Les de Pittsburgh sont une franchise professionnelle de hockey sur glace des États-Unis. Ils évoluent dans le championnat majeur de hockey sur glace de l’Amérique du Nord : la Ligue nationale de hockey. Les Penguins jouent dans la division Métropolitaine, elle même faisant partie de l’association de l’Est. Les Penguins sont créés à la fin des années 1960 et rejoignent la LNH à l’occasion de l’expansion de 1967, première expansion de la ligue depuis 1942.

Ils connaissent leur première qualification pour les séries éliminatoires de la Coupe Stanley au cours de leur troisième saison. Au cours des années 1970, l’équipe se qualifie régulièrement pour les séries mais sans jamais dépasser le deuxième tour. En 1984, l’équipe repêche Mario Lemieux qui va mener les Penguins à leur premier titre de division et à leur première Coupe Stanley en 1991 puis à une deuxième la 1992. En 2005, l’équipe sélectionne Sidney Crosby et quatre ans plus tard, les Penguins remportent une nouvelle fois la Coupe Stanley. Les Penguins, toujours emmenés par Crosby, sont sacrés champions également en 2016 et 2017.

Histoire de la franchise

L’expansion de la LNH en 1967-1968

En 1967, la Ligue nationale de hockey décide de doubler le nombre d’équipes participant à son championnat. La ville de Pittsburgh, ayant déjà eu l'expérience d'une équipe de hockey sur glace, postule afin d’accueillir une franchise. En effet, dans les années 1925 à 1930, la ville héberge l'équipe des Pirates, équipe homonyme de celle de baseball. Cette dernière demeure jusqu’à la fin de la saison 1929-1930 à Pittsburgh avant de déménager à Philadelphie et devenir les Quakers, pour essayer, en vain, de retrouver l’équilibre financier. Quelques années plus tard, une nouvelle franchise voit le jour mais cette fois dans la Ligue américaine de hockey : les Hornets. Cette dernière reste à Pittsburgh jusqu’à la fin de la saison 1955-1956 avant de devoir interrompre ses activités en raison de la vétusté de sa patinoire, le Duquesne Gardens, qui ne peut continuer à accueillir des matchs de hockey sur glace.

La franchise revient dans la Ligue américaine pour la saison 1961-1962 et ceci jusqu’avant les débuts de la saison 1967-1968. En effet, le , la LNH accorde à Pittbsburgh de rejoindre ses rangs. L'équipe des Hornets joue alors son dernier match dans la LAH le en finale de la Coupe Calder, finale qu'elle remporte pour la troisième fois de son histoire. La ville de Pittsburgh participe au repêchage d’expansion en échange d'une somme de deux millions et demi de dollars. La nouvelle franchise débourse également afin de mettre leur patinoire, la Civic Arena, en conformité par rapport aux exigences de la LNH.

Carol McGregor, épouse du sénateur Jack McGregor qui a contribué à la création de l'équipe, est la première à proposer le nom, en déclarant qu'elle aime bien l'allitération en P, qu'elle verrait bien l'équipe jouer en noir et blanc et surtout pour la forme du toit du Civic Arena, qui est surnommée l’igloo.. Un concours est tout de même lancé par le en afin de déterminer le nom de l'équipe. Le , le résultat du concours est donné ; plus de 350 noms sont proposés par les ayant voté dont 716 pour le nom de . Le premier directeur général, Jack Riley, propose d'autres noms : – en référence à l'équipe de hockey de la Ligue internationale de hockey des années 1930, ou encore sont cités mais finalement l'appellation de – littéralement en français les manchots – est retenue comme nom. Le surnom de Pens est souvent utilisé.

