vignette|Akihito, dernier Empereur émérite. Photo prise pour son intronisation en 1990. est un titre officiel dans l'histoire japonaise désignant les empereurs (tennō) qui ont abdiqué en faveur d'un successeur. Le titre est souvent réduit en , qui a été repris dans le cadre légal de l'actuelle Constitution japonaise pour désigner l'empereur Akihito après son abdication.
Selon le code de Taihō, l'empereur, bien que retiré, disposait toujours de certains pouvoirs. Le premier exemple de daijō tennō est l'impératrice Jitō au .
La pratique fut plutôt courante durant l'époque de Heian (794-1185).
Le dernier daijō tennō avant Akihito est l'empereur Kōkaku (1779–1817). L'empereur provoqua plus tard ce qu'on appelle l'« incident de Songo » (lit. « incident du titre respectueux »). Il se brouilla avec le shogunat Tokugawa pour donner le titre d'empereur abdiqué à son père, le prince impérial Sukehito...Sakuramachiden Gyokozu: information in caption text.
Le titre de Jōkō est réutilisé dans la loi spéciale permettant l'abdication de l'empereur Akihito le , sans faire mention de la version longue de Daijō Tennō. Désormais, l'Agence impériale traduit officiellement Jōkō par en anglais, soit « empereur émérite »..
63 empereurs japonais au total ont abdiqué.
Jitō Kusabake, prince héritier de l'impératrice Jitō, meurt dans ses jeunes années. Son fils, Karu-no-o, devient le nouveau prince héritier. Il montera sur le trône sous le nom d'empereur MommuVarley, H. Paul . (1980). Jinnō Shōtōki, p. 137..
En 697, Jitō abdique en faveur de Mommu et, en tant que souverain retiré, elle reçoit le titre de daijō tennō. Par la suite, ses successeurs au trône prendront le même titre lorsqu'ils abdiquerontVarley, p. 137..
Jitō conserva néanmoins d'importants pouvoirs, ce qui devient récurrent dans la politique japonaise. Elle meurt quatre ans plus tard à l'âge de 58 ansVarley, p. 137; Brown, Delmer et al. (1979). Gukanshō, p. 270..
Gemmei L'impératrice Gemmei devrait rester sur le trône jusqu'à la puberté de son petit-fils, le futur empereur Shõmu. Cependant, en 715, elle abdiqua en faveur de sa fille, la sœur aînée du feu empereur Mommu, qui devint l'impératrice Genshō. Celle-ci viendrait à abdiquer plus tard en faveur de son neveu, le fils de Mommu, qui devint l'empereur Shōmu.
715 (Wadō 8) : Gemmei abdique en faveur de sa fille, l'impératrice GenshōTitsingh, Isaac. (1834). Annales des empereurs du japon, pp. 64-65..
Celle-ci règne pendant huit ans. Après abdication, celle-lá reçoit le titre de daijō-tennō et est la seconde femme après Jitō à se réclamer de ce titre. Gemmei vit retirée jusqu'à sa mort à l'âge de 61 ansVarley, p. 140..
Reizei Anna 2 969 : l'empereur Reizei abdique et reçoit le titre honorifique de Reizei-in Jōkō. Son règne n'avait duré que deux ans mais sa période de retrait dure quant à elle 44 ansBrown, p. 298..
Kankō 8, du (1011) : le daijō-tennō Reizei-in Jōkō meurt à l'âge de 62 ansTitsingh, p. 155; Brown, p. 306; Varley, p. 190..
Go-Sanjō Kankō 8, du (1011) : lors des 25 ans du règne de l'empereur Ichijō, celui-ci abdique et son cousin lui succède. Il accède au trône à 36 ans sous le nom d'empereur SanjōTitsingh, p. 154; Brown, p. 307; Varley, p. 44. [A distinct act of senso is unrecognized prior to Emperor Tenji; and all sovereigns except Jitō, Yōzei, Go-Toba, and Fushimi have senso and sokui in the same year until the reign of Go-Murakami.]. Kankō 8, du (1011) : le daijō-tennō empereur Ichijō meurt à l'âge de 32 ansBrown, p. 306..
