Saint-Priest []Jean-Marie Pierret, Phonétique historique du français et notions de phonétique générale, Peeters, Louvain-la-Neuve, 1994, . est une commune française, située dans le département de l'Ardèche en région Auvergne-Rhône-Alpes.
Les habitants sont appelés les Saint-Priéroux et les Saint-Priérounes.
Géographie Le bourg est situé au pied du col de l'Escrinet mais la commune s'étend du plateau du Coiron au sud, jusqu'à la ville-préfecture de Privas à l'est et jusqu'au mont Charray au nord-ouest. La commune est traversée par l'Ouvèze qui prend sa source à proximité du col de l'Escrinet.
Communes limitrophes
Géologie et relief Le relief communal varie d'un minimum d'altitude de d'altitude (au niveau de l'ancien chemin de fer) et à un maximum à d'altitude (au niveau du sommet de Blandine et du Charay).
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne et est dans la région climatique Provence, Languedoc-Roussillon, caractérisée par une pluviométrie faible en été, un très bon ensoleillement (), un été chaud (), un air très sec en été, sec en toutes saisons, des vents forts (fréquence de 40 à 50 % de vents > ) et peu de brouillards. Elle est en outre dans la zone H2d au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Berzème à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Hydrographie Le territoire communal est traversé dans toute sa longueur par l'Ouvèze, un affluent de l'Ardèche et dont il abrite la source au col de l'Escrinet.
Voies de communication Le territoire communal est traversé par la route départementale (RD 104), ancienne route nationale (RN 104) jusqu'à son déclassement en 1972.
Urbanisme Typologie thumb|Le village et ses alentours en août 2024. Au , Saint-Priest est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Privas, une agglomération intra-départementale dont elle est une commune de la banlieue.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Privas, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (80,6 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (80,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (39,8 %), forêts (39,5 %), zones agricoles hétérogènes (9,2 %), prairies (5,6 %), zones urbanisées (4,6 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (1,4 %)..
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|centre|upright=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Risques naturels Risques sismiques
La totalité du territoire de la commune de Saint-Priest est situé en zone de sismicité (sur une échelle de 1 à 5), comme la plupart des communes situées dans la vallée du Rhône et la Basse Ardèche, mais en limite orientale de la zone qui correspond au plateau ardéchoisPréfecture du Rhône, page sur les risques sismiques. +Terminologie des zones sismiquesArrêté du 22 octobre 2010 relatif à la classification et aux règles de construction parasismique applicables aux bâtiments de la classe dite « à risque normal » - LégifranceType de zone Niveau Définitions (bâtiment à risque normal)Zone 3Sismicité modérée accélération =
Autres risques
Toponymie
Histoire
Jusqu'à un passé proche, Saint-Priest a abrité plusieurs mines de fer dont un puits est inscrit monument historique. Le passé industriel de la commune a aussi été marqué par la présence de moulinages à soie.
Le comte rend hommage au roi , le , pour ses possessions en Vivarais, dont le château de Cheylus. En 1326, il reconnaît le tenir en fief du roi Charles IV..
Le château d'Entrevaux vignette|gauche|Le château d'Entrevaux.|alt=
Situé à au sud-ouest de Privas, vers le plateau du Coiron, le château d'Entrevaux, est un des rares exemples d'habitations seigneuriales du Vivarais aussi bien conservées.
Le corps de logis, rectangle de sur , a des murailles épaisses de faites de pierres volcaniques, particulièrement résistantes aux boulets. L'ensemble, flanqué aux angles de quatre tours rondes de de diamètre, arasées après le siège de privas en 1629, présente un aspect imposant. Le château primitif remontait au . En effet, des historiens ont trouvé des traces de hourd. Cependant, aucun document d'archive n'en apporte la preuve irréfutable. Cette forteresse, construite selon les règles de l'art (murs épais, fossés de huit mètres de large, porte sur la face sud) et difficilement prenable, connaît de nombreux remaniements au cours des âges ; l'intérieur du château quant à lui fut peu modifié en raison de l'épaisseur des murs.