Le premier match de l'histoire de l'équipe dans la LNH a lieu le contre les Canadiens de Montréal. Ces derniers s'imposent 2 buts à 1 avec le but de la victoire inscrit par Jean Béliveau, le de sa carrière. Au début de la saison 1967-1968, les résultats des nouvelles équipes sont entravés par les règles strictes qui permettent aux « six équipes originales »Le terme des « six équipes originales » est le terme consacré pour désigner les six équipes qui forment la LNH entre les années 1942 et 1967 même s'il ne s'agit pas réellement des équipes ayant formé la LNH à ses débuts. de conserver les joueurs les plus talentueux. Les deux meilleurs joueurs de la première équipe de Pittsburgh sont alors les vétérans Andy Bathgate, ancien des Rangers de New York, et Leo Boivin, ancien des Bruins de Boston. Le reste de l’équipe est constitué de jeunes joueurs ou de joueurs en fin de carrière au talent moindre. L'enveloppe totale des salaires est de dont un salaire de juste pour Bathgate. En comparaison, six ans plus tard Gilbert Perreault et les Sabres de Buffalo signent un contrat pour une somme supérieure à la première enveloppe des Penguins et la paye de Bathgate représente ce qu'une vedette des années 2000 de la LNH gagne en un match.

Au cours des deux premières saisons, l’ancien joueur George Sullivan est l’entraîneur en chef de l’équipe, mais il est vite remplacé par Red Kelly en 1969. En effet, les résultats ne suivent pas et les deux vétérans ne suffisent pas à compenser la faible expérience de l’équipe et de ses jeunes joueurs (Ken Schinkel, Keith McCreary, Bryan Watson ou Les Binkley par exemple). La franchise ne réussit à se qualifier pour les séries éliminatoires qu’à deux reprises au cours des sept premières saisons.

Les années 1970 Ainsi, au cours de la saison 1969-1970 de la LNH, les Penguins finissent deuxièmes de la division et accèdent pour la première fois de leur histoire aux séries éliminatoires de la Coupe Stanley. La saison voit les débuts dans la LNH de Michel Brière à qui Riley propose un salaire de avec un bonus de à la signature. Brière demande en retour en étayant qu'il compte jouer au cours des vingt prochaines années pour les Penguins. Il réalise une très bonne première saison, finit troisième meilleur pointeur de l’équipe derrière Dean Prentice et Ken Schinkel et meilleur passeur de la formation. Pour sa première apprition en séries éliminatoires, les Penguins rencontrent les Seals d'Oakland. Les deux premières rencontres jouées à Pittsburgh sont remportées par les locaux 2 à 1 et 3 à 1 puis les Penguins gagnent également le troisième match dans la patinoire adverse sur le score de 5 à 1. Le quatrième match de la série se décide en prolongation avec une nouvelle victoire de Pittsburgh, Brière inscrivant le but de la victoire après un peu plus de 8 minutes de prolongation. Les Penguins perdent en finale de division contre les Blues de Saint-Louis 4 rencontres à 2. Victime d'un accident de la route trois semaines avant son mariage en , Brière passe près d’un an à l’hôpital avant d'y mourir le . Le 21 que portait Brière au cours de cette saison est par la suite « retiré »Une équipe peut rendre un hommage à un joueur en décidant de « retirer un maillot ». Ainsi, une réplique du chandail est accrochée dans l'aréna de l'équipe et nul autre joueur ne pourra jamais jouer un match de l'équipe en portant le numéro en question. en son hommage.

Au milieu des années 1970, la « », composée de Syl Apps, Jr., Lowell MacDonald et Jean Pronovost, mène l'attaque des Penguins. Apps joue en temps normal au centre alors que MacDonald et Pronovost occupent les ailes mais sur la glace, ils n'arrêtent pas de changer de poste pour perturber les défenses adverses. Ils inscrivent ainsi à eux trois 107 buts au cours de la saison 1973-1974. À la fin des années 1970, c'est au tour de Rick Kehoe, Pierre Larouche ou encore Ron Schock d'assurer l'offensive de l’équipe, mais la défense reste faible et l’absence d’un gardien talentueux empêche la franchise de dépasser les premiers tours des séries éliminatoires.

En 1975, la franchise frôle le dépôt de bilan alors que tous ses créanciers réclament le remboursement des dettes. Le , elle est déclarée en cessation de paiements et la LNH en prend le contrôle jusqu'au , date du rachat des Penguins par un groupe composé de Wren Blair, Al Savill et Otto Frenzel.

