Clans (prononcer le « s » final, ) est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Clansois.

Géographie Localisation Clans est une commune de moyenne altitude (), située au-dessus de la vallée de la Tinée, à de Nice.

Géologie et relief La commune est vaste, et comporte une grande partie de forêt ; elle s'étend du lit de la Tinée, les hameaux de Pont-de-Clans et du Bancairon faisant partie de la commune, aux sommets du mont Tournairet.

Catastrophes naturelles - Sismicité Le , de nombreux villages des diverses vallées des Alpes-Maritimes (Breil-sur-Roya, Fontan, Roquebillière, St-Martin-Vésubie, Tende...) sont fortement impactés par un "épisode méditerranéen" de grande ampleurAlex : Épisode méditerranéen en Provence en octobre 2020. Certains hameaux de la commune restent inaccessibles jusqu'à plus d'une semaine après la catastrophe et l'électricité n'a été rétablie que vers le . L'Arrêté du portant reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle a identifié 55 communes, dont Clans, au titre des "Inondations et coulées de boue du 2 au "Communes reconnues en état de catastrophe naturelle - Alpes-Maritimes et Côtes-d'Armor.

Commune située dans une zone de sismicité moyenneDidacticiel de la règlementation parasismique.

Hydrographie Cours d'eau sur la commune ou à son avalL'eau dans la commune : rivière la Tinée, vallons d'ullion, de la serre, du monar, de lambertisse, de la nouguière, de l'adoucet, de la chaudane, des bouis, de bassacros, de cavier, du cougné, de bairols, de figgiette, de la chalanche, de pèlegrin, la vallière obscure, ravin de la médecine,

Clans dispose de deux stations d'épuration : Clans Le Périer d'une capacité de 700 équivalent-habitantsDescription de la station Le Périer/Village, Clans St Jean d'une capacité de 250 équivalent-habitantsDescription de la station CLANS St Jean.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne et est dans la région climatique Var, Alpes-Maritimes, caractérisée par une pluviométrie abondante en automne et en hiver (250 à en automne), un très bon ensoleillement en été (fraction d’insolation > 75 %), un hiver doux () et peu de brouillards. Elle est en outre dans la zone H3 au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Rimplas à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Intercommunalité Commune membre de la Métropole Nice Côte d'Azur.

Urbanisme La commune est intégrée dans le plan local d'urbanisme métropolitain approuvé le Plan local d'urbanisme métropolitain (PLUm).

Typologie Au , Clans est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nice, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Voies de communications et transports Voies routières Village desservi par la départementale 55 depuis la D 2205.

Transports en commun Transport en Provence-Alpes-Côte d'Azur Commune desservie par le réseau Lignes d'Azur.

Communes limitrophes

Toponymie « Le chef-lieu (des Vellauni) » s’appela Clan c'est-à-dire centre des réunionsle chef-lieu (des Vellauni). (?)

Histoire Le peuplement de la région est très ancien ; en attestent le « pont dit romain » en dessous de Clans, situé sur une ancienne voie romainePont Royal, ainsi que les vestiges de l'âge du bronze trouvés dans la commune. Sans doute la situation de Clans, sur un promontoire offrant à la fois terres cultivables, eau et facilité de défense, sont-ils des facteurs expliquant ce choix.

Jusqu'au , le village était situé plus bas, au lieu-dit le Poet, près de la chapelle Saint-Sébastien. Des vestiges de cet ancien village subsistent, et son abandon semble être dû à l'épidémie de peste de 1348, au profit du site actuel, qui devait être un hameau d'alpage à l'époque.

Clans, faisant partie du comté de Nice dépendant du royaume de Sardaigne ou de Piémont-Sardaigne, a voté son rattachement à la France en 1860.

Le à , le village a subi un tremblement de terre, dont l'épicentre se trouvait au large d'Impéria (Italie), de magnitude comprise entre 6,5 et 6,8 et qui s'est ressenti sur un rayon de . À Clans, plusieurs dizaines de maisons furent endommagées, certaines furent démolies, toutes ne furent pas reconstruites.. thumb|left|100px|Plaque commémorative. Dans une époque plus récente, de nombreuses familles et enfants juifs ont trouvé refuge à Clans pendant le deuxième guerre mondiale. Les villageois tentent de les protéger contre les rafles en mettant en place un service d’alerte : Plusieurs personnes s’étaient organisées pour prévenir les « juifs » afin qu’ils aient le temps de se cacher avant l’arrivée des Allemands. Paul Isoart, affilié à la Résistance surveille la route qui passe devant l’usine EDF de Bancairon. En cas de danger, il prévient le cafetier du Pont de Clans qui avertit à son tour Edwige Isoart, receveuse des PTT. Le message transmis par téléphone, très simple « le lait monte », signifie qu’il y a une visite de la Gestapo. Ce stratagème permettait aux juifs de se mettre à l’abri avec la complicité active des habitants. Malheureusement, il y eut quelques fausses alertes, ce qui les rendit moins vigilants. Le lundi , les Allemands arrivent brusquement à Clans, sans que personne ait pu être averti. Lors de cette rafle organisée par Aloïs Brünner, 27 réfugiés juifs sont arrêtés, mais une trentaine d’autres ont pu être sauvés. La police allemande, rendue furieuse par son échec partiel, traîne Edwige Isoart sur la place du village, sous la menace d’un revolver, mais elle parvient à se disculper et n’est pas arrêtée. Paul Isoart, maire de Clans pendant de nombreuses années et son épouse Edwige, ont obtenu la médaille des Justes. En 1993, une plaque commémorant le cinquantième anniversaire de la rafle a été apposée sur le mur de la mairieTémoignages et histoire – La rafle de 1943 à Clans.

