Mars est une commune française, située dans le département de l'Ardèche en région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle s'appelait Saint-Romain-le-Désert jusqu'en 1909. Géographie La commune de Mars est une commune de montagne, à l'aspect encore fortement rural et située dans la partie orientale du Massif central. Elle est traversée par le nord.

Situation et description Située sur le bord du Lignon, Mars est limitrophe avec le département de la Haute-Loire et notamment de la commune du Chambon-sur-Lignon. Son altitude moyenne est d'environ 1 020 mètres. Elle fait partie du plateau Vivarais-Lignon, plateau à forte identité protestante marqué par les guerres de Religion.

Essentiellement agricole, la commune s'étend sur 1 500 hectares dont une partie est occupée par le golf du Chambon. La commune connaît quelques sites volcaniques comme Montréal et Hugons, qui sont les derniers promontoires d'origine volcanique en allant vers l'est. Mais l'essentiel des terres est granitique. Le climat est rigoureux et on connaît de grandes périodes d'enneigement durant l'hiver ou de grands froids. L'hiver 2004-2005 a été marqué par de très grandes chutes de neige et « la burle », vent qui soulève la neige, a constitué des congères de 5 mètres de haut aux Hugons cette année-là.

Communes limitrophes

Géologie et relief

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne et est dans la région climatique Sud-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de à , minimale en été, maximale en automne. Elle est en outre dans la zone H2d au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Agrève à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Hydrographie Une partie du territoire de la commune est bordée par le Lignon.

Voies de communication Le territoire communal est traversé par la route départementale 15 (RD 15).

Urbanisme Typologie Au , Mars est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (54,7 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (54,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (44,9 %), prairies (38,6 %), zones agricoles hétérogènes (16,2 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (0,4 %)..

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|centre|upright=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Risques naturels Risques sismiques

L'ensemble du territoire de la commune de Mars est situé en zone de sismicité (sur une échelle de 5), comme la plupart des communes situées sur le plateau et la montagne ardéchoise, mais non loin de zone de sismicité , située sans la partie orientale du département de l'ArdèchePréfecture du Rhône, page sur les risques sismiques. +Terminologie des zones sismiquesArrêté du 22 octobre 2010 relatif à la classification et aux règles de construction parasismique applicables aux bâtiments de la classe dite « à risque normal » - LégifranceType de zone Niveau Définitions (bâtiment à risque normal)Zone 2Sismicité faible accélération = 1,1 m/s

Autres risques

Toponymie

Histoire

240px|vignette|Le pont de Mars, sur le Lignon, et son gouffre d'eau.|alt= Située le long d'une voie romaine reliant Le Puy à Annonay, la commune de Mars prend ce nom le par décret du Président de la République d'alors, Armand Fallières.. La commune s'appelait alors Saint-Romain-le-Désert et Mars n'en était qu'un hameau. La demande avait été formulée par le conseil municipal le au motif qu'il y avait alors plus d'habitants au lieu-dit Mars (78 contre 20 à Saint-Romain) et que l'ajout Le Désert portait préjudice au renom du village. Des motifs religieux furent également évoqués de façon officieuse car la majorité des habitants, protestants, pratiquaient au temple construit à Mars et que l'église, à Saint-Romain, n'attirait qu'une minorité de la population communale..

Le nom de Mars proviendrait d'un monument construit par les Romains le long de la voie romaine traversant la commune et dédié au dieu Mars. Des monuments de ce type furent érigés dans la région afin de fêter la victoire écrasante des légions de Fabius Maximus sur les troupes de Bituitos, roi des Arvernes (territoire de l'Auvergne actuelle) en 121 avant Jésus-Christ, établissant la domination romaine sur le Vivarais, le Velay et l'Auvergne (cette bataille est située près du confluent de l'Isère et du Rhône).

La famille féodale de Faÿ posséda la seigneurie.

L'église romane de Saint-Romain-le-Désert est particulièrement bien située permettant de voir les Alpes à l'est et la chaîne des Cévennes à l'ouest se terminant par le Mézenc. Au , la paroisse de Saint-Romain a été marquée par les guerres de religion qui ont détruit le château de Montréal comme celui du bourg de Saint-Agrève en 1575 (commune limitrophe). En 1583, on compte 62 familles protestantes pour 13 catholiques. Au début du , on recense 700 réformés pour 200 catholiques. En 1850, un temple réformé est érigé et subsiste encore aujourd'hui. En parallèle, un culte Darbyste se développe après le passage de l'évangéliste anglais John Darby dans la région en 1840 et la conversion du pasteur de la commune des Vastres, en 1850. Des réunions darbystes ont lieu dans une ferme de Saint-Romain-le-Désert avant qu'un local ne soit aménagé aux Brus, toujours existant aujourd'hui.

