Le Monestier (appelé aussi Monestier tout court) est une commune française, située dans le Nord du département de l'Ardèche en région Auvergne-Rhône-Alpes, à au sud-ouest de la ville d'Annonay.

La commune occupe une surface de . Sa situation de moyenne montagne, entre et , explique en partie son nombre restreint d'habitants. L'agglomération principale est située en position dégagée et panoramique, au-dessus de la vallée de la Cance. On y trouve un ancien château et une église de style roman. Géographie Situation et description left|thumb|Un village de taille modeste. Le village, sur un replat à 817 mètres d'altitude, se situe au sommet d'une pente. Il domine à l'est et au sud la vallée de la Cance, mais se trouve en contrebas de ses territoires les plus forestiers au nord-ouest (La Chatelle). Après le village, la route principale s'en va à travers les forêts jusqu'au hameau de Bégué, à l'autre extrémité de la commune, et rejoint la source du Cansonnet, tandis que les limites communales montent de part et d'autre jusqu'aux 1238 mètres du col de la Charousse et les 1387 mètres du sommet du Grand Felletin. Malgré tout, l'éloignement du village par rapport à Annonay reste modeste : les 15 km se parcourent en 20 minutes.

Communes limitrophes

Géologie et relief

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne et est dans la région climatique Sud-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de à , minimale en été, maximale en automne. Elle est en outre dans la zone H2d au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Lalouvesc à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Hydrographie

Voies de communication

Urbanisme Typologie Au , Monestier est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Annonay, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (82,8 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (81,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (72,8 %), zones agricoles hétérogènes (17,2 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (10 %)..

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|centre|upright=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie Monestier vient du latin d'Église monasterium ("Monasterium" dans un texte du ), du grec monastêrion, désignant un monastère. Sept communes françaises portent ce nom.

Histoire

L'historique de la commune reste à faire. Un village gaulois a peut-être existé à l'emplacement du village actuel, sis sur une croupe dominant les alentours. L'église présente une certaine ancienneté avec son allure rustique d'église de montagne. Le cimetière qui l'entoure arbore une croix à personnages du . Les parties restantes du château semblent dater du . left|thumb|L'original de la croix à personnages est maintenant dans l'église. Durant l'époque révolutionnaire, un séminaire plus ou moins clandestin a été organisé, entre 1798 et 1800. Il s'agissait d'une initiative de d'Aviau, archevêque de Vienne. Il fit pour l'occasion plusieurs séjours au Monestier pour encourager les futurs prêtres qui ont été jusqu'à 17 et qui étaient ordonnés dans la grange de la cure. Vers l'année 1800, un certain calme étant revenu, le séminaire est descendu s'installer à Vernosc-lès-Annonay, jusque vers 1802.

En 1944, le village a servi à nouveau de refuge: A la première Libération d'Annonay par des résistants, le , c'est au Monestier que le maquis a reçu les premiers volontaires. Le lieu semblait en effet idéal pour se protéger d'un retour des Allemands. Une centaine d'hommes, les plus décidés, arrivent dès le premier soir et s'installent dans des granges. Une centaine d'autres les rejoindront durant le mois de juin. La base du maquis se déplacera alors sur Vanosc, qui comptera jusqu'à 2000 maquisards à la libération définitive de la région, le . Cet épisode a valu au village de subir deux bombardements, le et le . Des bâtiments annexes du château ont été détruits au milieu du village, et on a dû déplorer 4 morts dont 2 religieuses.

Actuellement, le problème principal reste le maintien d'un minimum de population et d'activité. La population a subi une baisse impressionnante depuis deux siècles: 313 habitants en 1800, un maximum de 393 en 1831, puis 300 en 1876, 191 en 1921, 112 en 1946 et 52 actuellement. Cet abandon a surtout touché les hameaux isolés, autour desquels les prairies sont peu à peu colonisées par la forêt. Mais la situation reste aussi délicate autour du village. Des prés restent entretenus par quelques élevages de brebis et de chèvres, dont une ferme construite par les soins de la municipalité. Les espaces publics du village ont été aménagés pour apparaître accueillants, avec réseaux électriques enterrés. Des logements et des terrains sont disponibles. L'aménagement d'un gîte d'étape est en projet. Une Foire de la Saint-Georges a lieu chaque année en avril.

