Henri Rougier, né à Marseille le et mort à Marseille le d’insuffisance cardiaque, après avoir pris sa retraite à La Valette-du-Var dans l'agglomération toulonnaise, fut un célèbre coureur cycliste, coureur automobile et aviateur français.

Biographie Au début du , Rougier était un entrepreneur prospère, propriétaire de l'agence de Paris pour les automobiles Turcat-Méry, et utilisait ses participations à des courses automobiles pour recueillir de la publicité pour sa concession de marque. thumb|left|Rougier sur Turcat-Méry 45HP au Paris-Madrid 1903. En 1903 au volant de sa Turcat-Méry 45 HP, il termine au général et dans la catégorie dite des véhicules lourds de la course Paris-Madrid.

Le , il participe sur le même bolide à la « Coupe automobile Gordon Bennett » en Allemagne. Le départ est donné par le Kaiser Wilhelm II depuis Bad Homburg dans les montagnes du Taunus. Il termine en 6 heures pour couvrir les . Il remporte également la troisième édition de la Course de côte du Mont Ventoux sur sa Turcat-Méry, effectuant encore en cette année fournie un raid rapide à bord d'une simple voiture de tourisme de la marque sur le trajet Paris-Moscou, en compagnie de Marc Sorel« Plus vite que les grands trains express »" de l'époque, aux dires même de Léon Turcat en 1955 (site Turcat-Mery)..

En 1905, il s’inscrit au Circuit des Ardennes, à Bastogne. Sa Lorraine-Dietrich y effectue le meilleur tour en piste, à . En 1906, il y termine sur la même voiture : son temps est de 5 heures . Les quatre pilotes engagés pour la marque terminent dans les sept premiers du classement (Arthur Duray vainqueur), Sorel faisant encore partie de ceux-ci.

Au premier Grand-Prix de France en 1906, il termine non classé, à plus d’un tour derrière le vainqueur. En 1907, il revient pour la seconde édition à Dieppe au volant d'une Lorraine-Dietrich, mais doit se retirer au tour. Il remporte de nouveau la Course de côte du Mont Ventoux, sur sa Lorraine-Dietrich cette fois.

thumb|left|250px|Turcat-Méry de 1906 Le , Rougier participe à la course Saint-Pétersbourg-Moscou sur Lorraine-Dietrich, mais doit abandonner.

Dans le Grand-Prix de France 1908 à Dieppe, il se retire dès le premier tour sur des problèmes de magnéto de sa Lorraine-Dietrich.

thumb|right|250px|Anvers Henri Rougier lors d’un meeting aérien de 1909 sur “Voisin” thumb|Henri Rougier devant la Turcat-Méry 25 HP victorieuse au rallye de Monte Carlo 1911. thumb|Henri Rougier en 1910 En 1909, il apprend à piloter sur biplan Voisin propulsé par un moteur Gnome Oméga, et en septembre de la même année, il remporte les prix de distance et d’altitude du Grand Prix de Berlin, tandis que Hubert Latham remporte le prix de vitesse. Le , il établit le nouveau record de hauteur en Italie, à l’aérodrome de Montichiari: Le 20 septembre 1909 dans le ciel : Rougier réalise un vol record. La même année, il participe à des meetings aériens et à des Grands-Prix automobiles à travers l’Europe. Ainsi à la fin du même mois, au salon aéronautique de Brescia, il remporte de nouveau le Prix d'altitude ( - record mondial), en battant Glen Curtiss. Il participe ensuite aux meetings aériens de Francfort, à celui de Blackpool où il termine à la deuxième place, et à Anvers où il remporte toutes les courses proposées, clôturant ainsi une année très fournie. À Anvers, il remporte notamment le le grand prix d’Anvers et une somme d’argent de , alors qu'il participe au prix de la distance, grâce à un vol de en heure et vingt-cinq minutesLe 28 octobre 1909 dans le ciel : Meeting d’Anvers : sacre de Rougier et chute de Molon.

En , il devient célèbre pour ses exploits monégasques au-dessus de la Méditerranée et du mont Agel, du fait d’un voyage particulièrement dangereux de Monaco à Nice en haute altitude avec des vents très variables. En février, lors du salon de l’air d’Héliopolis en Égypte, il remporte le premier prix sur distance globale et le second prix sur « plus longue distance sans s'arrêter. De par ces faits marquants, il est invité à participer la même année à des meetings en Californie, avec son Voisin.