Le , des événements tragiques ont lieu dans une auberge située au lieu-dit du Pont-de-Mars. Une importante enquête est menée par le Procureur du Roi et des juges dépêchés de Villeneuve-de-Berg après la découverte d'un corps mutilé dans un bois, près du hameau des Brus. L'évêque de Viviers fait lire un Monitoire dans toutes les paroisses du Haut-Vivarais afin de récolter des témoignages. Après une longue instruction, l'aubergiste, Antoine Daudé, sera emprisonné au Puy avant d'être libéré quelques années plus tard, faute de preuves suffisantes. Son gendre, Pierre Fayon, fut condamné aux galères.

Une grande foire réunissait les habitants au lieu-dit Mars au début du printemps. Elle ne réunit plus personne aujourd'hui.

Le tourisme est important et on compte 270 résidences secondaires. Un petit hôtel restaurant, un camping, ainsi que des gîtes proposent de l'hébergement. Les actifs sont artisans, agriculteurs, bûcherons, ou travaillent au bourg des communes proches. Un héliciculteur s'est installé en 2003 et se lance dans la production d'escargots de mars.

Activités liées à l'astronomie vignette|upright=2|Leroy Chiao, Jeffrey Hoffman, Richard Linnehan et Jean-Jacques Favier. La commune a profité de son nom pour développer ses activités culturelles et touristiques.. Elle a ainsi accueilli grâce à l'invitation lancée par l'association Annonay Berceau de l'Aérostation, en 2001, Leroy N. Chiao, Jeffrey A. Hoffman et Richard M. Linnehan, trois astronautes américains de la NASA, ainsi que le spationaute français Jean-Jacques Favier, du CNES.. L'idée originale était de faire atterrir en montgolfière des astronautes US et le spationaute français sur Mars. Depuis 2006, la commune accueille également le Festival des étoiles, et le club d'astronomie de Mars (CAM) a vu le jour en 2009. L'observatoire astronomique Hubert Reeves, créé pour accueillir une coupole de , contient un télescope de de type Ritchey-Chrétien F8, installé sur une monture équatoriale à entraînement direct (« direct-drive ») ; son inauguration et l'ouverture au public s'est tenue au printemps 2015.

Politique et administration Administration municipale

Élections municipales et communautaires Élections de 2026 Depuis la loi du 21 mai 2025, le conseil municipal de Mars, commune de moins de , est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, comme l'ensemble des autres communes. sièges sont à pourvoir au conseil municipal.

Une seule liste, menée par Françoise Roche, maire sortante., est déposée lors du premier tour qui a lieu le . Les conseillers municipaux sont ainsi élus dès le premier tour. Le taux de participation est de 60,34 %. Françoise Roche est réélue maire le , lors de la séance d'installation du conseil municipal.La liste officielle des maires du département de l'Ardèche en fonctions au 9 mai 2026, issue du répertoire national des élus (RNE), peut être consultée sur Commons.. Liste des maires

Population et société Démographie

Enseignement La commune est rattachée à l'académie de Grenoble.

Équipement culturel et sportif

Médias Deux organes de presse écrite de niveau régional sont distribués dans la commune : L'Hebdo de l'Ardèche Il s'agit d'un journal hebdomadaire français basé à Valence et diffusé à Privas depuis 1999. Il couvre l'actualité pour tout le département de l'Ardèche.

Le Dauphiné libéré Il s'agit d'un journal quotidien de la presse écrite française régionale distribué dans la plupart des départements de l'ancienne région Rhône-Alpes, notamment l'Ardèche. La commune est située dans la zone d'édition du Nord-Ardèche (Annonay - Le Cheylard).

La radio publique Ici Drôme Ardèche est diffusée sur le territoire de la commune et celui de la totalité du département de l'Ardèche.

Cultes La communauté catholique et l'église Saint-Romain de Mars (propriété de la commune) dépendent de la paroisse Saint Agrève en Vivarais qui compte huit autres communes. Cette paroisse dont le presbytère (maison paroissiale) est située à Saint-Agrève est, elle-même, rattachée au diocèse de ViviersSite ardeche.catholique.fr, page sur la paroisse de Saint-Agrève en Vivarais..

Économie

Culture et patrimoine Lieux et monuments La voie romaine de « Valence au Puy-en-Velay ». L'église romane de Saint Romain le Désert du .