La famille de Boysson est une famille française subsistante, originaire du Périgord. Par la suite, elle s'installe au en Quercy.

Histoire Les origines La famille de Boysson revendique une origine commune avec la famille rouergate de Buisson (alias Boysson ou Bouysson en Languedoc), mais Gustave Chaix d'Est-Ange (1907) relève que ce rattachement n'est pas démontréGustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du , tome 6, pages 329 à 331 Boysson (de)..

Le comte de Saint-Saud (1915), historien et généalogiste, à partir d'une analyse héraldique, rattachait cette famille au capitoulat de Toulouse mais là également sans preuves de filiationLe comte de Saint-Saud, historien et généalogiste relevait en effet dans le bulletin de la SHAP, 1915, T.XLII, : « un fait caractéristique en héraldique et cependant très peu connu : dans un blason, tout chef, cousu ou non, chargé de croissants et surtout d'étoiles, dénote à de rares exceptions près, une famille bourgeoise ou anoblie ». Une récurrence particulière apparait d'ailleurs dans l’Armorial des capitouls de Toulouse (par Victor Bouton, Paris, 1876). D’après le Dictionnaire encyclopédique de la noblesse de France de Nicolas Viton de Saint-Allais (1773-1842) - Paris, 1816, « on l’appelait Noblesse de cloche, parce que les assemblées pour l’élection des officiers municipaux se faisaient ordinairement au son du beffroi, ou grosse cloche de l’hôtel-de-ville. Les commissaires du roi, en Languedoc, faisant la recherche de la Noblesse, appelèrent aussi la Noblesse des capitouls de Toulouse, Noblesse de cloche »..

L'Ancien Régime La famille de Boysson est connue depuis le à Villefranche-du-Périgord, où son représentant, Bernard de Boysson, était établi et possédait de nombreuses terres au surplus d'un fief noble à Mazerat, tenu en 1613 de la famille de Saint-Gily. Celui-ci était notamment fermier des rentes de la noblesse environnante dont l'importante famille de Vielcastel..

Gustave Chaix d'Est-Ange écrit que dans la première moitié du un personnage nommé Bernard du Buisson, marchand de Villefranche, en Périgord, et qui possède non loin de cette ville le repaire de Baratat appartient vraisemblablement à la famille de Boysson. Il ajoute que la famille de Boysson rendit hommage au roi pour son repaire de Baratat et qu'elle ne figure pas au nombre des familles qui firent reconnaître leur noblesse lors des diverses recherches ordonnées par le roi Louis XIV.

Le terrier de Villefranche du Périgord de 1669 mentionne un Boysson qui, avec un Bach, est l'homme le plus riche de la ville..

Son fils Antoine de Boysson, conseiller du roi et président du présidial de Cahors, meurt en 1667. La charge est conservée dans la famille jusqu'en 1769, date de sa suppression.

À l'époque de la Révolution française, la famille de Boysson possède des terres, des rentes et des alliances honorables. Son chef de famille, Bernard de Boysson, avocat général près la Cour des aides de Montauban, est convoqué en 1789 au sein de l'assemblée de l'ordre de la noblesse de sa province. Il exerce une charge qui permet d'accéder à la noblesse. Gustave Chaix d'Est-Ange écrit qu'il paraît avoir été définitivement anobli par l'exercice de cette charge. Selon François Bluche et Pierre Durye auteurs de l'ouvrage L'anoblissement par charges avant 1789 il s'agissait d'une charge qui anoblissait au bout de deux générations consécutives d'exercice (noblesse graduelle), conférant seulement les privilèges de noblesse à titre viager au titulaire de la chargeFrançois Bluche et Pierre Durye, L'anoblissement par charges avant 1789, page 77 : « MONTAUBAN (Cour des aides de), créée à Cahors en juillet 1642, transférée à Montauban en octobre 1661. - Les présidents, conseillers, procureur général, avocats généraux, greffiers en chef, notaires et secrétaires ont la noblesse graduelle de l'origine à 1790. Les chevaliers d'honneur ont la noblesse au degré le 8 décembre 1703, la perdent avec effet rétroactif en août 1715. L'emploi est dès lors réservé à des nobles ayant fait preuves ».. Cependant, les lois révolutionnaires de 1790 ont empêché la poursuite de l'exercice des charges de l'Ancien Régime.

Du à nos jours Au , la famille de Boysson se distingue dans le métier des armes, avec un saint-cyrien, un chevalier de l'ordre souverain de Malte, des polytechniciens, des normaliens, des énarques, des femmes de lettres, une comédienne, des hommes politiques.

Filiation Ancien Régime

Descendance d'Isaac Caroline Amédée de Boysson (1806-1896)

Armes, titre, devise 80 px|left Jean Isaac de Boysson (1695-1781), président au présidial de Cahors, fit enregistrer ses armes pour l'armorial de Charles d'Hozier en 1696Celles-ci apparaissent dans la série « Blasons colorés » de l'Armorial Général de 1696, Languedoc, partie 1, page 867 et dans la série descriptive de l'Armorial Général de 1696, Languedoc, partie 2, page 1097 : « Porte d'argent à un chevron de gueules accompagné de deux croissants de même, et en pointe d'un rocher au naturel sommé d'un buisson de sinople, et un chef d'azur, chargé de trois étoiles d'or »..

D'argent, au chevron de gueules surmonté de deux croissants de même, au buisson terrassé de sinople en pointe, au chef d'azur, chargé de trois étoiles d'or

Devise : Gara que fissa mon boisson

Alliances Les principales alliances de la famille de Boysson sont : de La Fournière, d'Abzac de La Boissière ( et 1730), de Cadolle (), de La Verrie de Vivans (1803), de Chaunac-Lanzac (1836), de Godon, de Beaupoil de Saint-Aulaire (1883), de Pradines d'Aureilhan (1884), Delsol, Penet de Monterno (1894), de Cruzy-Marsillac (1894), de Clock, d'Haranguier de Quincerot (1903), de Solages (1955), Gindre (1963), Lepic, de Kerpoisson (1989).

Hommages Place Laurent-Terzieff-et-Pascale-de-Boysson

Notes et références

Pour approfondir Bibliographie Gustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du , tome 6, pages 329 à 331 Boysson (de). Jean-Baptiste Rietstap, Armorial général, précédé d'un dictionnaire des termes du blason, deuxième édition, refondue et augmentée, 1887. Henri Jougla de Morenas, Grand armorial de France, catalogue général des armoiries des familles nobles de France, 1938. Alfred de Froidefond de Boulazac, Armorial de la noblesse du Périgord, 1891. Louis Esquieu, Essai d'un Armorial quercynois, H. Champion, Paris, 1907.

Articles connexes Armorial des familles du Périgord Liste des familles françaises subsistantes dites de noblesse inachevée Liste de familles subsistantes d'ancienne bourgeoisie française

Liens externes

Site de la famille de Boysson

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