vignette|200px|L'actuel empereur régnant Naruhito. L'ordre de succession au trône du Japon est la séquence ordonnée de toutes les personnes éligibles pour succéder au trône du chrysanthème et devenir un jour empereur du Japon, chef d'État monarchique du Japon. Selon la loi de la maison impériale de 1947, seuls les hommes ont le droit de monter sur le trône.

Par tradition, l'avènement d'un nouveau monarque inaugure une nouvelle ère et met fin à la précédente, nous sommes actuellement dans l'ère Reiwa depuis 2019. La date de la fête nationale du Japon est également changée car elle n'est pas fixe comme dans la plupart des autres pays mais correspond à la date d'anniversaire du souverain régnant.

Ordre de succession

Compte tenu de la loi de 1947, seuls trois membres de la maison impériale sont susceptibles de succéder à Naruhito, l'actuel empereur régnant.

L'ordre de succession est le suivant :

# Image Nom Date de naissance Note 1 97x97px Prince héritier, frère de l'empereur. 2 133x133px Fils du prince Akishino, neveu de l'empereur. 3 75px Oncle de l'empereur.

L'empereur Naruhito a une fille (Aiko) et le prince Akishino, frère de l'empereur, a deux filles (Mako et Kako) et un fils (Hisahito). L'oncle de l'empereur, le prince Hitachi, n'a pas d'enfants. Parmi les trois fils (tous aujourd'hui décédés) du prince Mikasa (également décédé à l'âge de 100 ans) : le prince Tomohito de Mikasa a eu deux filles (Akiko et Yōko), le prince Katsura est décédé sans enfants et le prince Norihito de Takamado a eu trois filles (Tsuguko, Noriko et Ayako).

Dans l'état actuel des choses, si les règles de succession ne sont pas changées et que le dernier héritier mâle meurt sans fils, alors la dynastie régnante sur le Japon, la plus vieille du monde, s'éteindra. La naissance du prince Hisahito, premier garçon né dans la famille impériale depuis , retarde temporairement la crise de succession qui s'annonce, bien que le problème puisse refaire surface à tout moment si un malheur arrive au prince avant qu'il n'ait un fils. Il est le seul mâle et héritier de sa génération et pourrait éventuellement être un jour le seul membre restant de la famille impériale japonaise qui n'en compte que 19, après le décès des autres hommes et femmes aux âges déjà avancés, et par le fait que les princesses encore célibataires devront quitter la famille impériale après leur mariage.

Règles de succession

L' de la Constitution du Japon indique que . Cette loi, édictée lors de la et dernière session de la Diète impériale confirme l'exclusion des femmes de la succession impériale comme décidé depuis 1889. Le gouvernement du Premier ministre Shigeru Yoshida rédigea à la hâte une législation pour conformer la maison impériale avec la Constitution du Japon, écrite par les forces d'occupation américaines, qui entra en vigueur en .

Afin de contrôler la taille de la famille impériale, la loi dispose que seuls les descendants mâles de la lignée mâle peuvent monter sur le trône, que les (princesses impériales) et les (princesses) perdent leur statut de membre de la famille impériale dès leur mariage avec une personne extérieure à la famille, que les (princes impériaux), sauf le prince héritier, et les (princes), les princesses et princesses impériales célibataires, et les veuves ou veufs de princes et princesses impériaux peuvent, sur leur propre demande ou dans le cas de circonstances exceptionnelles, renoncer à leur appartenance à la famille impériale avec l'approbation du Conseil de la maison impériale et que l'empereur et les autres membres de la famille impériale ne peuvent pas adopter d'enfants.

Crise de succession

Avant et la naissance de Hisahito, il y eut possibilité d'une crise de succession puisqu'aucun garçon n'était né dans la famille impériale depuis le prince Akishino en 1965. Après la naissance de la princesse Aiko de Toshi en 2001, il y eut un débat public sur l'amendement possible de la loi de la maison impériale pour autoriser aux femmes de la famille impériale descendantes de l'empereur et à leurs enfants de monter sur le trône. En , le Premier ministre Jun'ichirō Koizumi nomme un comité spécial composé de juges, de professeurs universitaires et de fonctionnaires pour étudier les changements possibles de la loi de la maison impériale et faire des recommandations au gouvernement.

Le , le gouvernement japonais annonce qu'il examinera peut-être la possible autorisation au prince héritier Naruhito et à sa femme d'adopter un enfant mâle, afin d'éviter une possible « crise d'héritiers ». L'adoption parmi les autres branches de la famille impériale est une très vieille tradition dynastique qui ne fut interdite que dans la période moderne sous l'influence de l'Occident. L'enfant aurait été probablement adopté parmi les membres des anciennes branches impériales qui ont perdu leur statut après la Seconde Guerre mondiale. Un panel d'experts nommé par le gouvernement présente également un rapport le dans lequel il recommande que les règles de succession soit amendées pour permettre une primogéniture égalitaire.

Mais en , le prince Tomohito de Mikasa et d'autres législateurs japonais s'opposent à l'idée d'introduction d'une primogéniture absolue (le premier enfant est l'héritier, que ce soit un garçon ou une fille).

Le diagramme suivant représente l'arbre généalogique de la famille impériale avec la position dans l'ordre de succession indiquée par des chiffres rouges en gras (ainsi que les princesses, inéligibles au trône) :

Notes et références

Articles connexes

Maison impériale du Japon Controverse sur la succession impériale japonaise Loi de la maison impériale Conseil de la maison impériale

Source de la traduction

Catégorie:Monarchie japonaise Japon