Histoires paradoxales est le trentième tome, et le dix-huitième volume de la deuxième série, de La Grande Anthologie de la science-fiction.

Il comprend quinze nouvelles de science-fiction.

La couverture a été réalisée par Philippe Adamov et la préface rédigée par Demètre Ioakimidis.

Publication Demètre Ioakimidis (dir.), Histoires paradoxales, Le Livre de poche , 1984, 437 p., 11 x 16,5 cm .

Extrait de la préface (…) Est paradoxal, cela va sans dire, ce qui tient du paradoxe. Et un paradoxe, au sens large, est quelque chose de contraire à l'opinion commune, au jugement ordinaire. À ce point de vue, tout voyage dans le temps est paradoxal, et l'adjectif — pris dans ce sens large — s'applique à tous les récits contenus dans le présent volume. Plusieurs de ces récits sont également paradoxaux au second sens de l'adjectif, habituellement utilisé en logique : dans ce domaine, on nomme paradoxe la situation qui est créée lorsque des prémisses généralement acceptées comme vraies conduisent, par des déductions valables, à une conclusion qui contredit ces prémisses ou qui s'oppose à d'autres faits ou propositions généralement admis. En science-fiction, le voyage dans le temps donne en particulier naissance à des paradoxes où l'effet peut devenir la cause, où l'effet annule la cause, où une série d'événements s'enchaînent en boucle fermée. Les pages qui suivent présentent aussi des récits qui sont paradoxaux dans ce sens plus étroit. (…)

(…) Il y a en fait gros à parier que la machine temporelle restera présente tant que survivra l'univers de la science-fiction. Elle n'est pas moins changeante, moins protéiforme, moins versatile sous ses divers aspects, que le temps lui-même. Elle est un véhicule pour aventuriers, un outil de travail pour historiens, une commodité pour touristes blasés, bien d'autres choses encore. Elle ouvre des paradoxes et donne l'illusion de les fermer parfois, elle parcourt des trajectoires en forme de boucle à quatre dimensions. Si on n'a pas de machine à explorer le temps, on a le temps. Même si la première reste un appareil imaginaire, elle permet de mieux interroger les apparences multiples du second. C'est là un paradoxe supplémentaire qu'on peut lui associer.

Liste des nouvelles La Forêt de Zil Auteur : Titre original : The Forest of Zil Publication : 1967 Place dans l’anthologie : Résumé : Sur une lointaine planète qu'une expédition spatiale humaine vient de découvrir, se trouve une forêt dont les feuilles bruissent sous l'effet du vent en faisant zil, zil, zil. Une forêt géante, puissante, invulnérable. Quand les humains se mettent à couper quelques arbres, elle se défend en faisant disparaître les écrits imprimés sur les livres humains. Finalement, l'humanité perd son écriture, et donc l'ensemble de ses écrits, et par conséquent son histoire ; reste la forêt de Zil, éternelle, immuable, impassible. Liens externes : Fiche sur iSFdb

Errance au bord de l'oubli Auteur : Edward Mackin, pseudonyme de Ralph McInerny Titre original : The Unremembered Publication : 1964 Place dans l’anthologie : Résumé : Dans un monde dystopique et incompréhensible, des personnes se croisent, se perdent, se découvrent, s'oublient… Liens externes : Fiche sur iSFdb

L'Étrange Visiteur Auteurs : Gordon G. Dewey La notice en fin de volume indique () que Gordon G. Dewey, né en 1916, s'est consacré à une activité d'écrivain dans divers domaines ; il a publié quelques récits de science-fiction entre 1952 et 1954, notamment en collaboration avec Max Dancey. et Max Dancey La notice en fin de volume indique () que Max Dancey, né en 1916, a écrit dans divers domaines, notamment pour la télévision américaine et sous divers pseudonymes. Dans les magazines de science-fiction, sa signature n'est apparue qu'en 1953 et 1954, en particulier auprès de celle de Gordon G. Dewey. Titre original : Two Way Stretch Publication : 1953 Place dans l’anthologie : Résumé : Steve et Roger font la connaissance d'un étranger, prénommé Morlan qui, demandant à voir leur ami Terry, se comporte bizarrement : • le lundi soir, il demande des nouvelles d'Anne, la compagne de Terry ; il se bat avec Roger ; il pose une devinette étrange à Steve, attendant une réponse de Steve ; • le mardi soir, il demande à nouveau des nouvelles d'Anne ; il se fait pourchasser par Roger en raison de la bagarre de la veille ; • le mercredi soir, alors qu'Anne vient de subir un accident de la route, Morlan sauve la vie de la jeune femme ; • le jeudi soir, il se présente comme s'il ignorait qui est Anne ; quand Steve évoque la devinette posée lundi par Morlan, ce dernier lui répond qu'il ne connaît pas la réponse ; • le vendredi soir, Steve découvre la surprenante raison de ce comportement : tandis que Roger et Steve vivent leur vie sur le mode chronologique « normal », Morlan remonte le temps et « voyage dans le temps à reculons » (vendredi, jeudi, mercredi, etc) ! Steve trouve un moyen pour communiquer avec lui. Une fois que Morlan a repris « le cours normal chronologique », il leur explique qu'il n'est pas humain, qu'il vient du futur et qu'il a une mission essentielle : ramener avec lui Terry, qui a développé une science restée embryonnaire concernant l'antimatière. L'univers de l'avenir est en effet menacé de destruction par une guerre entre matière et antimatière intelligentes. Terry et Anne partent avec Morlan. Roger de son côté découvre dans le journal daté du dimanche à venir (mais ramené par Morlan le mercredi de l'avant-veille) qu'un accident de tribune au champ de courses hippiques va faire des douzaines de morts samedi, dont Steve. Enfermant Steve dans sa chambre après lui avoir subtilisé ses vêtements, Roger se rend au champ de courses pour jouer, fort de sa connaissance des résultats et de la certitude qu'il vient de changer l'avenir et de sauver la vie de Steve. Mais lorsque la tribune s'effondre, Roger est tué, et son cadavre est pris pour celui de son ami, car il portait le manteau de Steve, avec ses papiers d'identité dans la poche. Roger mort, Terry et Anne partis avec Morlan, Steve se retrouve bien seul… Liens externes : Fiche sur iSFdb

