Corseul (, gallo : Corsoeut) est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor, en région Bretagne.
Géographie Localisation et communes limitrophes
De mairie à mairie, Corseul est située à au sud-est de Plancoët et à au nord-ouest de Dinan.
CommuneSaint-Maudez 44pxSaint-Michel-de-Plélan 44pxDistanceOrientationSS CommuneLanguenan 44pxAucaleuc 44pxDistanceOrientationNESE CommuneVildé-Guingalan 44pxQuévert 44pxDistanceOrientationSEE CommunePlancoët 44pxBourseul 44pxDistanceOrientationNOO CommuneSaint-Méloir-des-Bois 44pxCréhen 44pxDistanceOrientationSON CommuneTaden 44pxDistanceOrientationE
Géologie, relief et hydrographie Relief Les altitudes les plus élevées se trouvent à la limite nord-est de la commune, avec 124 mètres à la gare de Montafilan-Languenan et à la Ville-ęs-Moines, ainsi que dans la partie sud-est du finage communal avec 115 mètres à Tréfort et la Lande Baume. L'altitude la plus basse se situe à la limite nord-ouest du territoire communal avec 11 mètres à la confluence du Ruisseau de Montafilan avec le Ruisseau de la Trimonerie. Le bourg culmine aux alentours de 80 mètres d'altitude. Le territoire est très vallonné. Il est baigné par plusieurs ruisseaux dont le principal est celui de Montafilan, affluent de rive droite de l'Arguenon, et dont plusieurs de ses propres affluents de rive droite traversent ou longent la commune : le Ruisseau des Vaux du Moulin sert au sud de limite avec Vildé-Guingalan et Saint-Maudez ; un autre, le Ruisseau des Vaux du Moulin, traverse la partie centrale de la commune, passant juste au sud du bourg, alimentant le plan d'eau du Val de Gravel, puis forme plus en aval une presqu'île de confluence très escarpée, utilisée par le passé comme oppidum (site de Montafilan) juste avant sa confluence ; plus en aval le Ruisseau de la Timonerie sert de limite nord à la commune, la séparant de Languenan.
Réseau hydrographique
La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le Frémur, le Montafilan et le ruisseau des Vaux du moulin.. Un petit fleuve côtier, le Frémur prend sa source au hameau de La Nogatz au sud-est du territoire de la commune de Corseul, puis coule sur une longueur d'environ avant son embouchure entre Saint-Briac-sur-Mer et Lancieux.
Le Montafilan, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Plélan-le-Petit et se jette dans l'Arguenon en limite de Plancoët et de Créhen, après avoir traversé ..
Le Vaux du moulin, d'une longueur de , prend sa source dans la commune d'Aucaleuc et se jette dans le Montafilan sur la commune, après avoir traversé ..
vignette|centre|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de CorseulLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Pleurtuit à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Transports Corseul est traversée par la route départementale qui relie Plancoët à Vitré via Dinan. La commune est également desservie par la qui, côté nord, va en direction de Créhen et Saint-Cast-le-Guildo, tandis qu'elle se dirige vers La Landec et Trébédan, côté sud.
Corseul est également desservie par liaison ferroviaire par la ligne de Lison à Lamballe (tronçon entre Dol-de-Bretagne et Lamballe via Dinan), ouverte en 1879. La gare se trouve sur la commune voisine de Languenan.
Paysages et habitat Corseul présente un paysage agraire traditionnel de bocage avec un habitat dispersé en de multiples écarts (Alphonse-Edmond Marteville et Pierre Varin. en citent 76, il est vrai avant les annexions de territoire par les communes voisines) formés de hameaux ("villages") et fermes isolées.
Le bourg s'est développé depuis la Seconde guerre mondiale, essaimant des maisons à sa périphérie. Le reste de la commune a pour l'essentiel conservé son caractère rural, échappant donc à la rurbanisation, à quelques exceptions près : la cité de Halouze, mais aussi à l'est de la Ville ès Denis mais aussi entre Tréfort et la Lande Baume.