Du fait des risques encourus, des performances aéronautiques d’endurance de Rougier ont été incluses dans les tableaux de Flight International Magazine : : Voisin: Brescia : 1 heure : Voisin: Johannisthal Air Field : 1 heure : Voisin: Johannisthal Air Field : 1 heure : Voisin: Anvers : 1 heure : Voisin: Héliopolis en Égypte : : Voisin: Héliopolis :

De plus, en , il remporte le Prix de l'Altitude à Berlin (en deux tours, il atteint la hauteur de )La Vie au grand air, 23 octobre 1909, ..

À son retour en France, Rougier pourrait avoir construit son propre biplan, mais le fait n’est pas prouvé, car essentiellement fondé sur une unique photographie, peu nette. Toujours est-il qu’en cette année 1910, il devient partenaire d'Antoine Odier et de Raoul Vendôme dans la compagnie de biplans d’aviation Odier-Vendôme. Il pilote ainsi un biplan de construction Odier-Vendôme à Issy-les-Moulineaux, ou Terni et Ghedi en Italie.

En 1911, il remporte la victoire du premier rallye automobile Monte-Carlo sur une Turcat-Méry 25 HP. Planifié dès 1909 par le Prince Albert de Monaco et l'Automobile Club de Monaco (alors « Sport Automobile Vélocipédique Monégasque »), 23 véhicules convergent de 11 lieux différents à travers l’Europe, en vers la principauté. 9 –dont Rougier- arrivent de Paris, après à travers la France. Quelques critères subjectifs, forts critiqués alors, tels l'élégance générale de la voiture, le confort des passagers, ou l'état de la voiture à l’arrivée à Monaco entrent alors en ligne de compte pour le classement final.

Après la Première Guerre mondiale, Rougier a fabriqué sur commandes un nombre limité de voitures « Rougier », sur des châssis Turcat-Méry avec améliorations de conception mécanique et exclusivités de brevets mécaniques. Henri Perrot participe aux innovations portant sur le freinage à tambour (brevets qu’il revendra en 1924 à Vincent Bendix après le salon automobile européen), et Million Guillet conçoit la carrosserie à Levallois-Perret. En 1921, Rougier est deuxième du Grand Prix de la Corse Sport sur Turcat-Méry (troisième son équipier d'alors François Repusseau)Grand Prix de Corse 1921 (RacingSportsCars).. thumb|Henri Rougier vainqueur du GP de l'A.C.F. Tourisme en 1922, sur Voisin à Strasbourg.

En 1922, il remporte la Course de côte Limonest - Mont Verdun sur Voisin 18 hp SportÉpreuves de montagne de 1897 à 1949, sur laberezina.com (dates du calendrier international - page 1915-1923). ainsi que le Grand Prix de l'A.C.F. Tourisme sur Voisin au circuit de StrasbourgTrès Sport, , ., et en 1923 il participe aussi pour la fois au Grand Prix de France à Tours, au volant d'une Voisin prototype dite "Laboratoire", devant abandonner au tour. Au Grand-Prix d’Italie à Monza la même année, il se retire au tour, mais il remporte tout de même cette saison-là le Grand Prix de l'A.C.F. Sport organisé à Strasbourg sur une Voisin C3 ( Arthur Duray également sur C3, Piccioni)Grand Prix de l'A.C.F. (RacingSportsCars)..

Née en 1895, l’entreprise Turcat-Méry a définitivement cessé sa production en 1928.

Après sa carrière sportive automobile, Henri Rougier gère son garage automobile de la porte de Champerret, situé 10 rue Anatole-France à Neuilly-sur-Seine.

Distinctions

Victoires en courses de côte thumb|Henri Rougier, vainqueur de la course de côte du Mont Ventoux 1904 sur Turcat-Mery. thumb|Henri Rougier sur de Dietrich en 1904. Mont Ventoux: 1904 (Turcat-Méry) et 1907 (Lorraine-Dietrich) Hill Climb winners : 1897-1949 ; Mont Pilat: 1907 (Lorraine-Dietrich) ; Pic Montaigu: 1922 (Voisin 18 hp Sport) ; Limonest: 1922 (Voisin 18 hp Sport) ; Les Alpilles: 1923 (Voisin 18 hp Sport) ; Estérel: 1924 (Voisin 23 hp).

Notes et références

Liens externes

Les cent premiers aviateurs brevetés au monde ; Henri Rougier - Brevet Henri ROUGIER - Brevet

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