Loïc Le Ribault, né le à Vannes et mort le à Dinard, est un géologue et expert judiciaire en micro-analyse, puis un pseudoscientifique français.
Dans les années 1990, il prétend avoir inventé une molécule miracle avant d'être condamné pour exercice illégal de la médecine et tromperie.
Biographie Expert de la police scientifique Loïc Le Ribault nait le à Vannes. Docteur ès sciences en géologie, il devient un des pionniers en France de l'utilisation de la microscopie électronique à balayage. Il participe à plusieurs innovations techniques de la police scientifique française dans les années 1980. .
Il devient expert en micro-analyse près la Cour d'appel de Bordeaux et près la Cour de cassation.
En , il fonde son propre laboratoire privé : le Centre d'applications et de recherches en microscopie électronique (C.A.R.M.E), dont un des secteurs d'expertise est la micro-analyse.
Il met notamment au point une méthode d'examen microscopique des sédiments permettant de déterminer l'histoire géologique et la provenance des grains de sable.
En , il est ruiné par la décision de l'Institut de recherche criminelle de la Gendarmerie nationale de s'équiper en microscopes électroniques, scellant la fin du monopole de son laboratoire.
Silicium organique G5 En 1959, Norbert Duffaut (1923-1993), chimiste organicien de l'université de Bordeaux, dépose un brevet sous nom de D.N.R. (Duffaut Norbert Remède) pour son « silicium organique ».
En 1993, Loïc Le Ribaut reprend les travaux de Duffaut qui vient de mourir et annonce avoir mis au point une molécule organo-silicée, qu'il nomme G5. En réalité, ce n’est qu’une nième version à base de méthylsilanetriol.
En 1995, Le Ribaut commercialise sur internet son « silicium organique », sa . Il ment alors en prétendant avoir amélioré la découverte de Duffaut pour en faire un produit . Les ventes rapportent plus de 2 millions de francs en quelques mois.
En 2004, 2009 et 2011, tant l'EFSA que l'Afssa rendent un avis négatif sur le silicium organique, toujours largement commercialisé, mais dont les effets n'ont jamais été scientifiquement démontrés, alors que l'alimentation quotidienne fourni déjà plus que les apports journaliers recommandés.
Exercice illégal de la médecine Le , un article de Sud-Ouest déclenche une enquête de la DRASS. Le Ribault y parle de sa molécule comme d'un remède pour
Des plaintes sont déposées par le Conseil national de l'Ordre des médecins et par l'Ordre national des pharmaciens pour exercice illégal de la médecine et de la pharmacie. Il est alors interpellé et placé en détention préventive pendant deux mois.
À sa sortie, avant d'être jugé, il part dans les Caraïbes, en Belgique, à Jersey puis en Irlande, d'où il continue de commercialiser son G5, avant d'être arrêté en 2003 à Genève en vertu d'un mandat d'arrêt international. Sa cavale aura duré sept ans.
Jugé en 2004 à Bordeaux, il est condamné à un an de prison, dont six mois avec sursis, pour exercice illégal de la médecine et de la pharmacie et tromperie.
Mort Il meurt le État civil sur le fichier des personnes décédées en France depuis 1970 à l'âge de 60 ans à l'hôpital de Dinard.
Publications 1973 : L'exoscopie, méthode de détermination de l'évaluation subie par les quartz, grâce à l'examen de leurs aspects de surface au microscope électronique à balayage, Réunion annuelle des Sciences de la Terre. Paris, 19- 1975 : L'exoscopie : méthode et applications, éditeur Compagnie française des pétroles, Paris 1977 : L’exoscopie des quartz, éditions Masson, Paris 2007 : Qui a peur de Loïc Le Ribault? : deux crimes impardonnables : rénover la police scientifique, inventer un remède révolutionnaire, éditeur Silicium España, Piedras Blancas (Asturias) Silicium España a récupéré les droits sur le G5 à la mort de Le Ribaut.
Thèse 1973 - Université Paris-Sud, Centre d'Orsay : L'exoscopie : méthode de détermination des évolutions subies par les grains de quartz au cours de leu histoire géologique, par l'étude de leurs aspects superficiels au microscope électronique à balayage, éditeur Laboratoire de sédimentologie, Orsay
Articles collectifs 1971 - avec Frédéric Baltzer : Néogenèse de quartz dans les bancs sédimentaires d’un delta tropical : aspect des grains en microscopies électronique et optique, 1975 - avec Daniel Aubert : Quartz du pied du Jura, Éditeur Université de Lausanne, Lausanne 1975 - avec Kingsley Charles Dunham et A. J. Smith : Application de l’exoscopie des quartz à quelques échantillons prélevés en Manche Orientale, Phil. Trans. Royal Society of London A., 277, 1978 - avec R. Clocchiatti et I. Rodrigo : Endoscopie et exoscopie de grains de quartz des formations du Pliocène et du Quaternaire de La Paz (Bolivie) 1979 - avec J.P. Tastet : Apports de l’exoscopie des quartz à la détermination de l’origine des dépôts quaternaires littoraux de Côte d’Ivoire, Comptes rendus du 1978 International Symposium on Coastal Evolution in the Quaternary, Brasilian National Working Group for the I.G.C.P., Project 61, Sao-Paulo (Brésil), . 1981 - avec Pierre Giresse : Contribution de l’étude exoscopique des quartz à la reconstitution paléogéographique des derniers épisodes du Quaternaire littoral du Congo, Quaternary Research, 1981 - avec N. Hamoumi et A. Pelhate : Les schistes du Cosquer (Ordovicien supérieur, Massif armoricain occidental) : une formation glacio-marine à la périphérie d’un inlandsis ordovicien, Bulletin de la Société géologique de France, (7), t. XXIII,
Documentaire « Les empreintes du crime » le dans Faites entrer l'accusé présenté par Christophe Hondelatte sur France 2.
Notes et références Notes
Autres références
Bibliographie
Liens externes
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