Benoîte Cottivet, plus connue sous le nom de Mère Cottivet, est un personnage de fiction créé et interprété par Élie Périgot-Fouquier, figurant une concierge lyonnaise haute en couleur et maîtrisant le parler lyonnais.thumb|La Mère Cottivet (1924) thumb|150px|La Mère Cottivet dans le théâtre de Guignol.
Ce personnage a connu un succès aussi important que Guignol à Lyon, notamment par des chroniques radiophoniques hebdomadaires pendant lesquelles l'auteur commentait, de façon humoristique et satirique, les scènes de la vie quotidienne et l’actualité lyonnaise, nationale, voire internationale. Elle représente ainsi à sa manière un pan de la culture lyonnaise.
Le personnage Le personnage de la Mère Cottivet a été créé en 1923 par le directeur de théâtre, comédien et auteur Élie Périgot-Fouquier (1891-1971) dans la revue Tout Simplement donnée au Théâtre de l'Horloge, en duo avec la « mère Craquelin » (jouée par Juliette Niel, épouse de l'auteur).
Ces saynètes devinrent des chroniques publiées dans le journal satirique lyonnais Guignol (fondé par Victor Lorge (1861-1920) puis dirigé par son fils Joanny Lorge (1884-1964)), puis des sketchs radiophoniques interprétés par l’auteur sur Radio Lyon (sur la TSF), tous les mercredis de 11h à midi entre 1927 et le , date du décès de son créateur.
Au fil de ses chroniques titrées initialement De darnier mon Judas (« De derrière mon judas »), Benoîte Cottivet, concierge croix-roussienne, commentait l’actualité dans le « langage Guignol » hérité de la presse satirique lyonnaise du (le mot cot(t)ivet signifie « cou, nuque » dans le parler lyonnais).
Les expressions de la mère Cottivet Parfaite pipelette, les sketchs de la Mère Cottivet commençaient toujours par la phrase . Elle habitait au 99, ou « cent moins n’un », de la Montée de la Grande Côte, donc tout en bas de la Montée, et au dernier étage de l’immeuble.
Les chroniques finissaient par (à mercredi qui vient mes chéris).
Extrait d’une chronique de la mère Cottivet Chronique parue dans le journal Guignol du (les notes explicatives ne sont pas de l’auteur) :
Les auteurs et interprètes
Le créateur et principal interprète de la mère Cottivet, Louis-Élie Périgot, est né le à Lyon, dans le quartier de la Guillotière, où ses parents possèdent une charcuterie. Il entame une carrière d’acteur à Paris où il interprète ses sketches et imite Mistinguett, Maurice Chevalier et d'autres. De retour à Lyon, il se produit au Théâtre de l’Horloge, où il crée la Mère Cottivet en 1923. Il dirigea le Cabaret du Merle Jaune puis devint directeur du Théâtre de la Cigale en 1929.
Le , pour ses 75 ans, Périgot-Fouquier reçoit des mains du maire Louis Pradel la médaille d'honneur de la ville de Lyon.
Décédé le à 80 ans, il est enterré au cimetière d'Heyrieux, ainsi que son épouse Juliette Niel (1900-1965).
La Mère Cottivet a aussi été interprétée sur scène par le directeur de compagnie théâtrale, chansonnier et comédien Marie Benoît Antoine Renard, dit Benoîst-Mary (1864-1944).
Notes et références
Voir aussi
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