Sampzon (prononcer « Sanzon » ) est une commune française située dans le département de l'Ardèche, en région Auvergne-Rhône-Alpes, dans la région du Bas-Vivarais.

Ses habitants se nomment les Sampzonnais.

Géographie Situation et description Sampzon est située en rive droite de la rivière Ardèche, au sud de la confluence du Chassezac qu'elle partage avec la commune de Saint-Alban-Auriolles au nord.

La commune est limitée au nord, est et sud-est par l'Ardèche sur environ , au sud par la ligne de crêtes des Costes du Moure Frey, à l'ouest par les Côtes de la Serre de Pinet et au nord-ouest par le Chassezac sur environ Plan de prévention des risques inondation - Rapport de présentation, commune de Sampzon. DDE Ardèche, mars 2003...

Avec la présence de l'Ardèche et du Chassezac, l'autre trait physique remarquable de la commune est le Rocher de Sampzon. Il n'a que d'altitude mais sa silhouette unique en table inclinée et sa relative isolation en font un repère visuel évident et un superbe belvédère d'observation. Accroché à d'altitude sur son flanc nord, le vieux village surplombe l'Ardèche de plus de . Le contrefort nord-est du Rocher force la rivière à s'écarter de sa direction en une longue boucle vers l'est. Cependant le point culminant de la commune n'est pas le Rocher mais un sommet de la crête des Costes situé à la pointe sud de la commune, au point de rencontre avec les communes de Salavas au sud-est et Grospierres au sud-ouest, au fond du vallon du ruisseau de Cruzières ().

La moitié environ du territoire de la commune est couverte de bois. Des champs sont encore présents dans les vallées, à côté des nombreux campings en bord de commune le long des deux rivières principales : neuf campings sont implantés sur la commune, soit environ , dont 70 % en zones inondables c'est-à-dire dans ou bordant le lit majeur des rivières concernées. L'agriculture à dominante viticole et le tourisme sont les deux principales ressources de la commune.

Communes limitrophes Sampzon est limitrophe de cinq communes, toutes situées dans le département de l'Ardèche. Vallon-Pont-d'Arc et Ruoms sont à environ , Salavas et Saint-Alban-Auriolles à , Grospierres à .

Géologie et relief Les calcaires du sous-sol sont d'un type à dissolution lente. Les structures karstiques qui s'y sont développées sont de type méditerranéen, avec une karstification ancienne.

Hydrographie Outre ayant pour limites le Chassezac. au nord-ouest et l'Ardèche. du nord au sud-est, la commune est traversée du sud au nord par le ruisseau de Vallier., un petit affluent saisonnier de l'Ardèche qui draine le flanc nord du Moure Frey, coule vers le nord en creusant une vallée à l'ouest du Rocher et de Sampzon, et se jette dans l'Ardèche 150 m en aval de la confluence du Chassezac.

Le Vallier a plusieurs noms le long de son parcours. Sur ses premiers 900 m environ il s'appelle le ruisseau de Cruzières ; sur les 1,2 km suivants c'est le ruisseau des Bertras. Puis il passe devant la vallée de l'Aiguille sur sa rive gauche et prend le nom de ruisseau de l'Aiguille. 700 m en aval il reçoit le ruisseau du Pas du Bas en rive gauche et le ruisseau de la Fontaine de la Boutique. en rive droite 50 m plus loin. Là se trouve le hameau de Vallier dont il prend et garde le nom pour les quelque 1,8 km restants de son parcours. En aval de Vallier il passe par la Gorce en rive droite, reçoit en rive gauche le ruisseau de Bertoir., et passe le château de la Bastide avant d'arriver dans la plaine alluviale formée par le Chassezac (environ 1,3 km de large ici à sa confluence, dont environ 600 m sur la commune de Sampzon) pour se jeter dans l'Ardèche.

Une micro-centrale électrique se trouve sur la commune, au Moulin dit "ancien moulin de Sampzon", sur le cours de l'Ardèche. Elle est exploitée depuis 1988 par la Société d'Énergie Hydro-Électrique Ardéchoise (SEHEA)Arrêté préfzctoral n° 2013-171-0007 portant prescriptions complémentaires relatives à l'exploitation de la micro-centrale hydroélectrique du Moulin de Sampzon. Rivière Ardèche. Communes de Sampzon et Vallon-Pont-d'Arc. Sur ardeche.gouv.fr.. Noter que la production d'électricité est abondante dans la régionProducteurs d'électricité en Ardèche sur infogreffe.fr., et pas seulement d'origine hydroélectrique : la centrale nucléaire du Tricastin est à 32 km, celle de Cruas à 40 km et le site nucléaire de Marcoule à 43 km.

