Klisoura ou Kleisoura ( ou Βλαχοκλεισούρα, en aroumain : Clisúra) est une bourgade de Grèce, située dans le nome de Kastoria entre les villes de Kastoria et de Édessa, sur la limite orientale du nome de Kastoria, à l’entrée de la vallée de Klisoura et à l’est de la ville de Kastoria ().
Étymologie L’étymologie du nom vient du mot latin clausura, ce qui signifie passage étroit Wiktionnaire en anglais. et a aussi donné cluse en français. Le chercheur Socrate L. Liakos a écrit que la ville était désignée en 1325 par le mon Anaklisouron (Ανακλίσουρον, la « haute passe »), sans indiquer sa source Nicolaos Siokis (Νικόλαος Σιώκης), Brève histoire de Klisoura (Συνοπτική Ιστορία της Κλεισούρας), site web Vlahoi.Net. En raison de la population valaque locale, les Grecs l'ont aussi appelée Vlachoklissoura (Βλαχοκλεισούρα) Nicolaos Mertzos (Νικόλαος Μέρτζος), Les Valaques Aimanes (Αειμάνιοι Βλάχοι), Société d'études de la Macédoine (Εταιρία Μακεδονικών Σπουδών), republication site web de Laos Imathias (Λαός Ημαθίας), 24 juillet 2010. Vlachoklissoura était jusqu’au début du une ville culturellement et historiquement importante de la communauté valaque et également un centre de l’hellénisme Archives du Musée ethnologique de Klisoura : Instructions aux comportement social et bilans de livres (Οδηγίαι κοινωνικής συμπεριφοράς και βιβλίον ισολογισμών), Procès-verbal des manuscrit des aînés de Klisoura (1868-1880) (Χειρόγραφα πρακτικών δημογερόντων Κλεισούρας (1868-1880)), vol. 18. En 1806, le voyageur français François Pouqueville visite la ville et la décrit comme « habitée par , pour la plupart valaques »François Pouqueville, Voyage de la Grèce, volume 3, [Livre numérique Google], Firmin Didot, père et fils, 1826,
Données démographiques Au premier recensement de l'État grec en 1913, la population de la ville atteint . Dans le recensement de 2001, la municipalité n'est plus qu'un village de , à la suite de l'exode rural Site web du ministère de l'Intérieur, Journal officiel du Gouvernement (Φύλλο Εφημερίδας της Κυβερνήσεως), éd. 1292, , [note: population présente 2001]. Le monastère de la Notre-Dame au recensement de 2001 ne comptait plus que 11 moines.
La population de Klisoura, du jusqu’au dernier recensement, est consignée dans le tableau suivant Site web Mapping Migration in Kastoria, Macedonia, Kleisoura: Années19051913192019281940195119611971198119912001Habitants3.8003.2001.4771.3461.194757700504508583576
Climat et topographie Klisoura est l’une des plus hautes localités de Grèce, à une altitude de dans un paysage montagneux, dans une épaisse forêt brumeuse parsemée de cascades sur les flancs du Site web, Université polytechnique nationale d'Athènes-Département des ressources d’eau et de l’environnement, Superbes paysages naturels : Lechovo, Klisoura, Variko. Le climat est continental en hiver, avec des chutes de neige éparses, des pluies violentes en particulier à l’automne et un ciel souvent nuageux. L’été manifeste des influences méditerranéennes mais la fraîcheur du lieu est attractive pour les citadins grecsLes données climatiques les plus précises sont disponibles depuis l’installation d’une station météorologique par l’Observatoire national d'Athènes le au centre du village, à une altitude de mètres : Site web West Macedonia, Nouvelle station météorologique à Klisoura, Kastoria (Νέος Μετεωρολογικός Σταθμός στην Κλεισούρα Καστοριάς). Les résultats enregistrés à la fin de l'année 2011, sont Site web Observatoire national d'Athènes, Station météo de Klisoura (Μετεωρολογικός σταθμός Κλεισούρας) [Sélection d'une basse de données]:
Mois Jan Fév Mar Avr Mai Juin Juil Août Sep Oct Nov Dec Température maximum (°C) 12,7 11,8 21,1 19.3 22,3 28,7 34,7 31,3 27,5 18,6 16,5 15,8 Température minimum (°C) -9,4 -5,7 -8,1 -1,1 3,3 8,1 10,2 11,5 7,2 -2,1 -2,7 -10,4 Précipitations (mm) 42,6 60,8 51,0 41,2 137,6 32,8 27,4 24,7 63,1 106,6 60,1 111,0
Histoire La région Col fréquenté depuis la Préhistoire, la région de Klisoura appartient, dans l’Antiquité, d’abord au royaume macédonien d'Orestide. Pendant la période romano-byzantine, elle dépend de la province de la Macédoine pour être ultérieurement rattachée à celle de Thessalie. Au et encore au , pendant les invasions des Goths puis des Slaves, ces montagnes sont un refuge pour les populations locales, hellénophones et romanophones. Elles gardent longuement ce rôle de refuge car elles se trouvent à partir du dans la zone frontalière disputée entre l’Empire (ce sont alors des positions importantes du thème de Salonique) et les Bulgares, puis, au , entre le royaume franc de Salonique et le royaume Bulgaro-Valaque Site web de la Société du Musée de la lutte pour la libération de la Macédoine, Guerres Byzantines-Normandes (Νορμανδικοί Πόλεμοι) (1081-1185).
