Raúl González Blanco, dit Raúl, né le à Madrid (Espagne), est un footballeur international espagnol qui évolue au poste d'attaquant.

Considéré comme l'un des meilleurs joueurs espagnols de tous les temps, Raúl est un emblématique numéro 7 et capitaine du Real Madrid, qu'il quitte en 2010 après seize saisons en équipe première. Il remporte six championnat d'Espagne et ainsi que la Ligue des Champions à trois reprises. Il détient le record du nombre de matchs joués avec le club.

Il été élu trois fois consécutivement meilleur attaquant de l'année par l'UEFA, en 2000, 2001 et 2002 et se classe second du Ballon d'or en 2001.

Cadre de l'équipe nationale pendant dix ans, il a marqué 44 buts en 102 sélections.

Biographie Enfance et formation Raúl González naît à Madrid et grandit dans une famille très modeste (son père est électricien et sa mère femme de ménage) de la Colonia Marconi 7. Raúl: El hombre récord nació en la Colonia Marconi — as.com à San Cristóbal, un quartier défavorisé de la capitale espagnole. C'est dans le club du quartier qu'il commence à jouer au football en 1988 Raul donates over £3,000 to save childhood club from folding — goal.com.

Raúl rejoint en 1990, à douze ans, l'Atlético de MadridRaúl | Fiche technique — realmadrid-fr.com, le club populaire de la capitale, dont toute la famille est supporter. Lors de sa première saison, au poste d'ailier gauche, il marque 65 buts et conquiert le titre de champion d'Espagne minimes. Passé en cadets l'année suivante, il est à nouveau champion. Mais 1992, le président controversé du club, Jesús Gil, décide de dissoudre les catégories jeunes en raison des graves soucis financiers que connaît le club. C'est là que Raúl rejoint le Real Madrid, voisin et plus grand rival de l'Atlético. Pour sa première saison avec les cadets, il inscrit 71 buts en 33 matchs. Il passe rapidement chez les juniors B (-18 ans), puis les juniors A.

En 1994-1995, il est intégré au Real Madrid C. Après avoir inscrit 13 buts lors de ses sept premiers matchs (il terminera la saison avec 16 buts en neuf matchs avec l'équipe C), il est promu en équipe B, puis la semaine suivante en équipe première. Ses performances lui valent alors d'être appelé en équipe d'Espagne des moins de 18 ans.

Raúl au Real Madrid (1994-2010) Les débuts (1994-1998) left|thumb|upright|Raúl et son numéro 7, symboles du Real Madrid pendant de nombreuses années, ici en août 2008.

Le , à 17 ans et 4 mois, alors un record de précocité, Raúl débute en équipe première, en Primera Division, lors d'un déplacement au Real SaragosseRaul, l’élégance du buteur — sport-legends.com (3-2), alors qu'Emilio Butragueño, une légende du club en attaque, s'apprête à connaître une dernière saison au Real en pointillé. Il est titulaire et porte dès ses premiers matchs le numéro 7. Malgré la défaite, il se fait remarquer lors de ce premier match en se montrant dangereux et en délivrant une passe décisive pour José Emilio Amavisca. Son premier but arrive sept jours plus tard face au club de son enfance, l'Atletico Madrid. Durant ce match, Raúl provoque le penalty du premier but de son équipe, offre ensuite le second à son coéquipier chilien Iván Zamorano et marque le troisième d'une frappe du gauche en lucarne à l'entrée de la surface, reprenant en une touche de balle un service de Michael Laudrup. Le Real s'impose 4 à 2. Après cette grande performance, les apparitions de Raúl se succèdent. Il signe son premier doublé face au Celta Vigo (4-0, ). Avec neuf buts en championnat et un en coupe, en 30 apparitions, il contribue activement au titre de champion remporté par son club à l'issue de la saison. Il remporte à titre individuel le Prix Don Balón de joueur révélation de l'année.

