Louis Bernheim, né le à Saint-Josse-ten-Noode (Bruxelles)Archives Royales Belges en ligne numérisées, commune de Saint-Josse-ten-Noode, acte de naissance , année 1861 (consulté le 27 novembre 2014) et mort le dans le de ParisBulletin de décès dans Base Léonore, est un général belge de la Première Guerre mondiale qui s'est illustré sur le Front de l'Yser et lors de la contre-offensive de 1918Jean-Michel Dufays, Martine Goldberg, Dictionnaire historique de la laïcité en Belgique, Luc Pire Éditions, 2005 - 343 pages.. Biographie Louis Isaac Henri Bernheim, né le à Saint-Josse-ten-Noode (Bruxelles), est le fils de Moïse Bernheim, négociant originaire de Nancy, et de Heyvath Caën. Le , il épouse Rosine Aron à Nancy.
Le , il est admis à seize ans à l'École royale militaire. Il en sort deux ans plus tard sous-lieutenant affecté au régiment des grenadiers. Il suit les cours de l'École de guerre dont il sort breveté d'état-major en 1888. Il est ensuite affecté (il n'avait pas trente ans) à l'École royale militaire de Bruxelles pour y enseigner l'art, l'histoire et la géographie militaires. En 1901, il souhaite reprendre un commandement et est nommé adjudant-major. En 1904, il est promu major au régiment de Ligne. En 1911, il est lieutenant-colonel et, en , il est mis à la tête du 7e régiment de Ligne.
Première Guerre mondiale Lorsque la guerre éclate en , il est colonel au 7e régiment de Ligne. Durant cette année, il s'illustre lors de la première sortie à Haecht au cours du siège d'Anvers. Le , il est promu chef de la brigade mixte et participe à la deuxième sortie d'Anvers. Sur le front de l'Yser, sa brigade défend le secteur de Ramskapelle et de Pervyse. Le , il est nommé général-major.
Le , il est nommé à la tête de la 1ère division d'armée, commandement qu'il exerce tout au long de la Première Guerre mondiale. Sa division participe aux sanglants combats de Steenstrate en avril et et, lors de la première attaque allemande aux gaz, prend la relève de la division d'armée à la fin du mois de juin.
Faisant preuve d'un rare courage sur la ligne de front, il est grièvement blessé au dos par un shrapnel le lors d'une tournée d'inspection des tranchées. Après seulement deux mois de convalescence, il remonte au front. Le , il est promu lieutenant-général, grade le plus élevé dans la hiérarchie militaire belge. En 1917, il tente d'agir contre l'émergence du Frontisme (Frontbeweging), un mouvement flamand qui s'agite contre ce qu'ils perçoivent comme de la discrimination anti-flamande dans l'armée belge. À cette occasion, Bernheim est personnellement mis en cause par les intellectuels flamands pour son application stricte des règlements. gauche|vignette|Statue du général Bernheim au Square Marie-Louise à Bruxelles (œuvre d'Edmond de Valériola). Lors de l'offensive libératrice à l'automne 1918, il commande le groupe nord de l'offensive qui comprend trois divisions (1ère, et division d'armée). Ce sont ses troupes qui enlèvent la crête de Klerken et la forêt d'Houthulst. Dans la deuxième phase de l'offensive, son groupement enlève Maldegem après une avance foudroyante et s'apprêtait à franchir l'Escaut à la date de l'Armistice.
Entre-deux-guerres À l'issue de la guerre, on le retrouve inspecteur général de l'infanterie. En 1923, il est mis à la disposition du ministère de la Défense nationale et prend sa retraite en 1926.
Il décède le dans le de Paris. Louis Bernheim souhaitait être incinéré conformément à ses convictions franc-maçonnes. La législation belge ne le prévoyant pas, il est incinéré en France avant d'être inhumé au Cimetière de Bruxelles à Evere. Il reçoit toutefois des funérailles nationales à Bruxelles. Lors de ses funérailles, étaient présents le roi Albert , son fils, Léopold III, les ministres belges, et de nombreux dignitaires. L'oraison funèbre est prononcée par le comte Charles de Broqueville alors ministre de la Guerre. Ce dernier déclare : .
Hommages et distinctions L'« Avenue général Bernheim » perpétue sa mémoire à Etterbeek. Sa statue en bronze due au sculpteur Edmond de Valériola a été placée à l'entrée du square Marie-Louise à BruxellesReflexcity, tout sur Bruxelles.
Il a reçu les distinctions suivantes : en 1919 (Belgique); (Belgique) ; 14-18 (Belgique) ; Croix militaire de 1ère classe (Belgique) ; Médaille de l'Yser (Belgique) ; Médaille commémorative 14-18 (Belgique) ; (France); (France) ; Croix de guerre grecque, italienne, serbe et polonaise ; Grand officier de l'ordre de Saint-Michel et Saint-Georges (Royaume-Uni) ; Commandeur de l'ordre du Bain (Royaume-Uni); (Italie) ; Grand cordon de l'ordre de Saint-Olaf de Norvège ; (États-Unis). . Louis Bernheim avait en effet coutume de commander en première ligne et non depuis l'arrièreMilitarytimes.com; Grand cordon de l'ordre de Saint-Anne de Russie.
Notes et références
Liens externes
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