Le début des années 1980 gauche|vignette|alt=Photographie noire et blanche de Mario Lemieux avec le maillot portant le C de capitaine des voisins de Laval.|Mario Lemieux, ici sous les couleurs des Voisins de Laval en 1984, aura été « responsable » d'une saison 1983-1984 catastrophique de l'équipe, les dirigeants cherchant à tout prix la dernière place du classement.

Malgré les bons joueurs présents dans l’équipe – le défenseur Randy Carlyle, le buteur Paul Gardner ou encore Mike Bullard –, l’équipe réalise au début des années 1980 des saisons catastrophiques, en particulier au cours des saisons 1982-1983 et 1983-1984, deux saisons où l'équipe termine dernière de la LNH.

Lors de cette dernière saison, le directeur général des Penguins, Eddie Johnston, ne fait pas grand-chose pour éviter la dernière place : il n’hésite pas à envoyer jouer le gardien, Roberto Romano, avec l’équipe mineure quand ce dernier est en grande forme. À la place Vincent Tremblay est titularisé et accorde vingt-quatre buts en quatre matchs. Vers le mois de mars, Randy Carlyle, un des meilleurs joueurs de l'équipe cette saison, est échangé aux Whalers de Hartford contre un joueur futur, qui ne rejoint les Penguins qu’après la fin de la saison. Ainsi, les joueurs passent leur temps à faire des allers-retours entre la franchise de LNH et les ligues mineures et un total record de quarante-huit joueurs sont utilisés au cours de la saison. En définitive, de la saison, les Penguins finissent derniers avec 38 points et les Devils du New Jersey sont à 41 points.

La « récompense » pour de telles saisons ratées est de pouvoir choisir le premier au repêchageLe terme « repêchage » est un terme canadien correspondant à l'anglicisme et désigne un événement annuel présent dans tous les sports collectifs nord-américains, comparable à une bourse aux joueurs, où les équipes sélectionnent des sportifs issus de l'université, de l'école secondaire ou d'une autre ligue, voir d'une autre équipe. de la Ligue nationale de hockey. Malgré l’insistance de nombreuses franchises pour obtenir le premier choix pour le repêchage d’entrée dans la LNH 1984, Johnston et les Penguins s’accrochent à ce premier choix car ils souhaitent sélectionner Mario Lemieux, vedette montante de la Ligue de hockey junior majeur du Québec et grand espoir de la LNH. Le directeur général des North Stars du Minnesota aurait ainsi proposé les douze choix de repêchage alors que les Nordiques de Québec auraient voulu échanger les trois frères Šťastný Peter, Anton et Marián pour obtenir le premier choix au repêchage des Penguins. Johnston, qui a supervisé lui-même le jeune Lemieux, ne cède pas aux propositions et le jeune Québécois rejoint l'équipe de la Pennsylvannie.

L’ère Lemieux : 1984-2006 En attendant les séries Malgré les attentes et sacrifices des Penguins, les fans de l'équipe tombent de haut quand le jour du repêchage, le , Lemieux refuse de serrer la main aux dirigeants de l'équipe et de mettre sur son dos le maillot de l'équipe : les deux parties étant en pleines négociations salariales, le joueur du Québec décide alors de frapper un grand coup. Finalement, Lemieux signe son contrat avec Pittsburgh quelques jours plus tard et au cours de son premier match de la saison 1984-1985 sous ses nouvelles couleurs, il marque les esprits en inscrivant, dès son premier temps de jeu et sur son premier tir, son tout premier but. Les habitués du Civic Arena doivent attendre encore six jours pour voir leur jeune joueur prendre part à un match devant eux. L'équipe est alors opposée aux Canucks de Vancouver ; au bout de 18 secondes, Lemieux inscrit son premier but devant son public, pour une victoire 4-3. Deux minutes plus tard, Gary Lupul des Canucks vient défier Lemieux ; Lemieux décide de montrer qu'il sait marquer des points mais également se défendre tout seul : il jette ses gants et remporte le premier combat de sa carrière dans la LNH.