Avec ses crues saisissantes de soudaineté et de par l'accroissement de débit, la conjugaison des deux provoquant parfois des vagues de 50 cm à un mètre de hauteur, l'Ardèche est une habituée des épisodes cévenols et la rivière la plus surveillée du département. Ses crues centenales, avec /s à Vallon, présentent le même ordre de débit qu'une crue du Rhône à Viviers. La crue de référence est celle de 1890, la plus dévastatrice connue avec 17,3 mètres d'eau au moulin de SalavasVidéos de crues de l'Ardèche au pont de Sampzon sur la D161 : 07 septembre 2010 (par Gential Lambert) - les débris sur le pont indiquent que l'eau a dépassé le niveau du pont avant la prise de la vidéo ; 22 octobre 2008 (par Charles Chauveau) - vidéo de qualité moyenne mais montrant le pont inondé, avec le Rocher en arrière-plan. Sur youtube.com..

La part du Chassezac dans ce déploiement de puissance est de l'ordre de la moitié environ. Lui aussi peut montrer des vagues de 50 cm à un mètre, et lui aussi est l'une des rivières les plus surveillées d'Ardèche. Plusieurs barrages écrêteurs ont été construits sur son cours pour limiter l'amplitude des crues en avalLe barrage de Malarce sur le Chassezac, présentation par EDF..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne et est dans la région climatique Provence, Languedoc-Roussillon, caractérisée par une pluviométrie faible en été, un très bon ensoleillement (), un été chaud (), un air très sec en été, sec en toutes saisons, des vents forts (fréquence de 40 à 50 % de vents > ) et peu de brouillards. Elle est en outre dans la zone H2d au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Vallon-Pont-d'Arc à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme Typologie Au , Sampzon est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022..

Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (79,8 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (76,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (63,4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (16,4 %), zones urbanisées (9,9 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (5,5 %), zones agricoles hétérogènes (4,8 %)..

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|centre|upright=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Lieux-dits et écarts Les lieux-dits suivis d'une astérisque sont situés à l'écart de la route indiquée. thumb|Chateau de la Bastide sous Sampzon

Toponymie

Histoire

Moyen Âge

Au (peut-être avant aussi ?) et jusqu'à la fin du , Sampzon était le siège de la viguerie locale et donc le bourg le plus important localement, avant Ruoms ou tout autre bourg des environsCharte de Cluny, fin s.. Mémoires de pierres, p. 29. Voir note pour l'extrait de document portant citation de Sampzon.Extrait d'une charte de donation de la fin du au monastère de Cluny, de la villa de Rioms dans la viguerie de Sampzon :

Mayeul a été abbé de Cluny entre 954 et 994, période de cette donation.. Cinq siècles plus tard il ne reste quasi rien de cette grandeur relative : le bourg est réduit à une dizaine de contribuablesEstimes de 1464 (recensement de population). Mémoires de pierres, p. 56..

En 1225 il est fait mention de l'église saint-Martin de Sampzon. Mémoires de pierres, p. 31..

Des pâturages d'estive sont concédés sur Sampzon à l'abbaye des Chambons, abbaye cistercienne sise à Borne, en 1277Contribution à une histoire de la transhumance sur le rebord sud-est du Massif Central. Les Bénédictions de Saint-Chaffre du Monastier - Histoire et archéologie d'une congrégation. Actes du colloque des 7,8 et 9 novembre 1997. CERCOR, Cahiers de la Haute-Loire, 1997, pp.49-62..

Le seigneur de Sampzon en 1281 est Guillaume de Naves.

Une forteresse stratégiquement importante était bâtie au sommet du Rocher.

Les Tuchins se réfugient en 1380Ardèche, terre de châteaux. Michel Riou, 2002. p. ou 1388Mémoires de pierres, p. 51. dans la forteresse de Sampzon, qu'ils défendent quelque temps contre les troupes royales.

Fin du Moyen Âge - les guerres de religion