Le nombre de sanctuaires shinto au Japon est estimé aujourd'hui à plus de .. Les sanctuaires à structure unique sont les plus communs. Les bâtiments des sanctuaires peuvent également compter des oratoires (devant le sanctuaire principal), des salles de purification, des salles d'offrandes appelées heiden (entre le honden et le haiden), une salle de danse, des lanternes de pierre ou de fer, des murs ou des clôtures, des toriis et autres édifices.. Le terme « trésor national » est utilisé au Japon pour désigner les biens culturels importants les plus précieux depuis 1897..
La définition et les critères ont changé depuis la création du terme. Les structures de sanctuaires de cette liste ont été classées Trésors nationaux quand la loi sur la protection des biens culturels est entrée en vigueur le . Comme tels, ils sont admissibles aux subventions gouvernementales pour les réparations, l'entretien et l'installation de systèmes de prévention des incendies et d'autres systèmes de prévention de catastrophes. Les propriétaires sont tenus d'annoncer à l'administration du Trésor national toute modification survenue, telle qu'un dommage ou une perte et doivent obtenir un permis pour un changement d'emplacement, un transfert de propriété ou des réparations envisagées ..
Les pièces sont choisies par le ministère de l'Éducation, de la Culture, des Sports, des Sciences et de la Technologie sur le fondement de leur « valeur artistique ou historique particulièrement élevée. ». Cette liste présente trente-huit de sanctuaires Trésor nationaux à partir du classique (époque de Heian) jusqu'au début du moderne (fin de l'époque d'Edo). En fait, le nombre de structures référencées est supérieur à trente-huit parce que dans certains cas, des groupes de structures connexes sont combinés pour former une seule entrée. Ces structures comprennent les bâtiments principaux (honden), oratoires (haiden), les portes, les salles des offrandes (heiden), les salles de purification (haraedono) et autres édifices en rapport avec les sanctuaires..
vignette|250px|alt=Un chemin mène par une porte torii à une volée d'escaliers, vers deux bâtiments positionnés le long de l'axe de la voie. Sur les côtés de la voie, il y a des bâtiments et des structures mineurs.|Disposition générale d'un sanctuaire shintoïste : 1. Torii. 2. Escalier en pierre. 3. Sandō. 4. Chōzuya ou temizuya. 5. Tōrō. 6. Kagura-den (bâtiment dédié au nô ou à la danse sacrée kagura). 7. Shamusho (bureaux d'administration). 8. Ema. 9. Sessha/massha. 10. Komainu. 11. Haiden. 12. Tamagaki. 13. Honden.
La pratique du marquage des lieux sacrés commence au Japon dès la période Yayoi (d'environ 500 avant J.-C. à 300 après J.-C.) et provient de croyances religieuses primitives. Les caractéristiques du paysage tels que les rochers, les cascades, les îles et les montagnes en particulier, sont des lieux supposés être capables d'attirer les kamis et sont en conséquence adorés en tant que yorishiro. À l'origine, les lieux sacrés peuvent avoir été tout simplement indiqués par une clôture et une porte d'entrée ou torii. Plus tard, des structures temporaires semblables à l'actuel sanctuaire portable. sont construits pour accueillir les dieux à l'endroit sacré, lequel finit par évoluer en bâtiments permanents consacrés aux dieux.
Les anciens sanctuaires sont construits selon le style de logements (Izumo-taisha). ou d'entrepôts (Ise-jingū).. Les bâtiments sont pourvus de toits à pignons, de sols surélevés, de murs de planches et sont couverts de chaume de roseaux ou d'écorce de cyprès du Japon. Ces anciens sanctuaires ne disposent pas d'espace consacré au culte. Il existe trois importants styles architecturaux pour les anciens sanctuaires : le taisha-zukuri, le shinmei-zukuri et le sumiyoshi-zukuri. Ces trois styles sont représentés par Izumo-taisha, Nishina Shinmei-gū et Sumiyoshi-taisha respectivement. et datent d'avant 552.. En accord avec la tradition , les bâtiments ou les sanctuaires ont été scrupuleusement reconstruits à intervalles réguliers en restant fidèles à leur conception originale. Ainsi les styles anciens ont-ils été reproduits à travers les siècles jusqu'à nos joursActuellement, seul Ise-jingū est reconstruit tous les vingt ans...
