200px|right|Emblème de la légion de la Vistule La Légion de la Vistule (Legia Nadwiślańska) est une unité polonaise créée par décret de le à partir de la Légion polonaise et italienne instituée un an plus tôt (en 1807) au sein du royaume de Westphalie de Jérôme Bonaparte. Elle fut dissoute le .

Elle comptait initialement et ses commandants en chef furent le général Józef Grabiński puis (à partir du ) le colonel Józef Chłopicki.

Contrairement aux chevau-légers, c’était une formation composée plutôt de paysans, et les officiers étaient généralement de la petite noblesse.

Création et organisation vignette|Les légions polonaises lors de la bataille de San Domingo (révolution haïtienne), peinture de Janvier Suchodolski.

Origine Les Polonais ont fourni nombre de soldats aux armées de la Révolution. Ils ont été, généralement, regroupés dans les « légions », type d'unité mixte associant infanterie, cavalerie et artillerie.

L'histoire, et la succession, de ces légions est assez compliquée. En dernier lieu, se trouve une « Légion Polacco-Italienne », au service du roi de Westphalie. Ce sont les soldats de cette légion qui vont constituer la base de la Légion de la Vistule au service de la France.

Création Sur la base d'un accord conclu le entre le gouvernement français et le gouvernement du duché de Varsovie, celui-ci s'engageait à fournir un approvisionnement constant de recrues à la Légion.

La légion se compose de 3 régiments d'infanterie, à 2 bataillons sur le modèle françaisC'est-à-dire avec une compagnie de voltigeurs, une de grenadiers et 4 de fusiliers chacun., et d'un régiment de lanciers, à quatre escadrons.

Organisation 1808 La Légion a été organisée sous la supervision personnelle de Napoléon à Bayonne. Elle se composait de trois régiments d'infanterie (environ ) à deux bataillons et d’un régiment de lanciers, 4 escadrons, dirigé par Jan Konopka.

Son dépôt est établi à Sedan.

1810 Une seconde Légion de la Vistule était prévue mais ne verra jamais le jour. Elle aurait dû aussi se composer de 4 régiments d'infanterie et devait recruter parmi les prisonniers autrichiens d'origine polonaise de la campagne de 1809. Sans grand résultatLes recrues potentielles montrant une préférence pour s'engager dans les troupes du Duché de Varsovie., elle donnera naissance au d'infanterie de la Légion en .

1811 Le , un second régiment de lanciers est levé. Mais, en juin, les deux régiments sont transformés en chevau-légers, et de l'arme et passent dans la cavalerie française.

1812 Un troisième bataillon pour les régiments d'infanterie est organisé. Mais trop tard pour participer à la campagne de Russie.

1813 Les débris de la Légion de la Vistule sont regroupés dans un unique « régiment de la Vistule ».

Uniformes vignette|Soldats de la légion de la Vistule et du d'infanterie du duché de Varsovie (par Jan Chełmiński). Infanterie Fusiliers Les légionnaires de la Vistule portaient l'habit-veste (kurtka) bleu foncé, pantalon blanc et distinctive jaune. Les régiments ne diffèrent en eux que par les couleurs distinctives aux cols, revers et parements.

La couleur distinctive du est le cramoisi et non le jaune des trois autres régimentsMais les sources divergent sur ce point. Certaines donnent aussi la distinctive jaune..

Grenadiers Les grenadiers se distinguaient par leurs épaulettes rouges et pompon rouge sur le schapska.

Voltigeurs Les voltigeurs se distinguaient par des galons et épaulettes jaunes.

Artilleurs

Lanciers thumb|Lanciers de la Vistule en patrouille (par Juliusz Kossak, 1875).

Drapeaux et étendards Infanterie Les trois régiments d'Infanterie ont conservé les drapeaux de l'ancienne Légion. Ils ne recevront jamais de drapeaux type français 1804 ou 1812.

Un drapeau du a survécu.

Lanciers Il ne semble pas que les lanciers aient reçu un étendard. Un guidon est connu et exhibé au Musée de l'Armée, à Paris.

Participation aux guerres du Premier Empire

vignette|Lancier de la Vistule et cuirassier autrichien en combat.

Guerre d'Espagne

Il faut d'abord préciser qu'à côté de la Légion de la Vistule, on trouve 3 régiments du duché de Varsovie (les , et ). Ces derniers en sont indépendants.

Les régiments de la Légion de la Vistule prennent part à la majorité des grands engagements de cette guerre.

L'épisode le plus connu est la charge des lanciers à la bataille d'Albuera où, avec un régiment de hussards français, ils écrasent 3 régiments anglais, prenant 5 drapeaux et 5 canons.

Campagne de Russie

La légion de la Vistule, avec 3 régiments, forme une division rattachée à la Garde Impériale. Elle est sous les ordres du général Claparède.

Pour les lanciers, le premier régiment est toujours en Espagne et le second fait partie de la cavalerie du Corps d'Oudinot (brigade Corbineau).

Campagne de 1813 en Allemagne

Les , sur les partis en Russie, forment le « Régiment de la Vistule », à 2 bataillons. Le régiment combat, entre autres, à la bataille de Leipzig.

Derniers combats

Campagne de France

Les survivants furent incorporés à la Garde impériale : plusieurs centaines accompagnèrent l'empereur sur l'île d'Elbe, puis durant les Cent-jours, jusqu'à Waterloo.

1815 Par décrets en date des 11 et et du , Napoléon organise huit régiments étrangersLe étranger en 1815 : Le étranger composé de déserteurs Piémontais et Italiens, Le étranger composé des Suisses, Le étranger composé des Polonais Le étranger composé d'Allemands Le étranger composé de Belges Le étranger composé d'Espagnols et de Portugais Le étranger composé d'Irlandais Le étranger composé d'Italiens

Galerie

Annexes Sources et bibliographie

Livres Livres en français Dictionnaire de la Grande Armée, Alain Pigeard, La cavalerie dans les guerres de la Révolution et de l'Empire, Cdt Picard, Mémoires, Gal D. ChlapowskiOuvrage accessible sur Gallica . Souvenirs d'un officier polonais, Gal De Brandt, Livres en anglais Armies of the napoleonic era, O. von Pivka, Poles and Saxons of the napoleonic wars, G. Nafziger, M.T. Wesolowski, T. Devoe,

Articles « Pologne, Légion de la Vistule 1808 », in Carnets de la Sabretache, série, (1977). « Les lanciers de la Vistule 1808-1811 », par Alain Pigeard, in Tradition-Magazine, (2004). « El estandarte polaco de la Catedral de Sevilla », in Revista de Historia Militar, (1992), pages 133-154.

Notes et références Notes

Références

Voir aussi Articles connexes Légions polonaises (armée française) Légion du Danube Unités de volontaires polonais au service de la France Liens externes

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