Le , ou , p. 357-358. désigne un genre de représentation scénique japonaise importée d’Asie durant la période d'Asuka et reposant sur la danse, la musique et l’usage de masques.
Histoire Les documents historiques établissent que le gigaku a été introduit au Japon durant la vingtième année du règne de l’impératrice Suiko (en 612). par un certain ), volume 5, p. 483-484, article gigaku par Kikkawa Eishi. en provenance du royaume de Baekje à l’époque des Trois Royaumes de Corée. Le gigaku est étroitement lié au théâtre , mais peut être considéré comme une variante venue de Corée et non directement de Chine.
Les acteurs de cette danse masquée recouraient au mime, accompagnant la musique. Trois instruments étaient utilisés durant l’époque de Nara () : la flûte, le tambour chinois ( ou ) et le , une sorte de gong remplacé au début de l’époque de Heian par un genre de cymbale (dobyōshi, )..
La seule description du gigaku existante de nos jours se trouve dans le traité de musique figurant dans le écrit par au . Cette description indique que le spectacle commence par le netori (réglage des instruments) suivi d'un prélude instrumental. Ensuite, tous les danseurs et musiciens défilent sur la scène. Une hypothèse avance que le danseur portant le masque du (« celui qui ouvre la voie ») se trouve en tête de la procession. ; d’ailleurs, ce masque est listé en premier sur les des temples possédant des masques. La représentation se poursuit avec la danse du lion (shishimai), ainsi que les danses solo du duc de Wu, du lutteur, de l’homme-oiseau Karura et du brahmane.
Il existe deux formes du personnage du lutteur : ou Vajra-yakṣa dont le masque a la bouche ouverte, et qui lui a la bouche fermée, p. 562 pour Kongō et p. 1559 pour Rikishi., p. 85, 101.. Il s’agit probablement d’une référence aux deux niō gardant l’entrée des temples, généralement sculptés en train de prononcer le mantra om̐ (a-un en japonais, la première syllabe se prononçant bouche ouverte et la seconde bouche fermée).
L’aspect caricatural ou exagéré des masques suggère que la nature des représentations tenait du registre comique ou grotesque. C’est en effet le cas des deux parties mettant en scène le (ou Konron ; en chinois Kunlun nu, qui désigne probablement les Négritos d’Asie du Sud-Est, p. 37.). Dans la scène grivoise, le Kuron s’éprend pour la Gojo (jeune fille du royaume de Wu) et exprime son attirance en battant avec son éventail un symbole de phallus nommé . Cette danse comique est parfois nommée . Ensuite, le Rikishi punit le Kuron en l’attachant par son marakata pour le tirer sur la scène.
Masques thumb|right|Masques de gigaku du Hōryū-ji.
Description de quelques masques utilisés dans le gigaku (les liens entre parenthèses renvoient vers des images des masques des entreposés au musée national de Tokyo, et provenant principalement du Hōryū-ji et du Tōdai-ji).
: mène la procession en début de représentation. Une hypothèse indique que ce masque serait à l’origine des masques de tengu ultérieurs (emuseum). : masque de lion dont la mâchoire, les yeux et les oreilles sont articulés, p. 633, d’apparence similaire aux masques de la danse shishimai (danse du lion). : traditionnellement, deux dresseurs accompagnent chaque lion (emuseum). : désigne à l’origine un prince du royaume de Wu (emuseum). ou Vajra-yakṣa servant le duc de Wu ; yeux écarquillés, sourcils levés, bouche ouverte (emuseum). : fait référence à Garuda (emuseum). : personnage ridicule qui tente de séduire Gojo, mais est molesté par Rikishi (emuseum). : seule femme du gigaku (emuseum). : similaire au Kongō, mais la bouche fermé (emuseum). (emuseum). . (emuseum) (emuseum). (emuseum). : environ six à huit ivrognes accompagnent le Suikō. (emuseum).
Notes et références
Annexes Bibliographie . . .
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Articles connexes Décor dans le théâtre japonais Gagaku Instruments de musique du Japon Masques du théâtre japonais Théâtre japonais
Liens externes .
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