Politique et administration

Élections municipales et communautaires Élections de 2026 Depuis la loi du 21 mai 2025, le conseil municipal de Clans, commune de moins de , est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, comme l'ensemble des autres communes. sièges sont à pourvoir au conseil municipal.

Une seule liste, menée par Philippe Ippolito, est déposée lors du premier tour qui a lieu le . Les conseillers municipaux sont ainsi élus dès le premier tour. Le taux de participation est de 61,15 %. Philippe Ippolito est élu maire le lors de la première séance de conseil municipal.La liste officielle des maires du département des Alpes-Maritimes en fonctions au 9 mai 2026, issue du répertoire national des élus (RNE), peut être consultée sur Commons.. Liste des maires

Budget et fiscalité 2019 thumb|Mairie. En 2019, le budget de la commune était constitué ainsiLes comptes de la commune : total des produits de fonctionnement : , soit par habitant ; total des charges de fonctionnement : , soit par habitant ; total des ressources d'investissement : , soit par habitant ; total des emplois d'investissement : , soit par habitant ; endettement : , soit par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants : taxe d'habitation : 4,79 % ; taxe foncière sur les propriétés bâties : 12,87 % ; taxe foncière sur les propriétés non bâties : 29,98 % ; taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ; cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2017 : médiane en 2017 du revenu disponible, par unité de consommation : Chiffres clés Évolution et structure de la population. Dossier complet.

Population et société Démographie Évolution démographique

Enseignement Établissements d'enseignementsÉtablissements d'enseignements : Écoles maternelles et primaires, Collèges à Saint-Sauveur-sur-Tinée, Roquebillière, Saint-Martin-du-Var, Lycée à Valdeblore.

Santé Professionnels et établissements de santéProfessionnels et établissements de santé : Médecins à Villars-sur-Var, Saint-Sauveur-sur-Tinée, Pharmacies à Saint-Martin-Vésubie, Roquebillière, Lantosque, Levens, Hôpitaux à Villars-sur-Var, Saint-Martin-Vésubie.

Cultes Culte catholique, Paroisse Notre-Dame de la TinéeParoisse Notre-Dame de la Tinée, Diocèse de Nice.

Économie Entreprises et commerces Agriculture Les principales sources de « richesse » étaient l'agriculture : légumes, oliviers (dont constitue la limite d'altitude supérieure), élevage et produits en découlant (fromage, salaisons, viande), l'exploitation des bois de la forêt, et les ressources hydrauliques, avec captage de sources pour alimenter l'usine hydro-électrique du Bancairon, en complément du cours de la Tinée.

Tourisme Le village accueillait, et accueille toujours, nombre de familles niçoises l'été, le climat estival de Clans étant agréable, et l'altitude ne constituant pas un problème pour les personnes souffrant d'insuffisance cardiaque; nombre de « villas » attestent de cette présence estivale.

Commerces L'économie de Clans a profondément changé au fil de l'histoire.

De nos jours, l'économie strictement locale est plus réduite, et passablement de personnes habitent à Clans et travaillent dans la vallée, jusqu'à Nice.

Culture locale et patrimoine Lieux et monuments

La commune compte trois monuments. et . répertoriés à l'inventaire des monuments historiques : La chapelle Saint-Michel, classée depuis le . ; la chapelle Saint-Antoine-Ermite, classée depuis le . ; la collégiale Sainte-Marie, classée depuis le .

Lieux présentés dans la base de données "http://patrimages.culture.gouv.fr/" de l'l'inventaire général du patrimoine culturel : Photothèque Monuments Historiques.

Voir aussi : . .

Chapelle Saint-Michel La chapelle Saint-Michel est située sur la route de la forêt.

Chapelle Saint-Antoine-Ermite