Saint-Marcel-d'Ardèche est une commune française, située dans le département de l'Ardèche en région Auvergne-Rhône-Alpes.
Les habitants sont appelés les Saint-Marcellois et les Saint-Marcelloises..
Géographie Situation et description Localisée dans le Bas-Vivarais, la commune de Saint-Marcel-d'Ardèche est située dans le département de l'Ardèche. Elle s'étend sur hectares. Sa limite sud est proche de la rivière Ardèche, qu'elle longe sur environ , tandis que le Rhône la sépare à l'est des départements de la Drôme et de Vaucluse. Le climat y est de type méditerranéen avec une végétation de chênes verts, genévriers et de garrigues sur quelque hectares ; mais les collines et les plaines qui dominent les terrasses du Rhône comportent des zones très fertiles sur hectares environ. Son paysage est alors composé d'une mosaïque de cultures (melons, asperges, arbres fruitiers, maïs, blé, tournesol, amandiers), mais la vigne domine, avec plus de 800 hectares au début des années 2000Source : Direction générale des impôts, une large part des surfaces étant en appellation d'origine contrôlée Côtes du Rhône et Côtes-du-rhône-villages.
Communes limitrophes
Saint-Marcel-d'Ardèche est entourée de sept communes., réparties géographiquement de la manière suivante :
Géologie et relief
Hydrographie La partie orientale territoire est bordé par le Rhône.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat méditerranéen et est dans la région climatique Provence, Languedoc-Roussillon, caractérisée par une pluviométrie faible en été, un très bon ensoleillement (), un été chaud (), un air très sec en été, sec en toutes saisons, des vents forts (fréquence de 40 à 50 % de vents > ) et peu de brouillards. Elle est en outre dans la zone H2d au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Pont-Saint-Esprit à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme Typologie Au , Saint-Marcel-d'Ardèche est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Pierrelatte, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...
Occupation des sols vignette|redresse=1.2|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (58,1 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (56,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : cultures permanentes (41,9 %), forêts (24,5 %), zones agricoles hétérogènes (16,1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (15,1 %), zones urbanisées (1,2 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (1,1 %), terres arables (0,1 %)..
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)..
Lieux-dits, hameaux et écarts Malherte - Salivaud - Nigoulen - Granouillet Trignan (ancienne commanderie de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem dite Saint-Jean d'Artignan, réunie avec la commanderie de Jalès en 1383 bien après la dévolution des biens de l'ordre du Temple, au sein du grand prieuré de Saint-Gilles ; chapelle médiévale Saint-Sulpice)
Voies de communication et transports La commune est traversée dans l'axe nord-sud par la route départementale 86 (RD86), anciennement route nationale 86, qui permet de relier Lyon à Nîmes par Beaucaire, en longeant la rive droite du Rhône.
Transports en commun
Située sur la rive droite du Rhône (ligne Givors - Nîmes), la gare de Saint-Marcel-d'Ardèche, dite de Saint-Just - Saint-Marcel, n'est plus desservie par le trafic voyageurs, comme d'ailleurs toutes les gares ardéchoises. Le bâtiment est aujourd'hui une habitation particulière.
Saint-Marcel-d'Ardèche est desservie par les bus du conseil général de l'Ardèche.
Histoire
Préhistoire et Antiquité Le peuplement du territoire constituant la commune de Saint-Marcel remonte aux temps les plus anciens, avec de nombreux signes d'implantation humaine dès la préhistoire. Loppidum de Saint-Étienne de Dions a été habité durant la protohistoire et les premiers siècles de l'ère chrétienne. Cardinal de Bernis.|vignette|upright|gauche
Moyen Âge Extension du village Durant l'époque médiévale, le village se développe sur son emplacement actuel, s'entoure de remparts, et s'affirme comme un patrimoine épiscopal d'importance. Une sentence arbitrale de l'évêque de Viviers rendue le a porté création d'un consulat à Saint-Marcel. Un très fructueux péage sur le sel a engendré une coseigneurie de 19 seigneurs pariers qui, au début du , se faisaient donc appeler consuls. Puis, et durant tout l'Ancien Régime, administration et justice ont pu relever de l'église et des nombreux seigneurs (jusqu'à 48 selon plusieurs sources) implantés dans la cité fortifiée.
Les Templiers et les Hospitaliers
La chapelle Saint-Sulpice, proche du hameau de Trignan, à environ du village, a été construite à l'époque où s'établissaient, non loin de là, les Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, sans doute vers le .