À partir du milieu du , alors que le bouddhisme est introduit au Japon en provenance de Baekje, de nouveaux styles architecturaux de sanctuaires apparaissent. Le modèle actuel de sanctuaire shinto est d'origine bouddhiste.. Le concept de temples comme lieu de rassemblement est appliqué aux sanctuaires. Des espaces de culte sont ajoutés sous forme de toits allongés ou de salles de culte (haiden) en plus du bâtiment principal (honden). Les éléments stylistiques suivants de l'architecture bouddhiste de temple sont assimilés et appliqués aux sanctuaires japonais : la base de colonne en pierreAuparavant, les colonnes en bois étaient placées directement dans le sol., les tasseaux, les toits recourbés, les surfaces peintes, les ornements de métal, les couloirs et les pagodes...
À la fin du , tandis que les styles architecturaux évoluent, de nouveaux éléments sont ajoutés comme en témoignent Kasuga-zukuri, (Kasuga-taisha et Hakusandō/Kasugadō à Enjō-ji), le toit « coulant » ou nagare-zukuri (Kamo-jinja), hachiman-zukuri (Usa Hachiman-gū) et hiyoshi-zukuri (Hiyoshi Taisha)... Le nagare-zukuri est toujours le style le plus populaire, suivi du kasuga-zukuri. Le honden d'Ujigami-jinja date de cette époque.. À la fin de l'époque de Heian, les toriis et les clôtures sont souvent remplacées par des portes à deux niveaux et de grandes colonnades imitées de l'architecture des temples. L'influence du style résidentiel shinden-zukuri des palais et des manoirs est manifeste dans des sanctuaires tels qu'Itsukushima-jinja..
Le sanctuaire auxiliaire Marōdo à Itsukushima-jinja date du , (époque de Kamakura), et les honden et haiden de Kibitsu-jinja du (époque Muromachi).. À la fin du et au début du , durant l'époque Azuchi Momoyama, le ishi-no-ma-zukuri apparaît comme nouveau plan de construction de sanctuaires. Le bâtiment principal est réuni à l'oratoire par l'intermédiaire d'un édifice de liaison appelé ai-no-ma, dérivé du style hachiman-zukuri. Les honden de Kitano Tenman-gū et Ōsaki Hachiman-gū sont des exemples du ishi-no-ma-zukuri.. Tōshō-gū achevé en 1636 date de l'époque d'Edo. Il s'agit d'un complexe assemblage de sanctuaires richement ornés, de temples et d'un mausolée.. Ces complexes sont le résultat du shinbutsu shūgō (syncrétisme du shintoïsme et du bouddhisme) qui commence à se manifester à l'époque de Heian ; Kitano Tenman-gū, construit en 947 pour l'esprit de Sugawara no Michizane, est le premier de ces byō ou jingū-ji..
Statistiques Les trente-huit entrées de la liste se répartissent ainsi : bâtiments principaux (honden), ensembles composés de honden, haiden avec ou sans ai-no-ma ou heiden entre eux, oratoires (haiden), salles des offrandes (heiden), couloirs, portes, clôtures, salles de purification et autres salles liées à un sanctuaire. vignette|350px|alt=La plupart des Trésors nationaux se trouvent dans la région du Kansai et l'ouest de Honshū, même si certains sont dans le centre et le nord de Honshū ou Kyushu.|Carte indiquant l'emplacement des sanctuaires classés trésors nationaux du Japon. Préfecture Ville Trésor national Hiroshima Hatsukaichi 1 Kagawa Sakaide 1 Kumamoto Hitoyoshi 1 Kyoto Kyoto 5 Uji 2 Miyagi Sendai 1 Nagano Ōmachi 1 Shizuoka Shizuoka 1 Nara Nara 2 Tenri 1 Uda 1 Okayama Okayama 1 Osaka Osaka 1 Sakai 1 Shiga Nagahama 1 Ryūō 1 Yasu 2 Ōtsu 3 Shimane Matsue 1 Taisha (Shimane) 1 Tochigi Nikkō 6 Tottori Misasa (Tottori) 1 Yamaguchi Shimonoseki 1 Ōita Usa 1
ÉpoqueSi un Trésor national été construit pendant plus d'une période, seule la période la plus ancienne est comptée. National Treasures 2 9 5 8 14
Usage Nom : le nom tel qu'il est enregistré dans la base de données des Biens culturels nationaux. Sanctuaire : nom du sanctuaire dans lequel la structure est située. Remarques : d'architecture et générales relatives notamment à : taille donné en ken, ou distance entre piliers ; « m × n » indique la longueur (m) et la largeur (n) de la structure, chacune mesurée en ken ; style architectural (zukuri) et type de toiture ; existence de rives de toits, faîteaux de toit en forme de fourche (chigi), auvents, etc. Date : période et année de la dernière reconstruction majeure. La colonne trie les entrées par année. Si seule une période est connue, le tri se fait par l'année de début de cette période. Emplacement : « nom de ville-nom de préfecture ». L'entrée de colonne se fait par « nom de préfecture-nom de ville ». Images : photo de la structure. Si l'image montre plus d'une structure, la structure correspondante est indiquée par un rectangle bleu.
