niveaux, les besoins de la population romaine.
Cette puissance relative de la papauté (hiérarchie dans l'Église catholique) a sa part dans une certaine instabilité en Italie et à Rome, ce dont témoignent les différents pillages de Rome : sac de Rome (410) par les Wisigoths, sac de Rome (455) par les Vandales, siège de Rome (537-538) puis siège de Rome (545-546) et siège de Rome (549-550) par les Ostrogoths, sac de Rome (846) par les Sarrazins, sac de Rome (1084) par les Normands. Histoire du catholicisme en Italie (rubriques) Branches du christianisme Expansion du christianisme au Moyen Âge
Parmi les faits marquants du second millénaire du christianisme catholique (internationaux, en Italie et hors d'Italie) :