Politique et administration Administration municipale

Élections municipales et communautaires Élections de 2026 Depuis la loi du 21 mai 2025, le conseil municipal de Monestier, commune de moins de , est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, comme l'ensemble des autres communes. sièges sont à pourvoir au conseil municipal.

Une seule liste, menée par Serge Chabanis, est déposée lors du premier tour qui a lieu le . Les conseillers municipaux sont ainsi élus dès le premier tour. Le taux de participation est de 71,67 %. Serge Chabanis est élu maire le , lors de la séance d'installation du conseil municipal.La liste officielle des maires du département de l'Ardèche en fonctions au 9 mai 2026, issue du répertoire national des élus (RNE), peut être consultée sur Commons.. Liste des maires

Population et société Démographie

La population a subi une baisse impressionnante depuis deux siècles: 313 habitants en 1800, un maximum de 393 en 1831, puis 300 en 1876, 191 en 1921, 112 en 1946 et 52 actuellement. Cet abandon a surtout touché les hameaux isolés, autour desquels les prairies sont peu à peu colonisées par la forêt. Mais la situation reste aussi délicate pour le village.

Enseignement La commune est rattachée à l'académie de Grenoble.

Événements vignette|droite|La foire de Saint-Georges reste un évènement régulier en avril.|alt= Foire de la Saint-Georges en avril.

Médias La commune est située dans l'aire de diffusion de deux organes de presse écrite régionale et d'une radio locale : L'Hebdo de l'Ardèche est un journal hebdomadaire français basé à Valence. Il couvre l'actualité de tout le département de l'Ardèche. Le Dauphiné libéré est un journal quotidien de la presse écrite française régionale distribué dans la plupart des départements de l'ancienne région Rhône-Alpes, notamment l'Ardèche. La commune est située dans la zone d'édition d'Annonay. Radio d'ici est une radio associative locale.

Cultes L'église, dédiée à saint Roch, est aujourd'hui rattachée à la paroisse catholique « Bienheureux Gabriel Longueville » site de la paroisse Sainte Claire d’Annonay-VocanceDécret d’érection de la paroisse Bienheureux Gabriel Longueville.

Économie

Culture et patrimoine Lieux et monuments left|thumb|Église.|alt= L'église Saint-Roch L'église du Monestier affiche de l'extérieur une personnalité d'église ancienne et de montagne, avec son allure trapue et ses murs épais. Ses parties les plus anciennes pourraient dater du . Cela lui a permis de tenir debout depuis plusieurs siècles, mais plusieurs restaurations sont visibles de l'extérieur. Des rénovations, au moins, ont eu lieu en début de . Son plan en croix lui permet d'avoir deux chapelles latérales, mais dans des espaces quand même resserrés. Le clocher, bien proportionné par rapport à l'église, a été construit sur la chapelle sud. L'église abrite une croix à personnages du , qui se trouvait auparavant au cimetière. C'est une copie qui a été remise à sa place d'origine. thumb|Les murs épais témoignent d'une certaine ancienneté.

En contrebas de l'église se trouve une source dédiée à saint Roch, qui était autrefois réputée pour des guérisons.

Le château left|thumb|Une porte préservée du château. Près de l'église se trouvent les bâtiments d'un ancien château, qui date au moins du : il a été endommagé en 1575 par les troupes protestantes de Charles de Barjac. Il a conservé au moins une tour et une grande fenêtre à meneaux. Il a abrité des religieuses qui y ont tenu une école primaire et a souffert des bombardements de 1944. Des réaménagements ont permis de créer une salle communale. Le bâtiment actuel de la mairie est de construction récente, en équerre avec le bâtiment principal du château.

Patrimoine naturel

Domaine forestier