Le château d'Entrevaux, au début du , fut restauré comme beaucoup de demeures seigneuriales françaises, à la mode italienne importée par une aristocratie éblouie par les réussites de la Renaissance italienne. Le décor italien va peu à peu se juxtaposer à de nombreux bâtiments français grâce à l’arrivée d’architectes et décorateurs florentins ou romains qui transformèrent ces habitations, apportant le confort intérieur et de larges ouvertures. Les principales modifications extérieures eurent pour but de rendre la façade sud moins vulnérable devant les canons au tir tendu : deux murs sont appuyés aux deux tours sud entourant une basse-cour ; un bâtiment est construit en saillie à l'ouest.
Les textes montrent que le château aurait été assiégé et pillé au par une bande de routiers qui se seraient attaqués ensuite au monastère Saint-Michel, au somment du Charay.
C'est surtout à l'époque des guerres de religion que les seigneurs d'Entrevaux jouèrent un rôle important, en particulier lors du siège de Privas. Le protestant René de Bénéfice de Cheylus, sieur d'Entrevaux se rend et remet son château au roi Louis XIII. Le château d'Entrevaux accueillit Richelieu en , pendant le siège de Privas à l'encontre des huguenots. C'est Richelieu, le puissant ministre de Louis XIII, ainsi que le comte de Soissons qui s'y installent afin de coordonner l'organisation du siège de la ville proche. Le château est attaqué dans la nuit du 25 au par un commando protestant, sans succès. Après la prise de Privas, Richelieu ordonne de détruire Entrevaux mais heureusement ses ordres ne sont pas exécutés et seules les quatre tours son écrêtées.
Aujourd'hui, le château d'Entrevaux est une demeure privée et les visites y sont interdites.
Église de Saint-Priest On trouve pour la première fois le nom de Saint-Priest dans les écrits concernant l'église diocésaine de Viviers (Charta Vetus 950). Saint Priest était un évêque de Clermont, né en Auvergne au . Pendant la Révolution, Saint-Priest fut débaptisée et appelée commune de la Marne parce que d'un point de vue géologique, la marne est très présente au-dessus de l'Ouvèze. Cette appellation de commune de la Marne a même donné le nom à une place du village : place des Marnes, située en face de la mairie.
Dans le village, on rencontre de nombreuses maisons de caractère avec des tuiles multicolores de style provençal.
De à , l'église de Saint-Priest fut l'objet d'une réhabilitation. La collectivité a fait appel au mécénat populaire. Celui-ci permet, pour un particulier et même une entreprise, de faire un don afin d'aider à la restauration de ce monument. Les principaux travaux qui seront réalisés sont les suivants : réfection de la toiture, création d'une issue de secours, suppression de l'enduit et réalisation des joints de pierre, remise aux normes électriques, création d'un point d'eau dans la sacristie.
Monastère Saint-Michel de Charay vignette|Les ruines du monastère.|alt=
En montant sur le col de l'Escrinet, on peut admirer la montagne du Charay. Charay était un couvent des chanoines réguliers de Saint-Augustin, édifié par Adhémar de Monteil, seigneur de Privas et évêque du Puy. En l'an 1000, le chapitre Notre Dame du Puy fonda le monastère de Charay qui contrôlait 22 églises dont celle de Saint-Priest. Il ne reste aujourd'hui que des ruines de ce monastère d'où l'on a une très belle vue sur le bassin Privadois et même sur la vallée du Rhône et les montagnes du Vercors. Étymologiquement, Charay pourrait signifier « charrié par les eaux ».
De dimensions modestes, l'église de Saint-Priest est une construction massive, peu élevée, assez sombre. C'est originellement un plan en rectangle prolongé par une abside semi-circulaire voûtée en cul de four, la nef est voûtée en berceau. Deux chapelles latérales - de dimensions inégales - furent rajoutées postérieurement et lui donnent actuellement un plan en croix latine. Le clocher, modeste, est en façade. La plus grande partie du mobilier religieux a disparu entre les années 1964-1978. Son style est Roman du type . L'édifice très ancien à l'origine (probablement ou ), a été en majeure partie détruit par les protestants dans la deuxième moitié du .
La paroisse dépendait du monastère Saint-Michel de Charay (chanoines réguliers de Saint-Augustin - monastère fondé en l'an mil) qui domine le village. Ce monastère fut détruit aussi par les réformés (peut-être en 1578) et il n'en reste que des ruines. Le grand Prieur s'installa alors ensuite à la cure du village. Le culte ne put être assuré pendant plusieurs décennies dans l'église de Saint-Priest. Elle fut relevée au , agrandie au cours du .
L'exploitation minière
Les moulinages à soie
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