Idylle dans un relais temporel du Auteur : Robert Franklin Young Titre original : Romance in an Eleventh Century Recharging Station Publication : 1965 Place dans l’anthologie : Résumé : Archer Frend, qui voyage dans le temps, vient du . Obligé de recharger son appareil en énergie temporelle, l'ordinateur de bord le dirige automatiquement et directement vers le Relais temporel le plus proche, en l'occurrence le Relais du . Après moult tâtonnements, il parvient à découvrir l'endroit où se situe le Relais : dans un château, éloigné de tout. Archer Frend se dirige vers le château, et découvre un spectacle assez étonnant : toutes les personnes vivant dans le château semblent totalement paralysées ou pétrifiées, mais en ayant gardé leurs postures antérieures à leur pétrification. Il cherche le commutateur du Relais, et le trouve au sommet du château, dans la chambre d'une jeune fille d'environ 18 ans qui, sans doute par mégarde, avait actionné le mécanisme. Il réenclenche le mécanisme, et les habitants du château sortent de la torpeur qui les avait paralysés pendant des années. Et Archer Frend, voyant les doux traits de la jeune fille, n'est plus aussi pressé qu'auparavant de retourner vivre dans l'air froid et gris de son époque. Il se dit qu'il pourrait tenter de courtiser la jeune fille, et de vivre en cette époque le restant de son existence… Article connexe : La Belle au bois dormant Liens externes : Fiche sur iSFdb

Le Choix Micronouvelle Auteur : Waylan Hilton-Young Titre original : The Choice Publication : 1952 Place dans l’anthologie : Résumé : Un scientifique, Williams, part dans le futur équipé d'un magnétophone, d'un appareil-photo et d'un carnet avec stylo. À son retour du voyage temporel, surprise ! : le carnet est vide, le magnétophone ne contient aucun enregistrement et l'appareil-photo aucune photo. Le scientifique explique qu'il est amnésique et qu'il ne se souvient de rien. Son meilleur ami lui demande ce qu'il s'est passé et s'il se souvient de quelque chose. Williams lui répond qu'il ne se souvient que d'une chose : on lui a tout fait voir et on lui a laissé le choix de s'en souvenir ou pas après mon retour. Et il a choisi de ne rien se souvenir du tout… On se demande bien pourquoi… Liens externes : Fiche sur iSFdb

Un homme dans son temps Auteur : Brian Aldiss. Titre original : . Publication : dans le magazine . Place dans l’anthologie : . Résumé : De retour d'une mission spatiale sur Mars, Jack Westermack revient… différent. En effet, il vit désormais trois minutes et vingt secondes dans le futur. La communication est devenue extrêmement difficile avec lui, puisqu'il répond à des questions qui ne lui ont pas encore été posées, et qu'il agit, raisonne et parle en fonction de ce qu'il fera 200 secondes plus tard. Un véritable mur se construit entre lui et son entourage… Remarque : la nouvelle a été également publiée en français sous le titre Homme en son temps dans le Le Livre d'or de la science-fiction : Brian Aldiss. Liens externes : Fiche sur iSFdb

Tous les morceaux de la rive du fleuve Auteur : Raphael Aloysius Lafferty Titre original : Publication : 1970 Place dans l’anthologie : Nouvelle de genre fantastique Résumé : Un homme découvre qu'une immense fresque picturale, représentant les bords du Mississippi, fut peinte à une époque inconnue. Il « tombe amoureux » de cette fresque, et décide de consacrer tous ses loisirs et toutes ses économies à acheter et rassembler le maximum de fragments de cette fresque. Au fur et à mesure qu'il complète les morceaux de sa collection, il se rend compte que cette fresque semble être vivante, et semble avoir été peinte (et peut-être est-elle habitée) par d'étranges et sombres créatures… Liens externes : Fiche sur iSFdb

L'Impasse

Auteur : Charles Fontenay Titre original : Blind Alley Place dans l’anthologie :

Le Cercueil de glace Auteur : Roger Zelazny Titre original : The Graveyard Heart Publication : Mars 1964 dans Fantastic - Stories of Imagination ; publication en France en 1980 sous le titre Le Cœur funéraire Place dans l’anthologie : Traduction de Martine Wiznitzer Résumé : En l'an 2000, une compagnie de cryogénisation et de biostase, le Set, permet à ses clients de vivre au ralenti dans la Maison du Sommeil, et donc d'être spectateurs de l'évolution de l'humanité au fil des jours, des mois, des années. Moore décide d'y accéder, mais le processus de sélection est très strict. Parallèlement, il tombe amoureux d'une belle et jeune femme, Leota, à la Fête du Nouveau Millénaire. Les deux amoureux décident de faire partie tous les deux du Set. Mais pendant leur séjour temporel, les choses ne se passent pas comme prévu. Unger, un ancien membre poète s'attaque à Leota. Moore réplique et croit avoir tué Unger. Moore est condamné à la « peine de mort symbolique », à valeur d'avertissement. À la fin de la nouvelle, Moore se met en biostase. Liens externes : Fiche sur iSFdb

L'Homme qui rentrait à pied Auteur : James Tiptree, Jr Titre original : Publication : dans Place dans l’anthologie :