Raúl progresse et sa seconde saison en tant que professionnel voit son nombre de buts augmenter. Le (lors de la cinquième journée), il inscrit son premier but dans un Clásico d'un ballon piqué, ce qui deviendra sa marque de fabrique (1-0, ), le match se terminant sur le score de 1-1. Raúl inscrit ensuite le but de la victoire lors du Derby madrilène contre l'Atlético Madrid (1-0, ), le lors de la . Il inscrit deux doublés face au Séville FC (4-1 lors de la ) et à Oviedo (1-2 lors de la ). En Ligue des champions, le jeune joueur inscrit 6 buts en 8 matchs dont son premier triplé (1-0, ; 2-0, ; 6-1, ) contre Ferencváros TC lors d’une victoire par 6 buts à 1, mais le Real Madrid est éliminé cette année-là en quarts de finale (1-0/0-2) par le futur vainqueur de l'épreuve, la Juventus, malgré le but qu'il marque lors du match aller (1-0, ). Cette saison-là, il inscrit 26 buts en 52 matchs, soit une moyenne d'un but tous les deux matchs.

Durant sa troisième saison, il participe activement à la conquête du titre avec 21 buts et 25 passes décisives en 42 matchs. Il marque ses deux premiers buts lors de la deuxième journée contre l'Hercules Alicante (3-0). Il inscrit deux autres doublés, sur la pelouse de l'Espanyol Barcelone (0-2), lors de la vingt-septième journée, et surtout sur le terrain de l'Atlético Madrid, où, le , il réalise l'un des meilleurs matchs de sa carrière : alors que son équipe est menée 1 à 0 et réduite à dix à la suite de l'expulsion de Predrag Mijatović, il inscrit deux buts (dont le second à la et offre deux passes décisives à Clarence Seedorf et Victor (1-4 lors de la ). Lors du match retour, il inscrit un but d'anthologie, en réalisant un enchaînement amorti-contrôle-volée (3-1 lors de la ). Au total cette saison-là, il inscrira 22 buts en 47 matchs et Raúl remporta le Prix Don Balón de joueur de l'année Spain - Footballer of the Year (Don Balón Awards: Best Spanish Player) — rsssf.com. C'est également cette saison-là qu'il découvre la sélection nationale, à l'occasion d'un match en Tchéquie (0-0, le Raúl González - Player Profile - Encyclopedia II. Il inscrit son premier but pour sa troisième sélection, à l'occasion d'une victoire 2 à 0 sur la Yougoslavie, le , pour le compte des éliminatoires de la Coupe du monde 1998.

upright|thumb|right|L'équipe alignée par Jupp Heynckes en finale de la Ligue des champions 1997-1998.

La saison pré-mondial de Raúl débute avec une victoire en Supercoupe d'Espagne face au FC Barcelone. Il ouvre le score à la cinquième minute du match aller (défaite 2-1) et inscrit les deux premiers buts de son équipe au match retour (victoire 4-1). Mis sur de bons rails, il réalise un bon début de saison marqué par trois buts en six journées. À Valence, il élimine deux défenseurs avant de tromper Andoni Zubizarreta (0-2 lors de la ), puis à Ténérife, il marque d'un lob de l'extérieur du pied (0-2 lors de la ). Il termina cette année FIFA de l'année et du classement du Ballon d'or de France Football, remporté par Ronaldo. La suite de la saison fut plus pénible pour lui, à la suite d'une pubalgie tenace. Même s'il signera un doublé face à Oviedo (5-1 lors de la ) de deux frappes enveloppées barre rentrante, il n'aura marqué que dix buts en Liga cette saison-là. Il participe (11 matchs, 2 buts) à la madrilène en Ligue des champions, la première depuis 32 ans, acquise aux dépens de la Juventus à Amsterdam (Mijatovic, ). Il devient le chouchou du stade Santiago-Bernabéu, le stade du Real Madrid, qui lui donne le surnom de El Angel de Madrid (L'Ange de Madrid). Le , contre Compostela, Raúl joue son en Liga avec le Real Madrid à 19 ans et 284 jours ce qui constitue un record en Espagne.