À la brève période serbe et au tout aussi éphémère retour, au début du , à l’Empire byzantin, succède la longue période ottomane des : la région est alors rattachée au vilayet de Monastir et au district juridique (kaza) de Kastoria Site web du Municipalité de la ville de Kastoria, Règle de Ottomans (Τουρκοκρατία). Au traité de Bucarest de 1913, Klisoura est rattachée au royaume de Grèce, plus exactement à la province de Kastoria du nome de Florina .
La création de Klisoura La ville aurait été créée par synœcisme vers le Yiannis Tsaras (Γιάννης Τσάρας), Klisoura en 1849 sur Η Κλεισούρα στα 1849, périodique « Makedonika » (Μακεδονικά), vol. 18, Société d'études de la Macédoine (Εταιρία Μακεδονικών Σπουδών), Thessalonique 1978, entre les villages aroumains de Cotoru di Iazu, Agru alu Țiacou (champ de Tsiacou), Cireși (cerisiers), Gura et Kardzia. Les plus anciens documents qui mentionnent Klisoura sont Nicolaos Siokis (Νικόλαος Σιώκης), L'histoire et les reliques des églises de Saint-Nicolas et de Saint-Démétrius à Klisoura, Kastoria (Η ιστορία και τα κειμήλια των Ιερών Ναών Αγίου Νικολάου και Αγίου Δημητρίου Κλεισούρας Καστοριάς), University Studio Press, Thessalonique 2001, :
un registre fiscal ottoman daté de 1481 : dans ce document la commune est indiquée par le nom Klisoura. Au village habitent à cette époque ( environ) ; un manuscrit du pope kastorien Papargyris mentionne le village en se référant aux saints de la ville, comme Marcou Petru Marcoului (Μάρκος Πέτρου Μαρκούλη), martyrisé à Chroupista en 1598 pour avoir refusé de devenir musulman (son corps a été jeté dans le fleuve Aliakmon) ; un codex du monastère de Varlaam des Météores daté de 1613-14 ; un codex du Patriarcat de Jérusalem daté de 1660 ; le récit du voyageur turc Evliya Çelebi en 1661 ; un codex dans la Bibliothèque nationale de Grèce du diocèse de Kastoria en 1682 ; un codex du diocèse de Sisani et Siatista, signé aux années 1696 et 1697 par Zosime, évêque d’Achride.
Du vignette|droite|Une femme de Klisoura pendant la période de la révolte macédonienne de 1878. Photographie de Leonidas Papazoglou. Pendant le , Klisoura est l’une des plus florissantes localités valaques de la période ottomane en Macédoine-Occidentale. Ses habitants parlent aroumain, mais utilisent aussi le grec dans le commerce Yannis Mertzos (Ιωάννης Μέρτζος), Les Valaques de Thessalonique aux (Οι Βλάχοι της Θεσσαλονίκης τον 20ό και 21ο αιώνα), site web Société des études de la Macédoine (Εταιρία Μακεδονικών Σπουδών), janvier 2011. Les évaluations de la population faites au sont discordantes ( chrétiens orthodoxesAlexandre Synvet, Les Grecs de l'Empire ottoman : Étude statistique et ethnographique, Constantinople, 1878, р. 55., en 1870, pas plus de selon d'autres sources Site web de Dimitris Lithoxoou (Δημήτρης Λιθοξόου), Klisoura (Κλεισούρα)).
La révolution grecque et la période moderne Pendant la guerre d'indépendance grecque, des Klissouriens comme Yannis Anastasiou Simotas (Ιωάννης Αναστασίου Σιμώτας) participent aux combats qui se déroulent en Grèce ottomane et dans les principautés roumaines Apóstolos Vakalópoulos (Απόστολος Βακαλόπουλος), History of Macedonia 1354-1833, . En 1821, le monastère de Notre-Dame abrite le chef des rebelles, Zafirakis Theodosiou (Ζαφειράκης Θεοδοσίου) qui vient de Naoussa, ainsi que trois membres de la famille de Georges Ghica « Hadjimassiou » (Γεώργιος Γκίκα Χατζημάσιου) initiés en 1818 à la « Société des Amis ».