Urbanisme Typologie
Au , Corseul est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille co mmunale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Dinan, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (90,6 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (91,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (67,4 %), zones agricoles hétérogènes (13,1 %), prairies (10,1 %), forêts (5,3 %), zones urbanisées (2,3 %), mines, décharges et chantiers (1,2 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,6 %).. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|340px|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Toponymie Le nom de la localité est attesté sous les formes Fanum Martis au , Civitas Coriosolitum au , aeccl. Corsult vers 869, Corsolt en 1084, villa Corsolt, Sancti Petri Corsoltensis ecclesia en 1123, Corsot en 1129, en 1163, en 1184, Corseut à la fin du , Corsout en 1226 et en 1259, Corseut vers 1330, Corsout en 1358, Coursout vers 1400, Corseult en 1443, Corsoult en 1498 et en 1509, Coursault en 1557, Corseul en 1630, Courseu en 1636.
Corseul doit sa dénomination aux Coriosolites, un peuple gaulois dont le nom signifiait « les troupes qui veillent »..
C'est sous le nom de Civitas Coriosolitum (C. Cor.) que la localité de Corseul est désignée sur une borne milliaire, gravée vers 269-270, trouvée à Saint-Méloir-des-Bois. Corseul apparaît sous le nom de Fanum Martis (temple de Mars) dans la Table de Peutinger, itinéraire routier rédigé au .
Dès le , la paroisse de Corseul est gratifiée de l’adjectif ethnique Corsoltensis (Anc. év. IV, 395), à l’instar des autres chefs-lieux de cité gallo-romaine ou de diocèse (Briocensis, Trecorensis, Corisopitensis, Venetensis, Macloviensis, Dolensis, etc.).
En gallo, langue d’oïl parlée traditionnellement en Haute-Bretagne et essentiellement orale, Bernard Tanguy transcrit la forme parlée sous la graphie Corseu. L'association Chubri recense plusieurs attestations orales et écrites et restitue la prononciation qu'elle transcrit sous la graphie Corseu.
Kerofis, la base de données toponymiques de l'Office public de la langue bretonne, relève la forme bretonne Kersaoud en 1928 et 1950, la forme Korseul en 1932, 1974, 1975 et 1979, et la forme Kersaout en 1950, 1973, 1978, 1985 et 1995. La forme Kersaout se trouve également sous la plume de Pierre-Jakez Hélias en 1959Per Helias, Mojennoù Breiz (II - war drêz ha war veg), Emgleo Breiz, Brest, 1959 et est mentionnée dans le Grand Dictionnaire de Francis Favereau comme version bretonnisée de CorseulFrancis Favereau, Geriadur Bras, Skol Vreizh, Morlaix, 2022. La forme bretonne normalisée proposée par la Commission de Toponymie de l'Institut culturel de Bretagne en 1998 puis par l'Office public de la langue bretonne est KersaoutServij ar Brezhoneg Skol-Uhel ar Vro. Ar Greizenn-enklask war Anvioù-lec’h = Institut culturel de Bretagne. Commission de toponymie, Roll skoueriekaet kumunioù Breizh = Liste normalisée des communes de Bretagne, Rennes, Ar Greizenn-enklask war anvio-lec'h = Commission de toponymie, Servij ar brezhoneg, Skol-Uhel ar vro, 1998, p. 64..
Dans une étude consacrée aux toponymes bretons de Haute-Bretagne et publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 10,1 % des toponymes de la commune sont d'origine bretonneJean-Yves Le Moing, Les noms de lieux bretons de Haute-Bretagne, Coop Breizh, 1990, p. 344.
Histoire Corseul, qui couvrait plus de à l'époque gallo-romaine, est une ancienne paroisse de l'Armorique primitive qui englobait jadis, outre son propre territoire actuel, ceux de Quévert, Aucaleuc, Vildé-Guingalan (leur moitié nord), Saint-Maudez, Saint-Michel-de-Plélan, Saint-Méloir-des-Bois, Bourseul (leur moitié nord également), Nazareth (aujourd'hui un quartier à l'est de Plancoët) et Languenan (sa moitié sud).
Antiquité : Fanum Martis vignette|285px|Peuples gaulois autour de Corseul. Occupée depuis la Préhistoire, située dans le territoire des RiedonesLe sanctuaire de Mars découvert près de Rennes signe la conquête romaine de Pierre Grumberg in Guerres et Histoire n°73 - juin 2023, Corseul devient à l'époque gallo-romaine, la capitale des Coriosolites (ou Curiosolites), peuple qui frappait monnaie. C'était alors la plus grande ville du grand ouest, dont il reste aujourd'hui de nombreux vestiges étonnants.