L'Ange de Madrid (1998-2002) Mais Raúl se remet vite de cette désillusion, en signant deux doublés lors des trois premières journées du championnat, contre Villareal (4-1) et le FC Barcelone (2-2). Le numéro 7 madrilène s'offre quatre autres doublés, tous au Stade Santiago Bernabéu, contre Tenerife (4-0 lors de la ), le Real Saragosse (3-2, ), le FC Valence (3-1, ) et le Deportivo La Corogne (3-1, ) et même un triplé, toujours dans "son" stade, lors d'une victoire 3-2 sur Valladolid ( sp, sp et ) pour le compte de la . Cette saison-là, Raúl remporte pour la première fois de sa carrière le trophée de Pichichi (meilleur buteur de la Liga) avec 25 buts en 37 matchs (plus cinq passes décisives), devant le Brésilien du Barça, Rivaldo, auteur de 24 buts. Malgré cela, le Real ne gagne pas le championnat et en Ligue des champions, même si Raúl inscrit trois buts en huit matchs, le club perd son titre dès les quarts de finale, face au Dynamo Kiev (1-1, 0-2). Néanmoins, les Merengues se consolent en s'adjugeant en décembre au Japon la Coupe intercontinentale face aux Brésiliens du Vasco de Gama sur le score de 2 à 1, Raúl y inscrivant le but de la victoire à la . Un but qui est l'un des plus beaux inscrits par l'attaquant espagnol durant sa carrière : à la réception d'une ouverture de Clarence Seedorf, il réalise un contrôle orienté en pleine course et élimine deux adversaires sur des feintes de frappe avant d'ajuster Carlos Germano de l'intérieur du pied droit. Il est également désigné meilleur buteur mondial de l'année 1999 par l'IFFHS. Cette saison-là, "L'Ange de Madrid" inscrit 29 buts en 49 matchs, toutes compétitions confondues, plus 10 en 7 matchs avec la sélection espagnole, dont un quadruplé contre l'Autriche (9-0) et un triplé à Saint Marin (0-6), en éliminatoires de l'Euro 2000. Enfin, c'est aussi lors de cette saison que Raúl se fiance au mannequin espagnole María del Carmen Redondo Sanz (dit « Mamen » Sanz, qu'il fréquentait depuis fin 1997 WAGs: Mamen Sanz), qui donna suite au rituel d'après un but : l'embrassade de sa bague, qui deviendra ensuite une alliance le .

upright|thumb|left|L'équipe alignée par Vicente del Bosque en finale de la Ligue des champions 1999-2000.

La saison 1999-2000 est du même acabit que la précédente pour Raúl, qui inscrit le même nombre de buts (29) en un peu plus de matchs (57), soit une belle moyenne de 0,51 but par match. En Liga, il se signale par un nouveau doublé face au FC Barcelone au Camp Nou, dont le second sur un nouveau ballon piqué au-dessus de Ruud Hesp à quatre minutes du terme (2-2 lors de la ). Après ce but, il porte son index sur sa bouche, réduisant le Camp Nou au silence et entrant définitivement dans la légende du madridisme. Il marque également d'autres buts décisifs en fin de match pour obtenir le point du nul (face à La Corogne ou à Séville) ou les trois points de la victoire (à Majorque ou à Vallecano). Au mois de , il participe avec son club à la première édition de la Coupe du monde des clubs, qui se tient au Brésil, et il inscrit deux buts en quatre matchs. Le Real prend la quatrième place d'un tournoi remporté par les Corinthians. Le nait son premier fils, Jorge (en hommage à celui qui l'a lancé, Jorge Valdano) et le , il inscrit sur un penalty à la son en Liga (pour son ), offrant la victoire au Real Madrid face au Real Saragosse (1-0 à la ), contre qui il avait justement commencé sa carrière professionnelle.