Vlachoklissoura participe à la révolte macédonienne de 1878 et en représailles, elle est pillée par les attaques des Albanais musulmans (Τσάμιδες) d’Ismail Aga, qui sont finalement repoussées le par les chefs valaques Ilie Condura fermecatou (le charmé: Ηλίας Κουντουράς Φαρμάκης) de Vlasta, Naum Jupânu (Naoum le « joupan » : Ναούμ Σπανός) de Chroupista et Nicolae Vlahu (Νικόλαος Βλάχος) Nikolaos Siokis (Νικόλαος Σιώκης) sur Comme aujourd’hui le 5 avril 1944 : Les Allemands exécutent de Klisoura, Kastoria (Σαν σήμερα 5 Απριλίου 1944: Οι Γερμανοί εκτελούν 270 κατοίκους της Κλεισούρας της Καστοριάς), Première édition journal Kastorianos Politis (Καστοριανός Πολίτης), , , 23 mai 2003 Reproduction Site web Ptolemaïda TV, 05 avril 2011 Nicolaos Mertzos (Νικόλαος Μέρτζος), , Actes de la conférence, site web Union panhellénique des associations culturelles valaques (Πανελλήνια Ένωση Πολιτιστικών Συλλόγων Βλάχων).
Fondée en 1867, la nouvelle organisation « Société des Amis » (initialement Ethiki Epitropi, puis Filikí Etería) attire de nombreux Klisouriens. En 1886, une lettre d’Anastasios Tsirlis du village de Nevesca (aujourd’hui Nympheo) à Ioannis Argyropoulos, médecin de Klisoura, sur l’achat d’une cinquantaine d’armes, tomba aux mains des chaouches (gendarmes) ottomans, ce qui provoqua une vague d’arrestations de membres de l’organisation dans de nombreuses villes. De nombreux Klisouriens furent arrêtés et après deux ans de détention préventive, quinze Klisouriens et quarante Kastoriens et autres révolutionnaires des villages voisins furent jugés à Monastir (aujourd’hui Bitola) pour « appartenance à une organisation séditieuse ». La cour ottomane maintint une partie d’entre en prison mais en libéra d’autres Nikolaos Siokos (Νικόλαος Δημ. Σιώκης), Le médecin macédonomaque Ioannis Argyropoulos (Ο Μακεδονομάχος ιατρός Ιωάννης Αργυρόπουλος) (1852-1920), Actes de la conférence pour les depuis la mort de Pavlos Melas (Πρακτικά συνεδρίου για τα 100 χρόνια από τον θάνατο του Παύλου Μελά), Société des Études Macédoniennes (Εταιρία Μακεδονικών Σπουδών), ..
Pendant la Deuxième guerre balkanique, l'Armée grecque de Thessalie, avançant vers Koritsa, prit le défilé et la ville en , à la suite de quoi Vlachoklissoura fut rattachée au royaume de Grèce.
En 1918, Klissoura est constituée pour la première fois en commune d'après . En même temps, le proche monastère de la Nativité de Marie () est reconnu comme skite du grand monastère de Notre-Dame (), réuni à la commune en 1940. En 1941, la communauté appartient au nouveau nome de Kastoria. En 1942, sous l'occupation allemande, l’État grec transfère Klisoura au nome de Florina.
Massacre par les SS. Le , Klisoura qui se trouve depuis 1941 en zone d'occupation allemande et dont la plupart des habitants ont pris le maquis avec leurs troupeaux, subit l’assaut des forces commandées par le SS qui assassinent en représailles environ 280 civils de tous âges de la ville. Schümers ne sera jamais jugé (il est tué le quand sa voiture heurte une mine à Arta, Nord-ouest de la Grèce) mais ce massacre figure en bonne place parmi les crimes de guerre nazis en Grèce, pour lesquels le président allemand Joachim Gauck a demandé pardon au nom de son pays en 2014Le Monde sur .
En 1950, Klisoura est réintégrée dans le nome de Kastoria. Lors de la réforme administrative Kapodistrias en 1994, la commune devient un dème autonome de l’arrondissement du Monastère de la Notre-Dame Site web du ministère de l'Intérieur, Mise en place des municipalités et des périphéries (Σύσταση Δήμων-Περιφερειών). Avec le plan de réforme administrative Kallikratis en 2011, le dème devient un district municipal du dème élargi de Kastoria.
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