Le bâtiment, de petites dimensions, très représentatif de l'art roman, comporte des éléments de remploi, avec pierres sculptées à motifs d'entrelacs, d'une construction plus ancienne pouvant remonter au . À l'intérieur, une courte nef comprend deux travées avec de rares ouvertures de taille modeste.
La chapelle a connu des périodes d'abandon mais a été restaurée à plusieurs reprisesSources : P. Pontal, La chapelle de Saint-Sulpice dans la Revue du Vivarais, 1955, .
Époques moderne et contemporaine Exode rural Au , la famille de Pierre, dont est issu le cardinal de Bernis, a joué un rôle important dans l'administration de la cité. Dans la deuxième moitié du et la première moitié du , l'exode rural, dû aux crises agricoles, puis la guerre de 1914-1918, ont fortement affecté la démographie municipale : habitants en 1954 contre en 1856.
Mais, après la Seconde Guerre mondiale, les barrages construits dans la vallée du Rhône puis, surtout, l'implantation, à proximité, des sites nucléaires du Tricastin ont, avec l'attrait de l'Ardèche méridionale pour les retraités et les citadins à la recherche de résidences secondaires, permis de retrouver au début du un total de population supérieur à habitantsSource : monographie Saint-Marcel-d'Ardèche, Éditions P. Sabatier - 07700 Saint-Marcel-d'Ardèche, 2002, 286 p..
Catastrophe du Banc-Rouge Le , dix tonnes de munitions entreposées dans la poudrerie Rey explosent. D'origine accidentelle, le drame tue 18 personnes et en blesse plusieurs dizaines. La déflagration est entendue à à la ronde et le site est ravagé dans un périmètre de 12 hectares.. Cet accident de nature industrielle sera évoquée par la presse locale et nationale sous le nom de catastrophe du Banc-Rouge..
Politique et administration Budget et fiscalité 2015 En 2015, le budget de la commune était constitué ainsi : total des produits de fonctionnement : , soit par habitant ; total des charges de fonctionnement : , soit par habitant ; total des ressources d’investissement : , soit par habitant ; total des emplois d’investissement : , soit par habitant. endettement : , soit par habitant.
Avec les taux de fiscalité suivants : taxe d’habitation : 8,24 % ; taxe foncière sur les propriétés bâties : 11,17 % ; taxe foncière sur les propriétés non bâties : 51,51 % ; taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ; cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.
Tendances politiques et résultats
Liste des maires
Population et société Démographie
Enseignement La commune est rattachée à l'académie de Grenoble.
Cultes
Médias Ici Drôme Ardèche est une radio publique diffusée sur le territoire de la commune et celui de la totalité du département de l'Ardèche.
Culture locale et patrimoine Patrimoine religieux
L'église de Saint-Marcel-d'Ardèche... La chapelle Saint-Sulpice, classée Monument historique. La chapelle Saint-Julien-de-la-Renne est située à un peu moins de deux kilomètres au nord du village. Elle est ainsi nommée à cause des enfants pleureurs et grognons (li renaires en occitan) que l'on y portait jadis. Son architecture romane et la tradition s'accorderaient à en fixer la fondation au . Elle a été restaurée en 2006-2007 par un groupe de bénévoles, avec le soutien de particuliers et de la Société de Sauvegarde des Monuments Anciens de l'Ardèche.. Chapelle des Pénitents de Saint-Marcel-d'Ardèche. Chapelle Saint-Joseph de Saint-Marcel-d'Ardèche.
Lieux et monuments Les monuments commémoratifsMonument aux Morts, Stèle 1939-1945.. La grotte de Saint-Marcel, bien que située sur le territoire de la commune de Bidon, appartient à celle de Saint-Marcel, à la suite de la donation de terrains qui a été faite en 1228 par Dame Vierne de Baladun'', aux seigneurs de cette cité, à leurs chevaliers et à leurs hommes. Découverte en 1838, son entrée naturelle, en forme d'abri sous roche, à quelques dizaines de mètres de la rivière Ardèche, comprend des gisements préhistoriques très anciens. Cette cavité est classée depuis le et se trouve dans la zone protégée au titre de "site inscrit" depuis le .
Dès 1870, la commune a organisé, après un équipement sommaire, des visites pour les touristes amateurs du monde souterrain mais, eu égard aux difficultés d'approche et au cheminement malaisé, le nombre de visiteurs est toujours resté limité.