La du Comité du patrimoine mondial a eu lieu du au à Saint-Pétersbourg, en Russie.
Cette session a notamment vu la reconnaissance du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais ainsi que celle des sites miniers majeurs de Wallonie.
Sites miniers majeurs de Wallonie
Les sites miniers majeurs de Wallonie forment un ensemble de quatre sites miniers : le Grand-Hornu, le Bois-du-Luc, le Bois du Cazier et Blegny-Mine.
Ces quatre sites exploitent le « terrain houiller » qui va du Nord-Pas-de-Calais au Bassin d’Aix-la-Chapelle. Ils couvrent la même tranche chronologique du début du . Ils condensent sur un espace réduit tous les aspects du patrimoine minier, technique et social. Ils se complètent réciproquement. Grand-Hornu et Bois-du-Luc forment le volet « social », Bois du Cazier et Blegny-Mine forment le volet « travail et travailleurs », illustrant à travers l’architecture les relations de pouvoir et l’organisation sociale. (...) Du point de vue architectural, deux sites, Grand-Hornu et Bois-du-Luc, cristallisent d’importants courants internationaux d’architecture et d’urbanismesitesminiersmajeursdewallonie.be - Robert Halleux, Directeur du Centre d’Histoire des Sciences et des Techniques (Université de Liège).
Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais
Le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais est un territoire de la région française du Nord-Pas-de-Calais marqué économiquement, socialement, paysagèrement, écologiquement et culturellement par l'exploitation intensive de la houille, daté du Stéphanien, présente dans son sous-sol de la fin du jusqu'à la fin du . Il s'agit de la partie occidentale d'un gisement qui se prolonge au-delà de la frontière franco-belge.
Les affleurements de houille sont découverts dans le Boulonnais vers 1660. Le , la première veine de houille du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais est découverte à la fosse Jeanne Colard, à l'issue d'une campagne de recherche. Le , la houille grasse est découverte à la fosse du Pavé à Anzin. Après des procès, la Compagnie des mines d'Anzin est fondée le et prend rapidement beaucoup d'ampleur. En parallèle, des sociétés de recherche naissent durant tout le . Le début du est marqué par des avancées technologiques (machine à vapeur et exhaure). Les années 1830 et le début des années 1840 sont marqués par la révolution industrielle, les nouvelles industries ont un besoin énorme en charbon, ce qui crée dans le Nord une période de cherté des houilles, et la création d'un grand nombre de sociétés de recherches. Dès lors, le bassin minier se développe de manière exponentielle. Les ouvertures de fosses se succèdent, les terrils prennent de la hauteur et les corons apparaissent. Cette progression se déroule durant toute la seconde moitié du et dans les années 1900. L'année 1906 est marquée par la Catastrophe de Courrières qui a eu lieu le et a tué . De longues grèves ont suivi, et la sécurité dans les mines a été améliorée.
Le bassin minier est touché de plein fouet par la Première Guerre mondiale et la reconstruction dure jusqu'au milieu des années 1920. Cette période est marquée par l'arrivée des Polonais et des Italiens, bien que d'autres nationalités soient également présentes. Le début des années 1930 est marqué par les effets du Krach de 1929. Pendant la Seconde Guerre mondiale, le bassin minier se retrouve très vite occupé. Les mineurs résistent alors à l'occupant, par un ralentissement de la production et par sabotages. Plus des deux tiers des mineurs du bassin se mettent en grève en juin 1941.
Les compagnies sont nationalisées le avec la création de Charbonnages de France avec un vaste programme de modernisation avec concentration de l'extraction pour relever la France. La récession commence dès le début des années 1960 et les fosses sont peu à peu fermées. De nombreuses grèves éclatent dans le bassin minier. Le Centre historique minier de Lewarde est ouvert au public en 1984. La dernière gaillette est remontée dans ce second siège à la fosse de service 9 - 9 bis le .
Listes
Statistiques La conduit à l'inscription de 26 nouveaux biens (vingt culturels, cinq naturels et un mixte). Cinq biens sont inscrits sur la liste du patrimoine mondial en péril, deux autres biens en sont sortis.
Inscriptions 26 nouveaux biens sont inscrits au patrimoine mondial : vingt culturels, cinq naturels et un mixte..
La République du Congo, les Palaos, la Palestine et le Tchad connaissent leur première inscription.
Dans le tableau ci-dessous, les graphies des biens sont celles données par l'UNESCO.
Patrimoine en péril
Inscriptions Cinq biens sont inscrits sur la liste du patrimoine mondial en péril.
Retraits Deux biens sont retirés de la liste du patrimoine mondial en péril.
Références
Voir aussi Liens externes
« session du Comité », site Internet du Comité du patrimoine mondial.
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