Shirakawa Ōtoku 3, du (1084) : l'empereur Shirakawa abdique officiellementBrown, p. 316. et prend le titre de daijō tennōTitsingh, p. 171.. Il occupait le trône depuis 14 ans et continue à exercer un grand pouvoir pendant les 43 années suivantes, ce qui sera défini sous le nom d'InseiVarley, p. 202.
L'empereur Go-Sanjō était destiné à succéder à son jeune demi-frère Shirakawa. En 1085, il meurt de maladie et le propre fils de Shirakawa, Taruhito-shinnō, devient prince héritier.
Le même jour que la proclamation de Taruhito comme héritier, Shirakawa abdique et Taruhito devient l'empereur Horikawa. L'ancien empereur Shirakawa est le premier à régner tout en ayant abdiqué, ce qui deviendra courant. Il exerça le pouvoir en dirigeant indirectement à partir du Shirakawa-in (lit. « Maison/temple de la rivière blanche »). Néanmoins, les régents (sesshō et kanpaku) continuent d'exister encore longtemps.
Kanji 1, (1087) : le daijō tennō Shirakawa se retire de lui-même à UjiTitsingh, p. 172..
Go-Toba Eiji 1, (1141) : l'empereur Toba abdique et devient moine bouddhiste à l'âge de 39 ansTitsingh, p. 185.. Eiji 1, du (永治元年; 1141) : durant la du règne de l'empereur Sutoku, celui-ci abdique et il est remplacé par son jeune frère, de l'empereur Toba. Peu de temps après, l'empereur Konoe accède au trône (sokui)Titsingh, p. 186; Brown, p. 324; Varley, p. 44..
À l'époque, le kanpaku (régent) Fujiwara no Tadamichi devient sesshō. L'empereur cloîtré Toba continue de diriger toutes les affaires du gouvernement, alors que l'empereur retiré Sutoku n'a aucun pouvoir. Cela provoque plusieurs controverses durant le règne de KonoeTitsingh, p. 186..
Kōji 2, mois(1143) : l'empereur cloîtré Go-Toba, maintenant connu sous le titre de daijō Hōō ou hōō (太上法皇), rend visite à sa mère.
Go-Hanazono Kansho 5, du (1464) : l'empereur Go-Hanazono abdique, mais juste après éclate la , et il n'y a plus aucune abdication jusqu'au du Tenshō 14 (1586), lorsque l'empereur Ōgimachi remet les rênes du gouvernement à son petit-fils l'empereur Go-Yōzei. Cela provoqua des troubles politiques et est la raison pour laquelle il n'y aura plus de maison ni de rente remises à un empereur qui abdiquePonsonby-Fane, Richard. (1956). Kyoto: the Old Capital, 794-1869, pp. 340-341..
Voir aussi Empereur retiré Empereur cloîtré Insei (système de gouvernement) Kōkyū
Notes et références
Bibliographie Brown, Delmer and Ichiro Ishida, eds. (1979). Jien (1221)], Gukanshō; The Future and the Past: a translation and study of the 'Gukanshō,' an interpretive history of Japan written in 1219 traduit du japonais et édité par Delmer M. Brown & Ichirō Ishida. Berkeley: University of California Press. Ponsonby-Fane, Richard A. B. (1956). Kyoto: The Old Capital of Japan, 794-1869. Kyoto: The Ponsonby Memorial Society. Titsingh, Isaac, ed. (1834). [Siyun-sai Rin-siyo/Hayashi Gahō (1652)], Nipon o daï itsi ran ou Annales des empereurs du Japon. Paris : imprimé pour l'Oriental Translation Fund of Great Britain and Ireland de la Royal Asiatic Society.- Cliquer pour accéder à la version intégrale numérisée de ce livre Varley, H. Paul, ed. (1980). Kitabatake Chikafusa (1359)], Jinnō Shōtōki (A Chronicle of Gods and Sovereigns: Jinnō Shōtōki of Kitabatake Chikafusa traduit par H. Paul Varley). New York: Columbia University Press.
Liens externes Archives nationales du Japon ... Rouleau montrant la procession de l'empereur Kōkaku qui abdique la de l'ère Bunka (1817)
Source de la traduction
Catégorie:Monarchie japonaise