Trésors (Cette liste est complète au ) Nom Sanctuaire Remarques Date EmplacementImage Une avec des informations sur la construction du bâtiment est jointe à la nomination. . Ōsaki Hachiman-gū Honden : 5 × 3, un seul niveau, style irimoya couverture de bardeaux de bûches fendues ; : 1 × 1, un seul niveau, ryōsage-zukuri couverture de bardeaux de bûches fendues ;Haiden : 5 × 3 (7 ken le long de la façade), un seul étage, style irimoya, avant avec un chidori hafu (rive de toit et un auvent de 5 ken avec un pignon nokikarahafu, couverture de bardeaux de bûches fendues ; Plus ancien exemple existant de style gongen Miyagi SendaiSendai 150px|alt=Bâtiment en bois avec un grand toit et le pignon central à l'avant. Le toit et la partie inférieure sont dans des couleurs très sombres. Trois cordes pendent du pignon central avant. , et Les pièces suivantes sont jointes à la nomination : le , une , , le , la , la , deux , neuf , deux , ou , 104 , la , une , une , 16 , une , une , une clôture de pierre, un torii.. Tōshō-gū Honden : 5 × 5, style irimoya avec un auvent de 1 ken sur la face arrière : 3 × 1, style ryōsage-zukuriHaiden : 9 × 4 (7 ken le long de la façade avant), style irimoya, avant avec une rive de toit chidori hafu et un auvent de 3 ken avec un pignon nokikarahafu Les trois bâtiments sont à un seul niveau avec une couverture de tuiles en cuivre. Tochigi NikkōNikkō 150px|alt= bâtiment avec toiture en tuiles à deux versants derrière une clôture ajourée avec une porte de style chinois. Deux anciens panneaux de plafond sont joints à la nomination. Tōshō-gū 3 × 2, porte à deux niveaux de style irimoya avec pignons nokikarahafu dans chaque direction, couverture en tuiles de cuivre, plus de 500 sculptures d'anecdotes historiques, enfants qui jouent, hommes sages et autres, reliés au tōzai kairō de chaque côté Tochigi NikkōNikkō 150px|alt=Une porte à deux niveaux en bois décorée où l'étage supérieur s'étend sur la partie inférieure. Il y a un pignon bombé au centre sous lequel est fixée une planche avec des caractères. Tōshō-gūCouloirs semi fermés de 36 et 54 ken de long avec des sculptures colorées de fleurs et d'oiseaux en chantourné s'étendant des deux côtés de la porte yōmeimon, style irimoya avec couverture en tuiles de cuivre Tochigi NikkōNikkō 150px|alt=Mur en bois avec des poutres rouges et des sculptures colorées de plantes, de paons et autres oiseaux. (avant et arrière) Tōshō-gū 1 × 1, porte de style chinois décorée de sculptures blanches, un seul niveau, de style karahafu, toit couvert de tuiles en cuivre, relié à la clôture tōzai sukibei des deux côtés Tochigi NikkōNikkō 150px|alt=Style chinois relié de chaque côté à une clôture à claire-voie.
150px|alt=personnages blancs sculptés sous un pignon ondulé. Tōshō-gū Clôtures à claire-voie de 43 et 44 ken de long s'étendant vers l'est et l'ouest à partir du karamon, couverture en tuiles de cuivre Tochigi NikkōNikkō 150px|alt=Une clôture couverte colorée s'étendant de chaque côté d'une porte de style chinois , , Les pièces suivantes sont jointes à la nomination : le passage de la porte deva au sanctuaire, 66 foyers en cuivre pour lanternes, 249 lanternes de pierre,